jeudi, 31 janvier 2008

8h00

c0453d710420fc88bef52544ea2a3752.jpgIl est huit heures et ma radio grommelle de la bonne nouvelle matinale. Ce doit être le point info, ou la météo du jour, en tous cas la petite madame est très enthousiaste tandis que dans la chambre il fait à peine jour. Je titube jusqu'à la cuisine comme un ours hirsute mal réveillé. Le premier geste du matin : mettre deux Brötchen dans le four.

Deuxième étape : ouvrir les yeux.
Lentille droite, lentille gauche, un peu d'eau et un coup de peigne, et vient alors l'horrible questionnement quotidien : qu'est-ce que je vais me mettre aujourd'hui ?

Les petits pains sont bien cuits et crépitent encore. Pendant qu'il refroidissent doucement, je fais chauffer le lait et j'apporte tout ce qu'il faut sur la table. Les Brötchen, du beurre, une mandarine. Parfois un yaourt. Parfois même du gâteau. Et le chocolat chaud une fois prêt.
C'est le meilleur repas de la journée.

La petite madame de la radio annonce les chansons avec enthousiasme. Je trace un trait noir au-dessus de l'oeil droit. Il n'est pas assez épais, je corrige. Je trace un trait droit au-dessus de l'oeil gauche. J'ai bougé, je dois repasser. Mais les deux traits ne sont plus égaux, je redessine le trait droit. Un coup de mascara. Les boucles d'oreille, les araignées roses, ne vont pas, alors plutôt les papillons verts. Qu'est-ce que je vais faire de mes cheveux aujourd'hui ?

"Verdammt !" je suis en retard déjà. 

mercredi, 30 janvier 2008

Il est temps d'aller bosser !

Hier matin, je prenais tranquillement mon petit déjeuner en regardant "Voll Kanne" sur ZDF.

A dix heures et demi, soudain, le programme suivant commence.

 

Ouh... je sais pas ce que c'est mais je crois qu'il est urgent de fuir...

Pitié, donnez-moi mon exposé de mophologie, torturez-moi, tout mais pas ça...

mardi, 29 janvier 2008

Wir sind Helden

En français : "Nous sommes des héros"

Késako ?

vendredi, 25 janvier 2008

Ode à mon pull

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J'adore ce pull.
Il est chaud, il est tout doux. Et puis tout tout agréable à porter, souple et léger, je me sens libre de bouger comme je veux.
Et en plus il est joli (pas vrai ?).
Merci Papa Noël ! 

jeudi, 24 janvier 2008

Berlinale J-14

91c309b83768e9e4f8612519df2c7f56.jpg Le 28, ça devient sérieux. Le programme des Berlinales sera dévoilé au public et on pourra se précipiter sur les places. On pourra commencer à compulser son emploi du temps pour voir qui on est suceptible de voir quand poser un pied triomphant sur le tapis rouge.
 
Le 7 février, là, le niveau d'excitation ne sera même plus mesurable, on entrera dans la quatrième dimension, les flash crépiteront sur les stars en pagaille, et les fans hurleront et se piétineront pour avoir accès aux salles obsures.
 
Les Berlinades, j'ai hâte d'y être. 

Karoline Herfurth au deutschen Filmball

Vous aussi vous êtes fan de Karoline Herfurth ?

Et hop, mon article c'est ici.

Et c'est décidé, je vais trouver un blog potin-de-stars allemand pour reconnaître un peu les gens moches qui sont avec elle sur les photos.

mardi, 22 janvier 2008

And all that jazz

Dimanche, dans le Schloss à Rathaus Steglitz (un grand centre commercial), ouverture exceptionnelle pour cause de soldes.
 
On peut y rencontrer d'étranges personnes...
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Le spectacle musical à l'actualité en ce moment, Cabaret, faisait une micro-représentation exceptionnelle au milieu du centre commercial. Histoire d'appâter le chaland...
J'ai été plutôt conquise par le spectacle. Les acteurs (principalement des actrices) dans des tenues plus que décalées reprennent la tradition des cabarets parisiens pour un numéro de charme pas comme les autres. Les actrices ont de toutes façons visiblement été choisies plus pour leur jeu que pour leur jolie jambe ou leur tour de taille. Un parti pris déjà provocant en soi...
La jeune "demoiselle" en bleu, l'une des quatre danseuses de charme, s'appelle Frenchie. "Frenchie ! on la nomme ainsi parce que notre Frenchie cache une Tour Eiffel dans son intimité" annonce un Monsieur Loyal lui-même haut en couleurs.
Une autre de ses comparses, je ne me souviens plus de son nom. Ma petite préférée.
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"Toutes chastes et vierges" nous assure M Loyal.
Le public du centre commercial se compose en majorité de vieilles personnes qui on fait exprès le déplacement, de gosses de 4 ans que leurs parents ont laissé là pour aller faire leurs courses tranquilles, et bien sûr de shoppeurs et shoppeuses qui s'arrêtent pour voir ce qui se passe.
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Les petits vieux se tiennent les côtes de rire, les gosses ne comprennent rien et regardent les madames habillées bizarrement d'un air un peu effrayé.
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Un bon petit coup de pub je pense. En tout cas si les gens ont autant aimé que moi.
Mais ça va être dur, le prix de la place est vraiment cher.
 
A trois heure arrivent ceux que tout le monde attend (les affichent les annonçaient eux, et pas Cabaret), la "comédie musicale à succès" Chicago.
Une plongée au coeur des années vingt. Ca charlestone et ça jazze à tout va.
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 En fait de comédie musicale, moi je ne connais que le film, d'ailleurs magnifique. La photo précédente est prise pendant la fameuse And all that jazz.

J'adoore. En même temps, comment ça peut ne pas être bien ?

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 A noter une Josephine Baker à tomber par terre. Fantastique danseuse.

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Des fois ça a du bon d'aller faire ses courses...

(non, aller j'avoue, j'avais vu les affiches, je suis venue exprès)

Allez, en guise d'Epilogue, ma scène préférée du film. Le texte est magnifique, la chorégraphie aussi, les danseuses pareil...

lundi, 21 janvier 2008

A la douche !

Aujourd'hui, le genre de journée qui confirme que si je me bougeais un petit peu, mon mémoire serait déjà fini. (j'exagère, mais à peine).

Abattu en une journée (même pas longue, parce que j'ai dû enchaîné sur les scouts) mon programme de travail des 4 derniers jours. Soit, traduction des textes à faire pour les deux dernières séances de vieux-haut-allemand, deux versions et dégrossissage de mon prochain exposé (en morphologie, sur les rapports entre morphologie et sémantique, encore un sujet passionnant).
Le plus dur a finalement été de partir, vu que sur le bureau s'étaient accumulé les Evangiles d'Otfrid, leur Glossaire, le livre de morphologie, un dictionnaire anglais-allemand (pour comprendre le livre de morphologie) et un dictionnaire allemand-français (pour comprendre le dictionnaire anglais-allemand). Chaque livre se trouvant bien sûr dans une rangée différente et sur trois étages différents, sinon c'est pas drôle.

En sortant, il pleuvait à verse. Bien sûr, comme une idiote, je n'avais pas pris mon parapluie. C'est pourtant pas comme si depuis quatre jours, à chaque fois que je sors de mon Wohnung j'étais obligée d'y rerentrer pour aller chercher le parapluie. Alors certes, ce matin il ne pleuvait pas, mais quand on est en période de mousson... (y fait pas chaud normalement à la mousson ?)

Mais cela dit, malgré tout, mon sac me semblait léger comme une plume.
Allégé de tout ce travail (enfin) accompli.

Après la douche froide, une bonne douche chaude.
Hé hé ^^ justement aujourd'hui j'ai appris à dire "douche écossaise" (oui, je sais, c'est un concept très utile).

dimanche, 20 janvier 2008

Tito i ja

"Tito et moi". Un des grands monuments du cinéma serbe.
Mais je ne vais pas vous parler de ce film (déjà parce que je n'ai pas vu, mais ça viendra, ça viendra).

Tous les 25 mai, chez Stevan, la maman prépare un bon gâteau et invite les copines à venir prendre le thé. C'est presque une mini-slava.
Le 25 mai, c'est en effet l'anniversaire de Tito.

Il est très difficile en France de se représenter à quel point les serbes aiment Tito. N'allez pas leur sortir du "dictateur", ils vont vous renvoyer directement chez vous avec votre passeport.

Pour comprendre un peu mieux, je vous renvoie à cette très belle interview. Un historien croate y parle de la libération de la Yougoslavie par Tito et les Partizan, et de l'explosion du blog yougoslave après sa mort. 

samedi, 19 janvier 2008

Ondulations

Rien de contradictoire comme la danse du ventre.

5c8a7b47e042a1820a796dcbfd58a4f7.jpgPas une danse ne permet plus qu'elle à une femme de se se réapproprier son corps, de renouer avec ses formes. Pas de dictat de la balance avec la danse du ventre : les plus rondes et les moins rondes peuvent y trouver leur compte. Plus encore, la danse du ventre nous rappelle simplement que la femme est ronde, que rien n'est féminin comme le cercle et que notre corps au naturel se meut en courbes.
Alors la danse du ventre, on oublie le corps, toussa toussa.
Et pourtant... si ce n'est pas le corps qui est au centre de la danse du ventre... Le ventre, les fesses. C'est le nombril qui danse, et le foulard noué autour des hanches. Il faut en être sacrément fier pour exhiber son corps à ce point, non ? 
 
J'ai retrouvé hier avec une joie sans bornes ma prof de danse du ventre, une fine jeune blondinette douce et souriante. La rencontrer, c'est se faire une idée de ce que devait être une ado allemande des années 70 plongée dans sa période hippie. J'ai noué mon beau foulard, et et j'ai repris les huits, les vibrations, les drops, le chameau (cet ignoble chameau).
 
C'est toujours comme ça : quand je danse, je regarde la prof qui nous montre les mouvements, et je me sent aussi gracieuse qu'une poule qui picore du grain. J'ai l'art des mouvements saccadés, des arrêts intempestifs et d'oublier de bouger mes hanches quand je bouge les bras. J'aurais dû m'inscrire dans un cours de techtonique, au moins j'aurais été la star des cours de récré. J'ai beau faire, je suis tout en angles, et ça roule pas, ça roule pas.
Alors je ferme les yeux. La musique (j'adore la musique). La prof n'est plus là. Je pense que je danse. Et je pense à mon corps. Mon corps danse. Stevan est là aussi, et il me regarde. Moi je danse, et les mouvements viennent tout seuls.
 
Maintenant j'ai mal au dos.
Mais dans ma tête je suis légère, je danse encore.
 
Alors amies lectrices, petit cours rapide express. Je vais vous apprendre un mouvement que j'ai appris à mon premier cours. C'est hyper simple, et ça rend hyper bien.
On commence normal, les hanches et les épaules parallèles, les pieds joints ou pas très éloignés. Peu importe les mains, vous allez le sentir tout de suite, elles vont se mettre en position, à la hauteur du nombril, pour aider le mouvement. Sans bouger le haut du dos, vous faites pivoter votre bassin sur-lui, même. L'idée est que les hanches fasse un angle droit avec les épaules. Enfin, angle droit, tout est relatif. C'est plutôt angle à 10 degrés, surtout au début, mais ça marche très bien, c'est juste l'idée j'ai dit. Vous pivotez gauche, vous pivotez droite. Sauf qu'il faut aller vite. Et vous vous laissez juste emporter par le mouvement.
Je vous préviens, ça tue le ventre. Vous en sortirez avec une grosse barre de fer en travers de l'estomac. Mais ça passe vite. Alors il ne reste plus qu'à montrer à votre chéri comment vous faites ça (en vous collant un grand sourire pas trop crispé, pour faire style que vous avez la grâce incarnée, même pas d'effort).
Bon bien sûr, un mouvement ça suffit pas. Vous pouvez trouver sur youtube les cours de danse orientale de Gemma, avec échauffements, quelques mouvements de bases expliqués et un enchaînement du tout. Je vous mets pas les liens, vous trouverez toutes seules comme des grandes.
 
Danse orientale, c'est domaine privé. Les garçons sont priés de regarder et de ne pas bouger. On entre dans la féminité, et la danse orientale nous dit quelque chose sur le corps de la femme. Ce n'est pas évident quand on n'est pas une femme.
"Femme" a quelque chose de mûr, d'épanoui, la fin d'un long long long chemin que je suis loin d'avoir fini. Mais j'ai encore du temps devant moi pour apprendre la danse du ventre.

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