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samedi, 19 janvier 2008

Ondulations

Rien de contradictoire comme la danse du ventre.

5c8a7b47e042a1820a796dcbfd58a4f7.jpgPas une danse ne permet plus qu'elle à une femme de se se réapproprier son corps, de renouer avec ses formes. Pas de dictat de la balance avec la danse du ventre : les plus rondes et les moins rondes peuvent y trouver leur compte. Plus encore, la danse du ventre nous rappelle simplement que la femme est ronde, que rien n'est féminin comme le cercle et que notre corps au naturel se meut en courbes.
Alors la danse du ventre, on oublie le corps, toussa toussa.
Et pourtant... si ce n'est pas le corps qui est au centre de la danse du ventre... Le ventre, les fesses. C'est le nombril qui danse, et le foulard noué autour des hanches. Il faut en être sacrément fier pour exhiber son corps à ce point, non ? 
 
J'ai retrouvé hier avec une joie sans bornes ma prof de danse du ventre, une fine jeune blondinette douce et souriante. La rencontrer, c'est se faire une idée de ce que devait être une ado allemande des années 70 plongée dans sa période hippie. J'ai noué mon beau foulard, et et j'ai repris les huits, les vibrations, les drops, le chameau (cet ignoble chameau).
 
C'est toujours comme ça : quand je danse, je regarde la prof qui nous montre les mouvements, et je me sent aussi gracieuse qu'une poule qui picore du grain. J'ai l'art des mouvements saccadés, des arrêts intempestifs et d'oublier de bouger mes hanches quand je bouge les bras. J'aurais dû m'inscrire dans un cours de techtonique, au moins j'aurais été la star des cours de récré. J'ai beau faire, je suis tout en angles, et ça roule pas, ça roule pas.
Alors je ferme les yeux. La musique (j'adore la musique). La prof n'est plus là. Je pense que je danse. Et je pense à mon corps. Mon corps danse. Stevan est là aussi, et il me regarde. Moi je danse, et les mouvements viennent tout seuls.
 
Maintenant j'ai mal au dos.
Mais dans ma tête je suis légère, je danse encore.
 
Alors amies lectrices, petit cours rapide express. Je vais vous apprendre un mouvement que j'ai appris à mon premier cours. C'est hyper simple, et ça rend hyper bien.
On commence normal, les hanches et les épaules parallèles, les pieds joints ou pas très éloignés. Peu importe les mains, vous allez le sentir tout de suite, elles vont se mettre en position, à la hauteur du nombril, pour aider le mouvement. Sans bouger le haut du dos, vous faites pivoter votre bassin sur-lui, même. L'idée est que les hanches fasse un angle droit avec les épaules. Enfin, angle droit, tout est relatif. C'est plutôt angle à 10 degrés, surtout au début, mais ça marche très bien, c'est juste l'idée j'ai dit. Vous pivotez gauche, vous pivotez droite. Sauf qu'il faut aller vite. Et vous vous laissez juste emporter par le mouvement.
Je vous préviens, ça tue le ventre. Vous en sortirez avec une grosse barre de fer en travers de l'estomac. Mais ça passe vite. Alors il ne reste plus qu'à montrer à votre chéri comment vous faites ça (en vous collant un grand sourire pas trop crispé, pour faire style que vous avez la grâce incarnée, même pas d'effort).
Bon bien sûr, un mouvement ça suffit pas. Vous pouvez trouver sur youtube les cours de danse orientale de Gemma, avec échauffements, quelques mouvements de bases expliqués et un enchaînement du tout. Je vous mets pas les liens, vous trouverez toutes seules comme des grandes.
 
Danse orientale, c'est domaine privé. Les garçons sont priés de regarder et de ne pas bouger. On entre dans la féminité, et la danse orientale nous dit quelque chose sur le corps de la femme. Ce n'est pas évident quand on n'est pas une femme.
"Femme" a quelque chose de mûr, d'épanoui, la fin d'un long long long chemin que je suis loin d'avoir fini. Mais j'ai encore du temps devant moi pour apprendre la danse du ventre.

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