Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 05 novembre 2007

Ceci n'est ni du jazz, ni une pizza

e56b122f8d4f6b4c0a67d25fbd7852b2.jpg

Non, je n'ai pas commandé de pizza.
Je suis l'heureuse propriétaire de cette merveilleuse boîte dans laquelle on trouve...

252d727c87548fbda602790093d10812.jpg

Mais noooon... puisque je vous dis que ce n'est pas une pizza !

Die Ärtze ont sorti la semaine dernière un nouvel album, "Jazz ist anders" (= "le jazz, c'est différent").
Naturellement, dès que j'ai appris ça, je me suis dit que je devais être la première à l'avoir... ce qui est raté puisque j'ai pris le dernier qui restait dans le magazin (et prout pour le client suivant, d'abord).


Une boîte assez inattendue donc, où nos punks attardés se revendiquent énergiquement de la génération-pizza.
 
Le son de ce tout nouvel album est un peu plus pop que les précédents.
Mais pour les fans de Madonna, c'est pas encore ça quand même...
 
Je vous reommande donc la grande spécialité des chefs : une chanson punk-anarcho-pizza, sur un clip censuré (mais pour ceux que ça intéresse, la version non-censurée se trouve facilement sur Youtube) aux allures de Bad Taste... miam...
 
Junge (dur à traduire : "garçon" "jeune homme" mais c'est en effet comme ça que j'appelle mes scouts, tous comme je les appelais "les mecs" à Toulouse) 

Petit,
pourquoi n'as-tu rien appris ?
Regarde donc notre Thierry, il a même une voiture.
Pourquoi tu ne vas pas voir l'oncle Werner à son garage ?
Il te donnerait un bon boulot... si tu le lui demandais.
Petit...

Non mais regarde de quoi t'as l'air ! Des trous dans ton pantalon, et ce bruit en permanence !
(mais que vont dire les voisins ?)
Et puis tes cheveux aussi, j'en perds mon latin... t'étais vraiment obligé de te les teindre ?
(mais que vont dire les voisins ?)
Tu ne rentres jamais à la maison, on ne sait pas ce que tu fais...

Petit,
tu ne vas pas briser le coeur de ta mère ?
Il n'est pas encore trop tard pour t'inscrire à la fac.
Après tout, tu t'intéressais aux animaux avant, est-ce que tu ne pourrais pas
t'en faire un métier ?
Petit...

Non mais regarde de quoi t'as l'air ! Des trous dans ton nez, et ce bruit en permanence !
(mais que vont dire les voisins ?)
Cette guitare electrique, et puis toujours dans tes textes... mais personne ne veut écouter ça !
(mais que vont dire les voisins ?)
Tu ne rentres jamais à la maison, tu n'as que des mauvaises fréquentations... nous te désheriterons !
(mais que va dire le service des impôts ?)
Comment tout cela va-t-il finir ? C'est qu'on se fait du soucis...

Et tu étais un si adorable petit garçon...
Si mignon...

Et tout le temps avec tes copains, ce sont tous des drogués... et ce bruit en permanence !
(mais que vont dire les voisins ?)
Pense à ton avenir ! Pense à tes parents ! Tu veux nous tuer ?

Oui vraiment, j'adore cette chanson. Je la trouve très belle, très adolescente.
Avec leur style toujours à double tranchant, die Ärzte ne font ni une caricature du jeune paumé, ni une critique du discours d'un parent.
Je ne comprends pas le clip, mais peu importe.

Une chanson super pêchue
"Laisse parler les gens" version Die Ärzte (Passi l'a qu'à aller se rhabiller, tiens (en plus il est à la Starac', non mais où va le monde ?))
Je ne traduit pas, il s'agit d'une suite de tableaux complètement loufoques sur ce dont est suspecté par le oui-dire une personne. Et ça vire vraiment au n'importe quoi, c'est très drôle.


 

Une chanson sypathique sur la drogue.
Je ne suis pas vraiment capable de traduire, même si je comprends le sens global des expressions, c'est du langage parlé que je ne maîtrise pas encore très bien.
Breit

 

Voilà maintenant une chanson dont je n'ai compris la beauté qu'après bien des écoutes :
Living Hell

"Le soleil brille, comme si c'était Van Gogh qui l'avait peint
Sur l'asphalt un souffle d'air
Les fleurs exposent leurs pétales, comme si elles étaient payées pour ça
Pourtant tout cela me laisse aussi froid que leur parfum

Trop de femmes
Trop d'argent
Trop de tout, et tout ça m'a bien trop plu
Ma vie est un enfer... je me sens si vide
Toutes ces couleurs
Et tout ce bruit
A force, ce n'est pas sain
Ma vie est un enfer, je n'en peux plus

Je n'ai pas besoin d'une maison en or massif, je n'ai pas voulu tout ça
J'ai juste besoin d'un peu de calme
Ca serait pas mal
Je ne veux pas devoir faire ce que je dois faire ; je hais tous ces trucs superflus
J'ai juste besoin d'un peu de calme
Puis je me débrouillerai

Je n'y peux pourtant rien si je suis un veinard
Et que, jour après jour, je gagne le coeur de tous
C'est la malédiction de tous ceux qui sont trop beaux
Et quoi que je puisse dire, ça n'y changera rien

Et encore un flirt
Encore un baiser
On baise encore une dernière fois, puis ce sera vraiment la fin
Ma vie est un enfer, où est la sortie de secours ?
Trop de sexe
Pas assez dormi
Pour quel crime serai-je donc puni ?
Ma vie est un enfer, déjà bien trop long

Je n'ai pas besoin d'une maison en or massif, je n'ai pas voulu tout ça
J'ai juste besoin d'un peu de calme
Et de temps
La vie, il y a vraiment de quoi en rire, et pour ça je prend des médicaments
J'ai juste besoin d'un peu de calme
Et d'être seul

Toutes les deux pages, dans les journaux, on nous dit à quel point c'est bien d'être quelqu'un
Qui peut toujours tout avoir
La vérité c'est que... je n'y crois plus"

Et enfin une des plus jolies chansons d'amour que je connaisse...
mais attention, c'est façon à la sauce Die Ärzte (j'adooore moi... comment ça vous saviez déjà ?)
Nur einen Kuss (juste un baiser)

"Juste un baiser... je ne veux rien d'autre
L'été a été court, l'hiver arrive à grands pas
Si tu ne m'embrasse pas, peut-être resteras-tu seule
Et qui veut être seul lorsque vient l'hiver ?
Je reçu son baiser, et en échange je lui donnai mon coeur

Peut de temps après, un étranger vint dans notre ville
(mais je croyais à l'amour)
Je ne sais pas ce qu'elle lui a trouvé
(et je croyais à l'amour)
Elle commença à s'intéresser fort à lui
Nous étions un couple, que pouvait-il se passer ?
Et pourtant, la page se tourna juste après

A la première neige, nous n'étions déjà plus ensemble
(pourtant je croyais à l'amour)
Car l'étranger vint chez nous et me l'emporta
(je croyais quand même à l'amour)
Pendant quelques semaines, elle rayonna de bonheur
Puis il parti, promettant d'être bientôt de retour
Elle l'attendais encore lorsque le printemps vint

L'herbe devint verte, et elle de plus en plus pâle
(car elle croyait à l'amour)
Car tous les jours elle pleurait à sa fenêtre
(bien trop grand était son amour)
Pensait-elle encore à lui lorsqu'elle mourut ?
Je déposai une rose rouge sur sa tombe
Dis-moi ? Sur quoi peut-on compter ?

Durant des mois je marchai à travers le pays
Il ne me restais pas grand chose d'autre à faire
C'était déjà presque l'automne lorsque je le retrouvai enfin
Il était là son grand Amour
Je lui payai à boire, jusqu'à la nuit tombée
Il titubait un peu, mais ne se doutait pas
Jusqu'à ce que je l'attache à un arbre

La lune était pleine, la lame de mon couteau aussi froide que cet homme
(Dis-moi, crois-tu à l'amour ?)
"Te souviens-tu ? Ca ne fait pas si longtemps..."
(Voilà comment je récompense ton amour)
J'ouvrai le ventre de l'étranger... juste un petit peu
Et je récupérai mon coeur
Puis je rentrai chez moi ; mais je n'ai plus jamais embrassé
(car je ne croyais plus à l'amour)
Plus jamais
(...plus à l'amour)"

Ahhhhhhhh que c'est beau !!!
Bon d'accord, je sais, c'est un peu violent à la fin.
Mais bon, c'est... tout à fait mon style (ça va, vous commencez à me connaître quand même...).

Voilà, un petit aperçu... je me suis restreinte bien entendu, parce qu'il y a plein d'autres super chansons. Sans parler des bonus du petit CD-tomate...
Conclusion : ouf, je ne suis pas déçue par le dernier album (c'est un peu une malédiction des chanteurs que j'aime bien en général : il se mettent à faire des choses moins bien à partir du moment où je les ai découverts...)

Les commentaires sont fermés.