mercredi, 31 octobre 2007
Mangamania
NB : nouvel article sur Gravitation, + fin de l'article sur Ah My goddess
Autre bonne résolution de cet été : découvrir le manga.
Ben oui, parce que même si ça peut paraître bizarre, je n'en ai jamais lu (peut-être feuilleté il y a fort longtemps le début de Dragon Ball Z qu'un malveillant avait offert à Lili pour un anti-Noël).
Un petit grand coup de foudre tout d'abord. La première fois que j'ai traîné avec Manue au rayon des mangas, je me suis directement arrêtée sur un grand format représentant une charmante adolescente en maillot de bain dans une pose bien digne d'un manga. Bizarrement le livre m'a attirée, et j'ai feuilleté les premières pages.
En revenant à la fnac, croûlant sous les conseils de lecture de Manue, j'ai interrogé des yeux les étalages et je me suis arrêté sur une série dont Manue ne m'avait pas parlé (c'est tout moi, ça) : I''s de Masakazu Katsura. Sur la couverture du 1er tome, le portrait d'une fille qui sourit de toutes ses dents.
Surprise, à la première page, je reconnais le manga. Plutôt que d'expliquer ça par une polarité surnaturelle me reliant, moi pauvre terrienne, à un esprit encore non-identifié (comme ce serait le cas dans tout manga qui se respecte), je suppose que c'est le graphisme de l'auteur qui a un effet boeuf sur moi.
Bref, après ces palpitantes aventures de Moi, revenons-en au manga. Parce qu'en plus j'ai vraiment adoré. Le style est tout à fait du pur mangaien : tous les protagonistes ont 16 ans et des yeux grands comme des assiettes, les filles portent des micro-jupes (uniforme oblige) et ont toutes des mensurations parfaites et il faut lire le livre à l'envers, ce qui est un exercice difficile pour les non-initiés. C'est une jolie histoire sentimentale, centrée sur un garçon (pour une fois) qui rentre dans le monde merveilleux de l'âge adulte, et surtout doit bien se rendre à l'évidence qu'il est aussi obsédé que tous les autres garçons (sauf que lui, bien sûr, c'est pas pareiiiil...). Avec plein d'histoires d'amour compliquées et tout et tout...
Après avoir dévoré les 15 tomes (sniff, déjà fini ?!?) je ne peux que confirmer mon impression première. C'est bô, super bô, et reméga bô !!! Chaque page est une véritable délectation des pupilles. L'histoire pourrait paraître bête, limite Les feux de l'amour par moment, mais en teeeeeellement mieux ! Les critiques sur internet reprochent au manga de traîner en longueur et de se répéter (je vais essayer de lui dire que je l'aime... mais ça marche pas, alors je vais encore essayer de lui dire que je l'aime... mais ça marche encore pas, alors je vais encore réessayer de le lui dire... mais survient un élément imprévu et ça marche pas), ce qui est un peu vrai, mais pas tout à fait quand même, y'a une progression, n'exagérons rien. Personellement j'ai failli tomber en syncope dans le tome 10 (encore plus bô que bô, c'est un chef d'oeuvre). Après, j'avoue que dans les 5 derniers tomes l'histoire s'essouffle un peu, devient un peu moins crédible.

La référence en matière de manga, c'est certainement CLAMP. Vous connaissez peut-être Sakura (c'est un anime, presque aussi connu que les Pokemon (quelle référence, n'est-ce pas ;) ?)). Et bien Sakura, c'est Clamp. Je n'ai pas voulu m'attaquer au manga de Sakura parce que je connais déjà trop bien l'anime (et j'adoooore), mais je me suis attaquée au grand frère (si j'ose dire) : Tsubasa Reservoir Chronicle. Je dis le "grand frère" parce que ce sont exactement les mêmes personnages, avec les même noms, mais en plus grands... sauf qu'en fait c'est différent (comment ça, on ne comprend rien à ce que je dis ?). Les mêmes, mais dans un monde parallèle en quelque sorte... enfin, dans plusieurs mondes parallèles... Quand on est fan de Sakura, c'est un peu déroutant. Quand on est pas fan aussi d'ailleurs.
Mais l'histoire ? Sakura a perdu ses plumes (de quoi ?!? mais quelles plumes ?!?) et donc son âme (hein ?!?) et Shaolan (alias Lionel) va explorer des mondes parallèles pour les rassembler.
Super prétexte donc pour aligner les volumes en même temps que les mondes parallèles, pour notre plus grand bonheur, parce que c'est quand même génial Sakura (heu, pardon, Tsubasa). Le manga est beaucoup plus clair que l'anime (qui brûle pas mal d'étapes pour pas faire trop longuet), mais j'avoue que j'ai du mal à suivre les batailles. En plus l'anime est très bien fait, et puis avec les couleurs c'est magique !

Un grand classique (oui, j'ai quand même un peu suivi les conseils de Manue) avec Fruit Basket de Natsuki Takaya, une histoire d'animaux du zodiaque comme les jap savent si bien le faire. Toujours dans le pur manga, avec encore des lycéens, moins de jupes courtes et plus de garçons androgines (normal, l'auteur est une fille). Je suis mitigée, les dialogues sont un peu fastidieux et l'histoire ne m'embale pas trop. Reste Kyo, le garçon un peu étrange, entre violence et sensibilité, qui me donne quand même envie d'aller voir si le tome 2 ne va pas me réconcilier totalement avec ce manga.

Dans la pauvre collection de mangas que m'offre la bibliothèque de PLN où je passe les grandes vacances, j'attrappe le premier volume de Mirumo de Hiromu Shinozuka.
Nous sommes toujours dans le monde merveilleux des 14 ans, et notre héroïne, Kaede, est folle raide dingue d'un garçon de sa classe, Yûki, sauf que y'a une autre fille de sa classe, Hidaka, qui est elle aussi amoureuse de Yûki. Et à vrai dire, Yûki, ces deux hystériques pots-de-colle lui tapent plutôt sur le système. Mais voilà que, coup de théâtre, Kaede fait sortir le génie Mirumo d'une tasse magique pour qu'il réalise son voeu : que Yûki soit amoureux d'elle (finalement elle va y renoncer parce qu'elle veut le séduire par elle-même et pas par magie, c'est-y pas mignon ?). Mirumo est un gars bien, se goiffre de chocolat (ceci explique celà) et décide donc de rester dans le monde des humains juqu'à nouvel ordre. Mais là, coup de théâtre, Yûki fait sortir d'une autre tasse magique la fée Rirumu pour qu'elle le fasse devenir écrivain (mais il va y renoncer, parce qu'il veut y arriver par lui-même et pas par magie, c'est-y pas...). Rirumu est folle raide dingue de Mirumo et c'est comme ça que les deux propriétaires vont se rapprocher... Mais alors, coup de théâtre, Hidaka fait sortir d'une tasse magique le génie Yashichi pour qu'il élimine sa rivale devenue trop proche de Yûki (sauf qu'en fait elle va y renoncer... parce que Yashichi, à part tenir le compte exact de la couleur de la culotte de tous les filles alentour ne sait pas faire grand chose).
Bref, je suppose que la suite du manga nous réserve encore plein de coups de théâtre inattendus, mais pour ma part je m'arrêterai là.

En piochant au pif sur une étagère : Ah my Godness de Kosuke Fujishima. Au bout du premier tome, je n'ai pas encore très bien compris où l'auteur veut en venir ni en quoi consiste le noeud du problème, mais après tout je n'en suis qu'au premier volume. En gros, on est dans une fac (ça change !) et un gars se retrouve affublé d'une déesse méga belle dont il ne peut pas se dépétrer mais qui fait très bien la cuisine (elle a des super-pouvoirs, alors ça se comprend).
Pas très emballée, j'ai regardé l'animé, qui a l'énorme avantage de n'être qu'en 5 épisodes (on zappe donc toutes les intrigues secondaires qui n'avait pour intérêt que de faire vendre encore d'autres tomes du manga), et j'ai donc découvert les super révélations tout à la fin qu'on s'y attendait super pas du tout... mouais.

Sur les conseils de Raccoon, j'ai décidé de jeter un oeil à Paradise Kiss. Je ne l'ai d'abord pas trouvé en manga, mais j'ai été tout à fait séduite par le dessin animé. Enfin j'ai réussi à trouver une version anglaise du manga, et là je me suis vraiment régalée. Une jeune fille qui étudie, qui étudie sans savoir pourquoi, qui étudie pour rendre sa mère fière, et qui sait qu'elle étudie en pure perte car les résultats ne suivent décidement pas. Elle rencontre tout d'un coup une bande de tarés ("freaks" comme elle se plaît à les appeler), un néopunk multi-piercé, un travesti déguisé en princesse, une femme-enfant aux cheveux roses et aux tenues improbables et un grand dandy brun-ténébreux à souhait, tous élève d'une école de stylisme et qui veulent faire d'elle leur modèle pour le grand défilé de fin d'étude. Et voilà comment sa vie va basculer, changer d'orientation et passer du monde de l'enfance à celui de l'adulte. Sur fond de mode et d'histoires d'amour à tout va. Le dessin est très particulier, avec un trait fin et parcimonieux et une grande recherche au niveau des costumes. C'est beau, beau et rebeau...

J'ai une ancienne guide qui m'a dit que son manga trop préféré c'était Gravitation, et que c'était trop drôle sans dèc', et que c'était trop loufoque mais en même temps le gars, là, l'écrivain, il est trop beau, et qu'elle veut trop se marier avec.
Moi je suis du genre pleine de bonne volonté, surtout pour faire plaisir à une guide. Donc j'ai noté son lien vers les vidéos et je suis passée direct à l'animé (trop la flemme de lire les bulles, sans dèc').
La grande originalité de Gravitation, ce ne sont pas les grands yeux humides, ni les tenues super trop in, ni les cheveux roses du héro, non, non, tout ça on l'a déjà vu. Le dessin est donc un de ces dessins de manga kawaï à souhait qui a toujours son petit effet, mais qui casse pas trois pattes à un canard quand même. L'intérêt, c'est que c'est une histoire d'amour (encoooore ?!? et il va encooore pas savoir comment lui dire qu'il l'aime et tout ?!? heu, oui... mais enfin non, non, attendez, vous avez pas encore fini de lire) entre le jeune Shuichi et le mystérieux Yuki. Et tadam scoop du siècle, enfin un manga qui aborde le thème de l'homosexualité ! Bon, sauf que je trouve que le Shuichi en question ressemble quand même parfois à s'y méprendre à une fille (mais il y a pire, parce que je n'arrive toujours pas à intégrer que le beau-frère de Yuki n'est pas une femme). Bref, je pose donc la question, pourquoi pas une histoire entre garçons qui sont vraiment des garçons ?
Mais enfin, les 13 épisodes se regardent d'une seule haleine, l'histoire est bien ficelée (un groupe de rock, un écrivain célèbre, une maison de disque et des concurrents pour corser un peu le tout...), le mystère du passé trouble de Yuki titille notre curiosité jusqu'au tout dernier épisode, et enfin on a un manga qui ne parle pas que de "j'ai trop envie de sortir avec elle, mais comment je vais faire c'est trop dur la vie". Et ma guide n'avait pas tout à fait tord en parlant du côté loufoque de ce manga, car c'est vrai, il y a un parti-pris de tout exagérer (le manager est franchement un modèle du genre) qui est finalement assez intéressant (mais pourquoi diable le mangaka n'est-il pas allé encore plus loin ?).
Bref, un manga avec plein d'idées originales... mais qui a un peu peur d'aller jusqu'au bout de ses idées.

Enfin (pour le moment) Set up Love Story de Katsu Aki, parce que ça aurait été dommage de rater une histoire qui avait l'air aussi passionnante... Donc l'histoire : Madame et Monsieur viennent de se marier (ça y est, on est sorti de l'adolescence pour de bon !!!) et la nuit de noce arrive... sauf qu'ils ne savent pas comment on fait. Enfin ça c'est le premier tome, parce qu'après on va suivre le couple dans toutes les turpitudes de sa vie commune (surtout UN aspect bien précis en fait). Le tout agrémenté de statistiques palpitantes sur la vie sexuelle des japonais et de petits dessins pour bien tout expliquer (et là, ça y est, on se crois reparti au lycée dans les manuels de science nat !).
Bon... c'est pas non plus hyper méga passionnant comme manga. En plus, c'est surtout les filles toutes nues qui sont jolies (pas drôleuh...).

à suivre... (à venir : Attaker Yu et Battle Royale)
22:55 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 30 octobre 2007
Le Nikolaiviertel... et un peu plus encore
Du temps où mon cousin était encore là...
21:58 Publié dans Rubrique Monde : Berlin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Youpi pour le changement d'horaire
A 16h30, en levant le nez de mon vieux-haut-allemand, j'ai pu constater qu'il faisait nuit noire.
Youpi...
20:44 Publié dans Rubrique des vaches écrasées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 28 octobre 2007
Comment la vache et son cousin se sont encanaillés
15:25 Publié dans Rubrique Monde : Berlin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Orient-Comedy-Express
13:20 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 23 octobre 2007
Pentagram
Ce samedi, Stevan est allé voir en concert un groupe de Zrenjanin dont je suis fana-fan, Pentagram.

(vous pouvez mettre le son au maximum)
On a découvert ensemble Pentagram l'hiver dernier, Lazar connaissait quelqu'un qui connaissait la seconde chanteuse et qui avait dit que ça valait le coup.
Ils jouaient au Green, un petit bar sympa qui accueille souvent des concerts de petits groupes, et qui en plus est le seul endroit de Zrenjanin où on peut faire une partie de baby-foot.
La seconde chanteuse en question passait difficilement inaperçu. Déjà, lorsqu'elle était mélée au public pendant que les autres groupes passaient, on ne voyait que cette gamine de 18 ans, fine comme une allumette, avec ses cheveux noirs magnifiques qu'elle secouait dans tous les sens et sa belle robe noire, genre un petit petit chouilla gothique, mais pas trop.
Elle faisait tellement son intéressante qu'elle en était super énervante.
Puis Pentagram est monté sur la scène. Un petit groupe de 4 gosses, qui n'ont certainement encore aucun leur Maturat.
Un garçon, à la batterie. Une fille plus discrète et sérieuse que les autres, Tanja (sur la photo), à la guitare électrique et au clavier. Les deux autres, une blonde habillée en babos et la fille en noir sont les chanteuses.
Ca commence.
Tout le monde dans la salle est enthousiaste (mais ils ont tous l'air échappé de la même cour de lycée, alors ça compte pas).
La fille en noir chante, puis attrape une flûte, puis pose la flûte et prend un tambourin, puis pose le tambourin et prend un violon, puis pose son violon et reprend sa flûte... L'autre aussi se sert de temps en temps du violon. Elles nous font un orchestre à elles toutes seules. Je commence à réviser mon avis sur cette fille.
D'autant plus que la musique est vraiment super accrochante. Finalement le public a raison. Un mélange de folk et de gothique, la plupart des chansons en anglais, les autres en hongrois (la première chanson ci-dessus est en hongrois).
Mais ça n'est que le début du concert. Histoire de se mettre en train, quoi. Petit à petit la musique deviens de plus en plus goth. Et finit pas avoir même quelques accents de death lorsque j'entends - mais non, je ne me trompe pas - du chant guttural.
Le chant guttural, cékoissa ?
Mais si, écoutez la musique, vous pouvez pas ne pas comprendre de quoi je parle.
Je regarde le batteur. Non, non, il ne chante pas.
Hein ?!? la fille en noir ? J'avais déjà remarqué qu'elle chantait au choix alto ou soprano, mais en plus ce petit être frèle et délicat fait du chant guttural ?
J'ai fini le concert en hurlant ! La salle aussi d'ailleurs, et ils sont revenus pour reprendre la chanson que je vous ai mise en dernier (la seule d'ailleurs que je reconnais).
Depuis, plus de nouvelles de Pentagram.
Moi que je me disais "Ils doivent être en train de réviser pour leur Maturat, faut les comprendre."
Mais il semblerait que non, ils travaillaient sur d'autres morceaux. Et les voilà à nouveau en concert au Green (et je suis pas là, sniff).
Or aujourd'hui, Stevan (qui dit qu'il est pas fan, mais ça fait depuis samedi qu'il ne parle que de ça... mouais, mouais...) a rencontré le batteur et sa copine, Tanja. Ils ont eu l'air ravis et lui ont donné les vidéos prises par un ami pendant le concert samedi.
Que Stevan a mis en format mp3.
Et qu'il m'a envoyé.
Et que je vous fait écouter.
23:55 Publié dans Rubrique Monde : Serbie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Pfaffi
Hier soir, stress et émotions...
Tout le monde sait déjà que je voulais reprendre un groupe scout sur Berlin.
J'ai donc rencontré mercredi dernier la maîtrise du groupe de scouts cathos berlinois de Zehlendorf, les Pfaffi (Pfadfinder).
Chez nous (aux Dominos à Toulouse), une réunion scoute c'est rendez-vous chez les chefs de groupe (des parents pleins de bonne volonté qui acceptent pour deux ou trois ans de ne plus avoir de vie pour gérer tout un groupe scout), discution qui n'en finit plus avec des détails de la prochaine fête de groupe de mars, et qui c'est qui veut bien s'en charger, et on a un problème avec ce gamin, et qui gère le compte des farandoles, parce que là ça va pas du tout, il manque 54 euros sur le compte au mois de septembre, c'est la cata.
Ici, à Zehlendorf, une réunion de groupe c'est...
Rendez-vous place truc, "sous le grand arbre". J'arrive et la place Truc, je vous jure, c'est pas une place, c'est un bois. Heu, LE grand arbre ? Finalement, après bien des discutions au téléphone ("Mais vous êtes où ? - Ben en face de la boulangerie. - Laquelle ? Y'en a trois devant moi."), je retrouve le petit groupe. Waouf... Moi qui était habituée à être la petite gamine au milieu des chefs pleins d'expérience et tout, là je suis la plus âgée je crois, avec Stephan, qui assume plus ou moins la fonction de "chef de groupe".
"Le Sixty, ça vous va ?" C'est parti pour le Sixty, donc, avec tacos, hamburgers et frites. Les tacos étaient loins d'être typique, mais je suis absoluement sûre que le fromage était celui que je mangeait dans les burritos au Mexique. C'était tout émouvant de retrouver ce goût. Mais passons.
Vous avez déjà vu un mètre de bière ? Moi c'était la première fois. Et c'est parti, trois mètre de bière pour la table des scouts. Bon, on va commencer. Ah, ben non, parce que là y'a le match de foot Allemagne-République Tchèque qui est retransmis, faut pas abuser. Donc on papote, on regarde le match, on bouffetance. Je me renseigne quand même auprès de ma voisine sur le branches, les enfants, les horaires. Ils me sentent bien pour les 10-13 ans, c'est le mercredi. Moi je mercredi, c'est pas trop mon truc, mais y'a Amélie (une autre française, vous y croyez pas, hein ?) qui devaient prendre les petits et est pas libre le lundi. Moi le lundi ça va, mais bon, les petits... Et ils sont pas déjà trois chefs chez les petits ? Qui s'occupe des grands ? Ben oui, ça tombe bien, Stephan est tout seul chez les grands, et une cheftaine, ça pourrait bien être utile. J'en discute avec Amélie, avant de demander couleur de foulard, chemise, nombre de gosses, formation... l'essentiel quoi.
22h, le match est fini. Stephan essaye de faire preuve d'autorité sur sa petite troupe de chefs qui finit le troisième mètre de bière. "Bon, alors on va peut-être passer aux questions pratiques. On a deux nouvelles, deux françaises, on est ravis de les accueillir. Alors, je vous explique, chez nous y'a que trois niveaux, et... - Oui, c'est bon, on a donc dit Amélie avec les moyens le mercredi, moi avec toi pour les grands le lundi. On aimerait toutes les deux avoir une chemise allemande, Amélie prendra aussi un foulard, mais moi si possible, j'aimerai garder le mien. Voilà. C'est tout." Ah bon ? Bon, ben la réunion est finie alors...
Ah ?
Donc si on résume, la réunion avait pour but majeur de passer du temps ensemble à bouffer et à regarder un match de foot...
C'est sympa aussi, remarque.
Du coup, tiens, pour la peine, on regarde France-je-sais-plus-quoi.
Et hier soir, donc, c'était ma première réunion.
Trop le trac. Et si je restais comme une idiote à pas savoir quoi dire ? Et si les gosses étaient odieux et se moquaient de moi ? Ou pire me regardaient avec un regard méprisant quand je sortirai une sale blague pas drôle.
Mais bien sûr, comme d'habitude les gosses sont adorables, ils m'écoutent, ils rigolent, c'est vraiment trop super. Je leur ai même appris un banc. Ca commence bien !
J'avais préparé un petit exposé pour expliquer comment fonctionnaient les scouts en France, les différents mouvements (Scouts et Guides de France, Scouts et Guides d'Europe et Scouts unitaires de France) et les différentes branches (Louveteaux/Jeanettes, Scouts/Guides, Pionniers/Caravelles et Compagnons/Jems).
En me servant de mon uniforme, j'avais expliqué toutes les étapes par lesquelles j'étais passée avant d'en arriver à mes superbes bûchettes. ("Et là, vous voyez, c'est carbonnisé, ça veut dire que j'ai fait plein de camps et que je m'occupes souvent du feu"...).
A leur tour et dans un brouhaha et une cohue générale, ils ont essayé de m'expliquer.
Pour résumer, chez les scouts catholiques (les plus nombreux, les protestants étant beaucoup moins "ouverts à tous" comme on dit chez nous) :
- Les Wölfi (les louveteaux, littéralement) : 6-10 ans
- Les Jungfi (Jungpfadfinder, jeunes scouts littéralement) : 10-13 ans
- Les Pfaffi (Pfadfinder, scouts) : 13-16 ans
- Les Rangers : 16-20 ans (mais il n'y en a pas dans mon groupe)
L'uniforme est le même pour tous, vert kaki. Le foulard change selon l'âge (et ils le roulent bizarrement...).

Puis on joué à être de petits écureils qui planquent leurs provisions (des capsules de bière... on est scout allemand ou on ne l'est pas) et doivent courir pour aller les chercher, et j'ai perdu dès le départ, c'est même pas juste.
Puis on a parlé prochaine réunion, projet en cours (aménager un local rien que pour eux), service à la paroisse (ramassage des feuilles mortes samedi prochain, chouette) et camp d'été (et les amis, je vous anonce que je vais sans doute partir en camp jumelé en Israel ! Trop la classe, hein ?).
Puis il a fallu se quitter.
Wao... Je vais faire ça toute l'année ?
MAIS C'EST GENIAL ! J'adore ce pays !
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lundi, 22 octobre 2007
Die Ärzte
01:35 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 21 octobre 2007
L'anniversaire de Mathias, le retour
Vous vous en souviendrez peut-être, il y a longtemps, je vous avais donné le programme des réjuissances pour un 14 juillet qui s'annonçait particulièrement incompréhensible.
C'était l'anniversaire de mon cousin Mathias.
Par la suite, je n'ai jamais eu le courage de faire d'article, mais Winnie vient de réaliser cet exploit, et comme je viens de rigoler pendant 10mn d'affilée, je vous envoie sur son article (et je défie les geeks au quizz "jeux vidéos"... ha ha ha)
Je ne renouvellerai pas l'exploit, puisque j'ai déjà bien du mal à me sortir de mon début de mois d'octobre.
J'en profite d'ailleurs pour faire le point là-dessus :
- pour consulter tous les articles nouvellement postés (pour ceux qui n'ont pas le truc du flux SSR), il faut cliquer dans "Archives" (colonne de droite) sur "10-2007".
- comme vous l'avez vu, j'ai créé deux nouveaux carnets de voyage, pour la Serbie et pour l'Allemagne (en fait la Germanie, puisque je parlerait peut-être parfois d'auteurs suisses germanophones et de l'Autriche (vous n'y échaperez pas)), pas la peine de vous casser la tête à vérifier tous les jours les trois (quatre avec l'autre carnet de voyage) sites, il y aura toujours un mot sur le blog pour vous prévenir d'un nouvel article.
PS : impossible d'évoquer l'anniversaire de Mathias sans mentionner qu'aujourd'hui a lieu un anniversaire de la plus haute importance, à savoir celui de ma filleule SARAH (la plus jolie, la plus intelligente, la plus mieux).
Joyeux anniversaire ma grande grande fille !!!
18:45 Publié dans Rubrique Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Fatih Akin
18:24 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
