vendredi, 28 septembre 2007
Merci Papa Noël !
Si tout va bien, il viendra donc passer les fêtes de Noël en France !!!
Il va voir les vitrines à Paris.
Je vais l'emmener à la patinoire.
12:31 Publié dans Rubrique Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Mon top à moi
Ce film est surtout l'occasion de revoir encore une fois la magnifique Karoline Herfurth...
Enfin, il paraît que chacun ses goûts.

Et pas (seulement) parce qu'elle joue dans Eyes Wide Shut.

Mais Karoline Herfurth est soudain sortie de l'anonyma grace au film Le parfum (il fallait bien que ce film pourri ait au moins une utilité), et maintenant, elle accumue les tournages de films qui vont bientôt sortir mais pas encore tout à fait quand même.

03:40 Publié dans Rubrique Mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 27 septembre 2007
Vous voulez savoir la meilleure ?
Ben bougez pas, vous allez pas être déçus !
Petite mise en condition musicale...
Et c'est parti : jeudi 27 septembre.
Aujourd'hui c'était prévu, journée rush, parce que c'est maintenant qu'on a les résultats.
Les résultats en fait, je les connais depuis lundi. J'ai tout déchiré en Langue, à l'écrit, avec félicitations personnelles du prof de TD pour avoir eu la meilleure note, compliments aussi de la prof de version, et largement de quoi équilibrer ma note de Littérature pourrie.
Mais enfin les vraies notes affichées et signées et contresignées et imprimées, ce n'est possible qu'à partir d'aujourd'hui, 15h.
Mais tout d'abord, 9h, j'ai rendez-vous avec Le Colonel.
Le Colonel porte vraiment bien son nom.
Il s'exalte et s'enthousiasme pour cette nouvelle bataille rangée : le vieux haut allemand primitif (qu'il a l'air de bien connaître, ce qui est fort louable de la part d'un prof de linguistique française). Je repars avec une bibliographie, des conseils, l'assurance d'un soutient indeffectible, parée à revenir de la bataille plus solide qu'un char blindé.
Puis bureau Erasmus.
Puis 1h de queue pour obtenir un dossier de demande de validation (le nouveau dossier surprise, celui qu'il me faut pour mon M1).
Mais qui dit "demande" dit "attente de la réponse", et donc dit "temps". Or, moi, le temps, c'est ce qui me manque, précisement. C'est pas que mais j'ai un train à prendre demain soir, direction ma nouvelle vie. Et alors c'est combien de temps pour cette réponse ? "Ah, faut bien compter 5 jours..." NooooooN
"... et encore parce que M. Le Colonel statue vite." De quoi ?!? Vous avez dit Le Colonel ?!? Mais c'est mon pote Le Colonel ! Donnez-moi ce dossier.
Je cours redéranger Le Colonel.
"Mon Colonel ! Dès que j'ai tous les papiers, pouvez-vous me signer ma validation ?
- Mais bien sûr. Je suis ici jusqu'à 16h. Ou alors demain à partir de 14h."
Aïe, demain à 14h le bureau pour les validations et les inscriptions sera plus ouvert... Objectif : arriver avec le dossier complet à 16h. "Merci mon Colonel !"
Un coup d'oeil à la montre : 12h, plus la peine de faire l'aller-retour.
Je passe à la poste, histoire d'envoyer une petite surprise à une ex-guide.
("De quoi ?!? T'es à Paris ?!? Trop la chaaaaaance, tu peux t'acheter des Poky à la fraise, c'est mes gato préférés du monde !!!" => comment vous voulez résister à ça ?...)
Malesherbes (45mn de métro-RER plus tard), un chocolat, remplir la demande de validation, photocopier tous les papiers, imprimer le dossier de demande de diplôme (encore un nouveau dossier pour super-Lodi), repasser à la poste acheter l'enveloppe-comme-ça-avec-tel-truc-particulier, retourner à Malesherbes.
Il est 14h30, et le jury a déjà statué sur les résultats, mais le prof d'histoire refuse de donner les notes.
M. Poky le supplie gentillement, plaidant pour les pauvres élèves amassés devant la porte qui ont pour une très bonne raison quelconque un besoin urgent de l'imprimé (et dont je fais partie). Le professeur cède.
J'attends mon tour, 14h50.
J'entre dans le bureau, je sais que je suis la quinzième en 10mn mais moi aussi c'est super méga urgent !
D'accord d'accord, donnez-moi votre carte d'étudiant. Il regarde mon nom...
"Ah c'est VOUS ?!?"
Oh que je n'aime pas ça...
"Mais mademoiselle... vous avez passé trois examens au rattrappage...
et vous aviez eu votre Licence en juin."
Il m'explique : le jury m'a accordé une compensation du premier semestre en juin.
Seulement le Service des diplômes n'a visiblement pas fait son boulot. Ils n'ont envoyé aucun relevé de note avant septembre. Or, il semble que dans mon cas, ils ont en plus oublié de m'envoyé le relevé de note du premier semestre (j'ai en effet reçu le relevé de note du second semestre mi-septembre, mais pas le premier). Par conséquent, en effet, je ne pouvais pas savoir que je n'avais pas de rattrappage à passer...
"Entre nous, vous seriez tout à fait en droit d'aller vous plaindre... parce vous avez passé vos examens tout de même !"
Si je vais me plaindre ?!? Mais un peu que je vais aller leur taper un scandale !
Ca veut dire que j'aurais pu rester une semaine de plus en Serbie avec mon chéri ?
Ca veut dire que j'aurais pu faire tranquillement mes dossiers sans avoir à faire un marathon les deux derniers jours ?
Ca veut dire que j'ai stressé pour rien ?
Ca veut dire que je pourrais être depuis 15 jours tranquillement à Berlin en organisant doucettement ma rentrée ?
CA VEUT DIRE QUE J'AURAIS PU ALLER A LA FONDUE AU CHOCOLAT CHEZ RACCOON ?!? Ouh... je ne leur pardonnerai jamais !!!
Mais j'ai pas le temps de me lamenter sur ma fondue au chocolat, parce que le temps presse.
15h05 viiiiite photocopieuse...
15h15 station malesherbes viiiiite métro
15h27 station Aubert viiiiite RER
15h36 station Les Halles viiiiite RER
15h41 station Luxembourg viiiiite Lodi.
Cours, Lodi, cours.
"Mon Colonel ! J'ai les papiers !
- les relevés de note ?
- Oui mon Colonel !
- la lettre de motivation ?
- Oui mon Colonel !
- les enveloppes ?
- Oui mon Colonel !
- C'est parfait, signature, vous pouvez disposer mademoiselle."
Il est 16h30.
L'UFR de Langue Française "sé pas" ce qu'il faut pour le dossier d'inscription.
Le bureau d'inscription est fermé.
C'est fini. Retour à la maison.
17h je me rue sur mes restes de pizza.
Faim...
18:15 Publié dans Rubrique des vaches écrasées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Et ce n'est pas fini
01:45 Publié dans Rubrique des vaches écrasées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mais pourquoi tout est toujours tellement compliqué
Pour s'inscrire en M1, il faut une feuille rose, une pauvre petite feuille rose de rien du tout, sujet du mémoire, signature du directeur, signature de Bibi, tampon de l'UFR.
Arrivé sur les coups de 20mn plus tard, Pater arrive en courant, que il est trèèèèès pressé (c'est qu'il est toujours trèèèèès pressé le Pater), que veuillez vous donner la peine d'entrer mademoiselle (c'est qu'il est toujours trèèèèès poli le Pater), que nous sommes donc bien d'accord sur ceci cela, que je vous signe la feuille rose, que bien mes hommages mademoiselle.
Je suis même sur le palier, je dit au-revoir au prof aveugle (le grand spécialiste de l'allemand du XVIIème).
Encore une formalité administrative que je me dis, allez savoir pourquoi je dois faire signer là-bas et pas ici, et point barre.
00:45 Publié dans Rubrique des vaches écrasées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 24 septembre 2007
Des émotions très scoutes
Un évènement qui me tenait vraiment à coeur et que je ne voulais pas manquer...
LES MONTEES
On appelle "Montées" la cérémonie qui inaugure l'année aux scouts (et guides)."Montées" car sont à l'honneur les enfants qui passent d'un groupe de plus petits à un groupe de plus grands, et qui donc "montent".
Les enfants qui arrivent aux farandoles (6-8 ans).
Les farandoles qui montent aux louveteaux ou aux jeannettes (8-11 ans).
Les louveteaux qui montent aux scouts et les jeannettes qui montent aux guides (11-14 ans).
Les scouts qui montent aux pionniers et les guides qui montent aux caravelles (14-18 ans).
Et les pionniers et caravelles qui montent aux compagnons (18-21 ans).
Et bien évidement, on accueille également dans l'euphorie générale les nouveaux chefs (c'est une denrée rare, il faut les chouchouter !).
Les chefs au grand complet :

Cette année, grande nouveauté, les 8-11 ans ont un même uniforme... d'une splendide couleur orange-vomi qui suicite un enthousiasme mitigé.
Voici l'uniforme nouvelle collection des 8-11 :


(le très séduisant mannequin est Smu, qui était nouveau chef scout du temps de ma deuxième année ; j'avais cette année fait également le camp scout, un camp perché dans les arbres absoluement génial)
Quel bonheur d'ailleurs de retrouver les scouts de cette année-là !
Mais que leur est-il arrivé ?!? J'ai quitté il y a un an des petits futurs pio tout à fait convenables, et je retrouve de grands mecs aux voix déraillées et dont j'ai peine à reconnaître le visage.
Parmi eux, un des premiers à venir à ma rencontre, mon petit chouchou (oui, je suis une mauvaise chef... une bonne cheftaine n'a pas de chouchou). Malheureusement l'équipe des Mamouths n'est pas au complet (une vraie bande de bras cassés, toujours derniers aux classement pendant le camp... mes préférés !).


Et bien sûr, des ex-guides. Qui montent, qui montent...
Ces toutes nouvelles caravelles... ne sont-ce pas mes adorables deuxièmes années ? Ce sont elles qui ont devancé les garçons. Je n'ai pas eu le temps d'arriver qu'elles se sont jetées sur moi. Mes filles adorées...


Et voici mes premières guides. Celles de mes tout débuts.
Elles quittent déjà l'uniforme rouge pour endosser celui des compas. Elles ont à présent l'âge que j'avais lorsque je suis devenue leur cheftaine...


Et l'une d'elle, d'ailleurs, devient aujourd'hui cheftaine.
C'est AgathO, bien évidement (la vie étant un éternel recommencement...).

(En parlant d'AgathO... Après grand grand frère qui poursuit tranquillement Centrale, j'apprends de la bouche de MamanO et de PapO (qui auraient tord de le taire) que petit grand frère vient d'intégrer les Mines (à Nancy).
D'ici quelques années je ne doute pas de pouvoir vous annoncer l'entrée d'AgathO à HEC et de MarthO à l'X.)
Mais nous ne sommes pas au bouts de nos surprises...
Car voilà que la cérémonie va se clôturer, et voilà que votre reportrice photographie à tous va...
... lorsque le chef de groupe fait une annonce :
"Vous vous souvenez sans doute qu'à la dernière fête de groupe [à Pâcques], nous avons décerné les bûchettes à une ancienne cheftaine, qui n'était alors pas présente. Or, cette cheftaine est parmi nous aujourd'hui.
J'invite donc Lodi à venir me rejoindre..."
Moi ?!?
Les bûchettes ?!?
J'ai droit aux bûchettes ?!?
Les bûchettes sont une distinction décernée aux chefs qui ont donné plusieurs années à un groupe et ont fait leurs preuves. J'ai vu quelques chefs les recevoir, des vieux de la vieille, qui prenaient leur retraite après avoir donné bien bien des années aux enfants...
Maintenant c'est moi. Ca fait bizarre.
J'ai l'impression d'être une petite cheftaine à peine débutante, d'avoir donné à peine trois ans à mes guides, et encore bien imparfaitement. Deux années de cheftaine d'unité, c'est vrai, mais...
Alors voilà. Je les ai.

18:10 Publié dans Rubrique Evènement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 20 septembre 2007
Episode préliminaire
"ateliers de recherche bibliographique en salle informatique"
Wao, on va m'apprendre à aller sur internet ? à utiliser google ? (j'ai vécu déjà beaucoup de cours de ce genre...)
Comme quoi, il ne faut jamais faire sa blasée dans la vie.
On peut AUSSI avoir des formations intéressantes.
Le monsieur qui s'occupe de la formation est un fou passionné. Il passe ses journées à archiver, scanner, cliquer, recliquer, faire les liens, des signets, chercher tout ce qui peut nous intéresser, rechercher si il n'y a pas un truc qui pourrait quand même nous intéresser même si ça n'en a pas l'air, rerechercher si y'a pas un truc qui peut intéresser un étudiant en psychosomatique de la langue hindoue du 5e siècle et qu'il aurait oublié.
Bref, il adore son sujet, s'embrouille dans ses explications ("ah, zut, vous ne savez pas ce qu'est un flux SSR..."), n'a pas assez de temps pour finir son explication ("il faudra vraiment que je demande à votre professeur de nous donner une journée de formation entière sur Refworks, sinon c'est pas possible...").
Bref, je l'adore déjà. Dommage que je m'en aille, je ne pourrai pas venir le voir tous les jours pour lui demander des tuyaux sur la création de signets sous Delicious (ça j'ai pas du tout suivi...).
Comme vous le voyez, je suis déjà les pieds dans mon master.
Après maintes et maintes recherches vaines, je comprends (merci google search...) que je n'ai pas le bon nom pour mon sujet.
C'est la traduction des Catégories par Notker (pas Nokter... sinon ça marche pas). Et il faut chercher à Categoriae, pas à Kategorien.
Mon texte se trouve uniquement à Strasbourg.
Heureusement Notker n'est pas un illustre inconnu en Allemagne (enfin... pas tout à fait). J'ai un texte à ma disposition à Berlin (donc noter "prendre un abonnement à la Staatsbibliothek"... parce que je vais y aller tous les jours).
Quant à la recherche sur Notker, elle n'est certes pas étendue, mais elle n'est pas totalement inexistante.
Il y a d'ailleurs déjà un ouvrage sur la terminologie des Catégories par Notker, qui date de 1969.
Bref, je ne me lance pas dans un désert intergalactique, mais j'ai quand même une bonne marge de manoeuvre.
Bon... QUAND C'EST QU'ON COMMENCE ?!?
02:49 Publié dans Le feuilleton du moment : Notker | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Premiers pas à Berlin
J'arrive le 13 au matin à Berlin.
Il fait un froid de canard, j'essaye de faire bonne figure en récupérant les clefs, oui, oui, je suis contente aussi, oui, oui, tout va bien se passer, oui oui, pour la porte de la salle de bain on verra, oui, oui, pas de problème (bon, c'est quand qu'on retourne à la voiture ?).
On arrive à l'appart. Les affaires que j'ai amenées la dernière fois sont dans le coffre, on les sort, on sort mes bagages.
Papa Karo est pressé, plein de choses à faire, RDV, toussa toussa...
Au revoir Lodi, prend bien soin de toi.
9h.
Je prends conscience lentement.
Mais... ça y est, je suis dans mon appart ?!? Ca y est, je suis installée ?!?
Je hurlerais de joie... si j'avais pas aussi faim.
J'attrappe mon contrat, mon porte-monnaie (le pauvre, il a bien souffert de ces premiers jours berlinois). Et c'est parti pour la Schlossstrasse.
Direction... allez, la papetterie, j'achète un stylo, des enveloppes, du papier, des cartes postales.
Direction... ben le Starbucks voyons ! (non, mais, genre vous me connaissez pas). Chocolat viennois (moins délictueux qu'à Paris, sniff sniff) et gâteau marbré (je résiste tant que je peux, non, non, pas de cheese cake !). Tout en écrivant à Fée, je prends des forces pour la suite de la journée.
Je dois tout d'abord me déclarer aux autorités.
Idiotement, je cherche la mairie. Je demnde au garçon du Starbucks. Sait pas. Je demande à la Poste, on m'indique la direction. Arrivée à l'arrêt "Mairie de Steglitz" (à priori je suis sur le bon chemin), je demande à un monsieur. "Ben, c'est ici, qu'il me dit en pointant son doigt en l'air". ici ?

Ah ben ouais... ici quoi.
"Qu'est-ce que vous cherchez ? - Je dois me déclarer - 12ème étage. - Ben merci monsieur..."
L'étage où l'on se déclare est bondé. Je prends mon ticket, 27. J'attends... Il y a une masse de prospectus en tous genre "Adhérez au Comité de soutiens des Erables de Berlin" "Faire le tri, c'est facile" "Qu'est-ce que le Bundestag (le Parlement) fait pour vous" "Femmes battues, ce n'est pas une fatalité" "Le droit du travail" (un gros pavé... je le prends, on sait jamais) "La Culture à Steglitz" "Animations pour les enfants" et j'en passe... Une heure d'attente, pendant laquelle je remplis ma fiche, en demandant de l'aide à droite à gauche.
Enfin le 27, bureau 6. Une madame me reçoit, très gentille, cliquète sur son ordinateur, "Vous venez pour des études ? Quelles études - Heu... je sais pas comment ça s'appelle. Linguistique ? - D'accord, on va mettre ça.". Cliquète, cliquète, cliquète. Imprime, tamponne, me tends la feuille. "Voilà !"
Je suis déclarée...
Je sors de la mairie, et je file en face, dans la bibliothèque.

La bibliothèque se situe au troisième étage d'une espèce d'immense galerie marchande, les ascenceurs font très grand Hotel de luxe. La porte de la bibliothèque s'ouvre toute seule, un peu comme dans la Belle et la Bête avec Jean Marais. Bouh... ça fait froid dans le dos...
La bibliothèque est très grande, mais après maintes et maintes visites je finirai par trouver le fond de roman un peu limité. Mais bon, pour le moment je suis toute impressionnée. Je vais au point Info.
On me demande la feuille de la mairie, une carte d'identité. Ca y est, je suis inscrite. Je peux prendre 16 livres (rien que ça), et le prêt est de 4 semaines. Ca va, je vais survivre...
Je peux aussi aller sur internet, je me précipite pour joindre le gars qui était dans le train avec moi cette nuit (un allemand qui fait un doctorat en communication (enfin, si j'ai bien compris, parce que c'était un peu compliqué), très gentil et très allemand) et lui demander ce qu'il me conseillerait comme abonnement internet.
J'ai aussi récupéré les adresses des sites d'offre de logement que Karo m'a envoyées et en sortant je téléphone au fils de la dame qui était elle aussi dans mon compartiment cette nuit, parce que lui aussi vient faire une année Erasmus et lui aussi cherche un logement.
On fait connaissance au téléphone et on se promet de se voir par la suite.
Direction la poste à nouveau. Une madame devant la porte me donne un prospectus avec des nounours en guinauve (les fameux Gummibär, d'où cette merveilleuse chanson) et essaye de m'expliquer qu'il y a justement un taux super avantageux en ce moment si on ouvre un compte. Ca tombe bien, je venais pour ça.
On m'amène dans le bureau d'un jeune cadre dynamique, allemand jusqu'au bout de ses cheveux blonds gomminés. Me demande la feuille de la mairie, une pièce d'identité. Cliquète sur son ordinateur, recliquète. Imprime. "Voilà le contrat, signez ici, ici." Je fais mon étrangère suspicieuse en prenant 3h pour bien tout lire. Puis je signe.
Le compte sera effectif dans deux semaines, je recevrai mon numéro de compte et ma carte par courrier (le jeune cadre dynamique s'évertue pendant 10mn à m'expliquer ce qu'est une carte de crédit, mais oui, monsieur, ça va, je sais...).
J'avale en vitesse un brezel.
Je veux aller à la fac avant qu'il ne se fasse tard.
Mon périple à la fac fut des plus comiques.
Je vous présenterai ma fac un jour, dans les règles. Vous comprendrez alors...
Disons pour faire simple qu'après 1h de marche, ne trouvant toujours pas le département de Germanistique, j'ai fait demi-tour.
Je suis arrivée chez moi épuisée pour me rendre compte que je n'avais absoluement pas prévu de rester toute seule, que mon shampoing-douche est resté chez Papa et Maman Karo et que j'avais bien prévu une brosse à dents mais pas de dentifrice.
Que vais-je devenir ?
Je fais donc un dernier aller-retour jusqu'à la bibliothèque pour prendre mes infos pour demain...
J'achète mon repas du soir : Kebap.
Kebab donc, pour ceux qui savent traduire l'allemand. Voyons, voyons, quel goût peut bien avoir le kebab allemand ?
Le vendeur est adorablement gentil (tous les vendeurs en règle générale sont d'une gentillesse à se liquéfier sur place de bonheur).
"Française, hein ?" Comment ça "française, hein ?", est-ce que, par le plus grand des hasards, mon accent me trahirait ? Je suis excessivement déçue.
Je me délecte de mon kebap... Côté garniture, rien ne change, mais le pain est très particulier, croustillant, un peu épais mais pas trop... hummmm
miam
miam
miam
Et je me balade tranquillement avec mon kebap en regardant mon joli quartier...
Lendemain matin aux aurores commencent les offensives :
Direction la Friedrichstrasse, boutique Lush, histoire de refaire les stocks...
Je me perds dans la Friedrichstrasse, en profite pour prendre un abonnement téléphone/internet (pendant qu'il pianote et cliquète, le vendeur m'offre des nounours en guimauve... c'est une manie...), prends un croissant pour tenir le coup, recherche... et trouve la boutique.
Retour à la maison.
Une fois propre, tout va pour le mieux, j'ai rempli toutes mes obligations berlinoises diverses et variées (sauf aller à la FU, mais les bureaux sont fermés le vendredi).
Il ne me reste plus qu'à passer à la partie la plus intéressante du séjour...
Je me précipite à la bibliothèque, prends en otage une bibliothécaire.
"Bonjour madame, je suis française, je ne connais pas bien la littérature de langue allemande... Que me conseillez-vous ?".
Je ne m'attendais pas à la réaction de la vendeuse. Et pourtant... imaginez que vous soyez bibliothécaire, c'est à dire passionnée par votre métier, sous-utilisée et confrontée uniquement à des lecteurs blasés et mécontents qui viennent se plaindre que le dernier Gossip Girl ou le tome 48 des Mémoires de Fritz Lang ne soit pas disponible à l'emprunt... imaginez... soudain arrive... Moi. Quel bonheur !
La bibliothécaire s'agite entre les rayons, court de droite à gauche ("Et cet auteur, il vous le faut, et aussi, oui, ça c'est très bien, un nouvel auteur, pas très connu mais c'est merveilleux, et... mais bien sûr ! comment n'ai-je pas pensé plus tôt ?!..."). Les livres s'empilent dans mes petits bras (forts musclés, comme chacun sait). "Je pense que ce sera bien pour un début" Oui, je pense aussi.
Je me plonge avec délectation dans la lecture de "Der Vorleser" de Schlink. J'avais déjà traduit en devoir la première page de ce livre, petite larme d'émotion nostalgique.
Et... c'est extraordinaire. Je ne sais pas comment est traduit le titre de "Der Vorleser" (idée génialissime de titre, d'ailleurs, néologisme qui veut à peu près dire "celui qui lit à voix haute"), mais je ne saurais trop vous le conseiller.
C'est très intelligent, de la grande littérature, et de la littérature spécifiquement allemande, hantée par le traumatisme tout à fait particulier de l'Allemagne d'après 45. Terriblement intelligent. Une première partie sur fond d'une histoire d'amour très belle. Et soudain, sans crier gare, la deuxième partie. Où est passée l'histoire d'amour ? Et l'on ne peut que constater : toute, toute, absoluement toute la deuxième partie était déjà présente dans la première, mais cryptée, dissimulée sous un faux masque de banale histoire d'amour.
Je n'en dit pas plus, parce que j'ai horreur de savoir ce qui se passe, ni même de quoi parle un roman que je n'ai pas encore lu, mais... courrez, achetez, lisez !!! (ou volez, je ne sais pas, mais faites quelque chose !)
Ce livre fini, je m'attaque à "La visite de la vieille dame" de Dürrenmatt.
Ca alors. Mais c'était l'auteur de ma version de rattrappage que j'ai tant aimée... (d'ailleurs la bibliothécaire m'a proposé "La panne", d'où était extrait mon texte ; mais j'ai préféré opter pour le plus connu).
D'ailleurs au bout de quelques pages je me rends compte que j'ai déjà lu cette pièce. Il y a très longtemps. Je ne me souviens plus de grand chose, donc ce n'est pas bien grave.
Mais enfin entre temps se sont passés un après-midi et une matinée.
Avec des ballades dans le quartier en mangeant une brastwurst, des frites, des falafels (bof bof), un do-nut chocolat avec chocolat viennois (ça c'était pour le petit déjeuner) et à nouveau un kebap.
Je découvre au cours de mes ballades l'église.
Je découvre au cours de mes ballades un magasin de jouets géant.
Je découvre au cours de mes ballades une librairie gigantesque, pleine de DVD à 9 euros et de livres de poche à profusion.
Je découvre au cours de mes ballades une boutique japonaise. Toute petite boutique, pas grand chose, mais de tout. Je trouve de la sauce soja sucrée, du vinaigre de riz, plein d'estampes, et - of course - des mangas. "Existe-t-il une traduction allemande de Paradise Kiss ? - Oui, bien sûr" Je passe la commande du volume 1 (on va y aller doucement, c'est pas donné, mais chaque volume est assez conséquent donc ça va). J'ai donc décidé d'effacer Paradise Kiss de mon ordinateur pour avoir le plaisir de le lire sur papier au fur et à mesure que j'achèterai les volumes.
Je découvre au cours de mes ballades qu'il fait vraiment TRES TRES froid. Pauvre de moi, je ne vais jamais survivre à l'hiver berlinois...
Il faut enfin malheureusement repartir.
C'est que j'ai deux exams et des séminaires qui m'attendent à Paris.
Dans le train (imaginez-vous comme je suis une veinarde) je tombe sur papa-maman-fiston serbo-croate. Je n'ai pas réussi à identifier très clairement, leur accent n'était pas serbe, mais je comprenais quand ils parlaient. Sans doute des croates, peut-être des bosniaques ou des monténégrins. Qui sait ?
J'ai bien essayé de leur dire quelques mots, en serbe étant donné qu'ils ne parlaient ni allemand ni français. Ils avaient pourtant l'air de me comprendre, mais s'évertuaient à me parler en gestuelo-anglo-bruit. Donc tant pis.
En les quittant je lance une dernière tentative : "Où allez-vous ? - Paris Nord"
Oui, enfin, ça, je m'en serai doutée...
Car oui, je suis déjà à Paris.
Paris... ce pays pourri où les gens ne parlent même pas allemand...
02:20 Publié dans Rubrique Monde : Berlin | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 19 septembre 2007
Petit retour sur la question kosovarde
Le Kosovo est une province de Serbie (au même titre que la Voïvodine et que la Serbie (elle-même la partie centrale de la Serbie, vous suivez toujours ?)).
Le Kosovo réclame son indépendance (donc de former un Etat).
La Serbie propose actuellement d'accorder l'autonomie au Kosovo (donc un statut intermédiaire entre province et indépendant, le statut qu'avait le Monténégro il y a peu, du temps où la Yougoslavie existait encore).
Bien évidement, le Kosovo ne veut pas être autonome, la Serbie ne veut pas que le Kosovo soit indépendant, et par conséquent tout le monde se tape dessus.
Sous les yeux des Nations Unies qui essayent désespérement de jouer le rôle d'arbitre.
A l'heure actuelle, le Kosovo n'est donc ni autonome, ni indépendant. Ce n'est qu'une province.
Cependant, la monnaie en usage au kosovo est l'euro, et non le dinar comme dans l'ensemble de la serbie.
Le résultat final de ce match aux multiples prolongations devrait avoir lieu le 10 décembre 2007.
A moins d'une nouvelle prolongation...
23:19 Publié dans Rubrique Monde : Serbie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ne surtout pas paniquer
Oral de littérature ce matin.
Ne surtout pas paniquer...
Se lever tranquillement, respirer calmement. Faire comme tous les matins, mes biscottes, mon chocolat, lire tranquillement les derniers posts, des dernières nouvelles...
A la Une du Courrier des Balkans ce matin : Haradinaj, ancien commandant de l'UCK, actuellement en détention au Tribunal de La Haye car accusé de crime contre l'humanité, a obtenu le droit de se présenter aux élections législatives.
http://balkans.courriers.info/article8799.html
Ne surtout pas paniquer...
07:50 Publié dans Rubrique Monde : Serbie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
