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dimanche, 02 septembre 2007

Dani Piva, Jour 7 (et dernier jour)


podcast
 

Une dernière journée donc jeudi.
Stevan rentre très tôt du boulot, et est assez vaillant, quoique mal en point pour regarder des films. Ce que nous faisons. Ratatouille (et c'est vrai que c'est pas mal finalement) avant le repas, Surf's Up (une recherche intéressante de réalisme-pastiche de documentaire sauce américaine) après.
Puis longue promenade avec Dunja et ses bébés, où pendant que la mère et la fille règlent leurs comptes en avant, nous restons en arrière...

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La soirée pleine de promesses (élection de Miss Zrenjanin, quel spectacle en perspective !) est annulée, pour cause de pluie intempestive. Les zrenjaninois n'y croyaient plus, Stevan jubile. Pour ma part je suis un peu écoeurée de me dire qu'avant de retourner à Paris j'ai l'honneur de vivre la seule journée de pluie du mois d'août en Serbie.

Puis enfin, le lendemain, il faut rentrer.
Aucun incident cette fois-ci, Stevan m'accompagne en Yugo jusqu'à Belgrade, nous arrivons très tôt, en profitons après avoir payé ma réservation pour nous gaver de petits biscuits une dernière fois. Notre gourmandise nous perdra...

Dans le bus cette fois-ci, un groupe de français, qui ne comprennent pas un mot de serbe, observent les autochtones comme s'ils s'agissait de singes d'une espèce particulièrement ridicule. Rien à espérer de leur côté, d'ailleurs ils restent à discuter entre eux.
Lecture jusque vers 18h, où je sors un paquet de gateaux et en offre en français à mon voisin. Celui-ci, qui en me voyant visiblement ne pas comprendre le serbe et lire de l'allemand ne savait jusqu'ici pas en quoi me parler, saute sur l'occasion. Il a 16 ans, vit à Aulnay (pour un peu nous serions voisins). Nous parlons Serbie, Voïvodine, collège, mangas, films, musique... que sais-je encore. Il m'abreuve d'un flot ininterrompu de paroles jusqu'à 22h30, heure à laquelle, m'ayant prêté son lecteur MP3, il se rabbat sur notre voisin de la rangée d'en face. C'est visiblement un fan de narodna musika (ou du moinsde ce que Stevan appellerait de la narodna musika (car si les serbes ont tous l'air d'accord pour dire que la narodna musika est merdique, ils n'en ont pas tous la même définition)), il ne connaît même pas Van Gogh (quelle inculture profonde !) : je découvre ainsi Sasa Matic, Magazin, Osman Hadzic, Zdravko Colic, Bajaga et Igor Popovic.
Des km et des km de bouchons plus tard (ben oui, nous ne sommes pas les seuls à rentrer in extremis avant la rentrée des classes), nous arrivons avec 5h de retard à Strasbourg. J'abandonne mes compagnons de bus à leur sort et aux km et km de bouchons qui les attendent encore avant d'atteindre la capitale, en me félicitant d'avoir choisi l'option Strasbourg cette fois-ci. TGV-Est, et je suis à Paris à 14h.

Ecoeurée de découvrir à 17h les portes de ma fac fermées, sans un mot d'explication, le jour de l'affichage des oraux. Quelle bande de...

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