jeudi, 30 août 2007
Sont pas resistants, ces serbes
La chaleur ne fait pas que des heureux.
Aleksandar a la diarhee.
Aleksandra git sous 40 degres de fievre.
Stevan est enrhume et passe ses journees a dormir.
Sont pas resistants ces serbes.
Pendant ce temps, moi, je profite de mes fins de matinee pour aller me bonzer les gambettes en bouquinant sur un banc sur la place de l'eglise.
Stevan aurait bien pris des conges maladie, mais son collegue qui est en conges maladie depuis un mois et devait rentrer hier est alle voir le docteur qui a rallonge son conge de 2 semaines, et comme l'autre collegue de Stevan est en conge maternite, Stevan ne peut pas prendre de conge parce que sinon les trois informaticiens de la boite seraient en conge. Heureusement il va peut-etre pouvoir s'arranger avec son collegue la semaine prochaine pour prendre un conge quand meme, mais pour le moment c'est pas possible.
Vous avez compris ? Bon, c'est pas grave, moi non plus.
Par consequent, en rentrant du boulot, Stevan dors.
Par consequent, apres avoir passe la matinee a faire de l'allemand, je passe mon apres-midi a faire de l'allemand. Les rhumes des autres, c'est tres pratique au moment des revisions.
La fete de la biere se fait plus discrete pendant la semaine.
Lundi, nous sommes alles ecouter les Mamurno Jutro dans le parc derriere la mairie. Finalement, comme ce n'etait en definitive que de la musique "pour les vieux", on a continue a se promener, et pour pas changer je suis restee des heures hypnotisee par les danses traditionelles. Nous avons vu plusieurs groupes polonais, et je suis absoluement certaine que les derniers a se produire venaient de la meme aire culturelle que Zilina en Slovaquie (voir carnet de voyage), car j'ai reconnu sans le moindre doute les costumes et la maniere de danser des garcons (qui tiens plus de l'exploit sportif que de la danse au sens habituel du terme). Cela dit, comme Stevan n'est pas emballe par la danse traditionelle, nous avons bien du finir par faire mine de partir, pour rencontrer immediatement Lazar et Goran, qui avec les autres metaleux avaient delaisse les abords du petit lac pour venir se fixer sous le bateau retourne (pourquoi ? mystere...). Puis nous sommes alles voir les groupes zrenjaninois qui se produisaient sur l'estrade principale, et nous n'avons tenu que deux chansons au son melodieusement faux d'une gothique, mais peut-etre ce son fort disharmonieux etait-il voulu, nous ne le saurons jamais.
Mardi, Stevan commencait a etre vraiment tres fatigue. D'ailleurs le programme ne lui disait rien qui vaille, et apres avoir achete un stock de mouchoirs pour son usage personnel, nous avons fait un tour a la fete foraine avant de rentrer. Il s'est meme couche de bonne heure, exploit sans precedent., il doit etre vraiment malade.

Hier, ce n'est pas facon de parler que de dire que Stevan a dormi toute la journee. En fin d'apres-midi, je me suis decidee a sortir toute seule, parce que mon livre actuel aux phrases interminables, au bout d'une journee de lecture, me lassait prodigieusement. Je suis donc allee toute seule me planter devant des gosses qui dansaient - devinez quoi - des danses folkloriques, avant d'aller acheter une cargaison de mouchoirs. Je suis aussi allee a la galerie d'art moderne (une bien ronflante appellation pour une salle de 50m2 aux murs de laquelle sont suspendus cinq ou six tableaux). J'avais rencontree l'artiste, Sejma Prodanovic, une jeune artiste peintre de Belgrade, par hasard mardi matin, en me faisant aborder sur mon banc par son copain lourd. Copain lourd donc, mais la jeune fille est interessante, ses constructions de "theatre 2D" sont pleines de bonnes idees, meme si je ne suis pas une grande grande specialiste es Art contemporain, et la carte de visite avec 30 numeros et e-mails du mec fait un tres bon marque-page pour mon livre, ce qui tombe a pic.
Si vous etes curieux : http://www.artmajeur.com/sejma/
Le soir, des musiciens grecs venaient jouer des airs populaires dans le parc derriere la mairie. Nous avons donc passe une petite heure la-bas, a regarder les gamins se courir apres et se taper avec des ballons. Romantique a souhait.


Pour manger, nous etions invites chez une amie de la mere de Stevan, qui faisait un barbecue pour feter les trois jours de "permission" (j'ignore le terme exact, meme en francais) de son fils, en prison pour 3ans pour trafic de drogue. Charmant, n'est-ce pas ? S'en est suivi entre nous deux une conversation sur les prisons en France, sujet sur lequel je suis plus que limitee, n'ayant aucun ami en prison. "Aucun ?!? C'est marrant, je dois bien en avoir 3 ou 4." J'ignore donc dans quelle conditions on laisse les detenus revenir quelques jours chez eux, ni meme si c'est le cas.
Il n'y a d'ailleurs bien que ledit dealer, un peu taciturne mais gentil apres tout, qui a fait un effort pour me faire un peu de conversation a cette soiree. Conversation limitee par son anglais tres restreint et mes references culturelles limitees (he non, je n'ai jamais vu Sex and the City, et je ne sais meme pas de quoi ca peut bien parler). Exactement le genre de soiree dont j'ai horreur, ou les hotes pensent avoir rempli leur devoir d'hospitalite en me plantant devant une assiette et un verre et en me forcant a le reservir a chaque fois que je fais une pause pour prendre ma respiration. Puisqu'elle ne peut pas parler, faisons en sorte d'occuper sa bouche, par consequent elle ne s'ennuira pas. Le summum de cette fantastique soiree ayant ete atteind lorsque la grande soeur du gentil garcon a plante ses fesses contre le nez de Stevan pour lui faire examiner tout a loisir son nouveau tatouage tres tres en bas du dos, et si il ne trouvait pas que ca lui allait tres bien. Par consequent j'ai decide d'etre idiote et de ne plus savoir parler serbe le temps d'une soiree, histoire de ne pas avoir a repondre aux exclamations enthousiastes "je lepa devojtica !". C'est bon, ca va, je sais, je suis belle.

Ou vous remarquerez que je pratique avec un naturel desarmant le sourire hypocrite.
La soiree s'est conclue sur une visite a Dunja, qui s'est enguirlandee avec sa maman pour des raisons qui me sont incomprehensibles, et donc on s'est separes en embrassant le pauvre petit frere malade, en refusant d'embrasser la maman et en se hurlant un dernier coup dessus pendant que j'essayais d'attacher mes chaussures le plus rapidement possible pour pas faire s'eterniser la situation.
Je conclue sur des nouvelles heureuses (sinon optimistes) de notre journaliste, qui m'avoue dans un mail ce matin s'etre faite engueulee hier par D***, notre cher ministre es instits itself (ah zut, fallait dire himself ?), un peu susceptible que quelqu'un ait ose en l'interviewant emettre un jugement qui pouvait s'averez comme une critique a son encontre.
L'est bien cette fille, j'vous dit.
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mercredi, 29 août 2007
Moi je suis fan

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Petit (tout petit) tour d'horizon



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mardi, 28 août 2007
A vos antennes
J'ai completement oublie de vous faire part des dernieres nouvelles fraiches du cote de Lisa. Ma chere collegue d'allemand n'a pas reussi les concours de journalisme (partie remise a l'an prochain), mais elle a tout de meme decroche un stage pour une chaine de radio.
Il s'agit de la malheureusement uniquement parisienne mais heureusement ecoutable via internet station radio de jazz TSF (sur 89.9 pour les parisiens).
Juste avant de partir pour la Serbie, j'ai revu Lisa le temps d'un chocolat chaud, et elle m'a parle de ce stage, absoluement epanouissant pour elle. Ils sont en effet 3, un journaliste et deux stagiaires (dont Lisa, par consequent) a preparer quotidiennement les flash-info de la chaine. Lisa s'en donne a coeur joie, a eu l'occasion deja d'interviewer du joli monde (Mitchel lors de la mort de Serrault par exemple) et de preparer pas mal des petits speechs lus a l'antenne par le journaliste en question. Une fois meme, elle a eu l'occasion de les lire elle-meme (elle pretends qu'elle a une voix de bebe, mais je suis sure que c'est faux).
Apparement, les responsables de la station sont tres satisfaits de son travail, enfin bref, c'est le pied.
Les flash-info ont lieu si je ne m'abuse a 9h, 12h et 18h.
Or, aujourd'hui, j'ai enfin eu la presence d'esprit d'aller sur internet juste a temps pour entendre le flash-info de 18h, et entendre a la fin d'une interview :
"C'etait le president de Machin-truc au micro de Lisa A."
Ouhou... toute emue, je vous dit...
Je lui fait donc un peu de pub : chers amis, rendez-vous sur
http://www.tsfjazz.com
Puis vous cliquez sur "Ecouter l'antenne" puis vous choisissez le lecteur que vous voulez... (Media Player marche tres bien)
Bonne ecoute.
PS : Je me charge de transmettre a l'interessee les messages enthousismes de supporters, admirateurs et fans en tout genres...
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lundi, 27 août 2007
Dani Piva, jours 2 et 3 (week-end)
Dans un petit village de 300 habitants a mi-chemin entre Zrenjanin et Vrsac, les 24 et 25 aout, on a installe le "Rock Village", ou si vous preferez, le Marathon du rock.
Pendant deux jours, a partir de 19h et jusqu'a 3h du matin, des groupes rock se relayent pour maintenir leur public dechaine en transe perpetuelle.
Qui dit rock, dit plein de metaleux en T-shirt noirs en perspective.
Bien evidement, Lazar est de la partie. Avec un beau T-shirt noir avec un squelette sur une mobilette.
Je ne tiens plus en place depuis que je suis arrivee et que Stevan m'a annonce le programme : mes amis, y'a les Van Gogh ce soir !!! Faut pas les rater, hein, faut surtout pas les rater, on part quand, dis, on part quand ?!?
On a eu un peu peur quand la cousine de Stevan decide soudain de venir samedi au lieu de dimanche. J'espere qu'on va pas arriver trop tard, on ne pourra partir qu'a 20h au plus tot. Stevan telephone a l'organisation. "Les Van Gogh ? A 1h45..."
Ah ben oui, alors, ca va, on aura le temps...
Stevan est retombe a nouveau malade, le rhume du siecle. On se ballade un peu, le temps d'apercevoir les Flamingosi sur la place de l'eglise (mais si, rappelez-vous, les chanteurs de l'eurosong de 2006 dont je vous rebats les oreilles). Et a 21h, on pars de Zrenjanin. Lazar est la, avec un copain, Goran, un habitue des bars de Zrenjanin ou on passe de la musique rock. C'est comme ca qu'il connait Lazar et Stevan, dont il me fait la louange pendant des heures. Comme si j'avais besoin d'etre convaincue.
A la fin de la soiree il finira par me poser la question qui lui brule les levres, celle que tout les gens en Serbie me posent immanquablement : "Y'a beaucoup de noirs en France ?" Le noir, cet animal etrange, et so exotique. Enfin bref, passons.
Nous arrivons juste a temps pour... mais quelle est cette musique enchanteresse qui parvient jusqu'a mes oreilles ?
Le groupe "A tribute to AC-DC" vient juste d'entrer en scene. Aucun d'entre nous n'aurait voulu le rater. Les dieux du heavy metal, incarne par un tres bon groupe, qui fait de tres bonnes reprises, fideles le plus possible aux originaux. En concert, ca rends vraiment, mais alors vraiment super bien.

Allez, pour se faire plaisir...
Avec Stevan, nous les laissons profiter de leur spectacle, pendant que nous allons nous gaver de petits biscuits dans la voiture.

Nous revenons pour le groupe suivant : Irina i Storm. Ladite Irina est une nouvelle chanteuse rock. Elle a fait deja un ou deux album avec son groupe, les Storm, mais elle ne chantera qu'une de ses chansons avant de faire une serie de reprises. Les garcons ont dans l'ensemble bien aime. Je suis tres mitigee, personnellement je trouve qu'Irina etait un peu trop occupee par sa longue chevelure rousse, par son joli tatouage en haut des fesses, par sa voix suave qui commencait a derailler a la fin du concert et par son beau guitariste au grand sourire pour vraiment se donner a fond dans ce qu'elle chantait. Meme si ma foi, un "Welcome to the jugle" ca ne se refuse pas.
D'ailleurs, tiens, un petit "Welcome to the jungle" ? Allez, ca ne se refuse pas...
Je trepigne d'impatience. Ils faudra bien dix minutes encore pour faire les reglages (les Van Gogh apparement ne travaillent pas avec le matos des autres). Stevan et Lazar sont moins enthousiastes que moi, c'est qu'ils ont vu Van Gogh en concert je-ne-sais-ou samedi dernier justement. "Regarde, regarde, c'est eux ! - Mais oui, mais oui, c'est merveilleux."
Soudain monte dans les airs les notes de la 9eme de Beethoven...
La foule des spectateur a double d'un seul coup, des tas de jeunes filles hysteriques se pressent contre l'estrade pour essayer de toucher un bout de pied du chanteur ou du guitariste.


Personnellement, j'ai un petit tout petit petit faible pour le guitariste... (ci-dessus) Meme si il est encore mieux dans son costume de squelette (cf : carnet de voyage, 1er concert de Van Gogh).

"T'es vraiment une fille, hein..." Bon, d'accord, c'est vrai.

Il faut avouer que, ou qu'ils se produisent, les Van Gogh sont surs de leur succes, et ils en rajoutent un petit peu. Mais c'est tellement bien ! Seul regret : qu'ils aient repris autant de morceaux lents.
Bien evidement et comme il se doit, c'est la chanson "neko te ima nocas" qui cloture le concert.
Et pour finir sur ce concert merveilleux, une petite photo que j'adore :

Il est 3h du mat' et on s'attaque a quatre au dernier paquet de gateaux. Je creve de faim. Sur la route du retour, les deux a l'arriere se sont endormis, et avec Stevan on va s'acheter de quoi grignoter tout en continuant notre route au son du nouvel auto-radio de Stevan.
Le temps qu'on arrive a Zrenjanin, qu'on decharge les deux endormis dans leurs maisons respectives, et entre temps le soleil s'est leve.
Stevan m'emmene au bord du grand lac. C'est le rendez-vous des jeunes a Zrenjanin. Le soir, lorsque tous les bars ont ferme, ils se retrouvent ici, sur la plage. Il y a un petit cabanon, avec le materiel necessaire pour assourdir le voisinage juqu'au bout de la nuit. On reste quelque minutes regarder les derniers acharnes, qui ont tous des yeux rouges et bouffis. Bon, je ne dis rien, parce qu'on doit pas etre tristes a voir non plus.
On rentre a la maison. Dodo...
Je me reveille a 15h. Stevan est leve depuis une heure. Moi qui voulait aller a la messe, c'est rate.
On mange, on regrde Indigenes, on se rendors (oui, on est tres fatigues), on mange.
Il est 21h et on va jeter un coup d'oeil a la fete de la biere.
La scene sur la place de l'eglise est demontee, mais pour le reste, la fete bats son plein.
Comme tous les soirs, nous rendons une petite visite a Jugoslav qui se morfond dans le musee desert. Il y fait son service militaire, et en ce moment il doit rester tous les soirs jusqu'a minuit. Dans deux semaines le service militaire est fini pour lui, et il ira a Belgrade ou il a trouve un super boulot. Jugoslav a finit une ecole d'electronique tres cotee, et il gagne plus de 1000 euros par mois, soit plus de dix fois plus que Dunja, et presque 5 fois le salaire de Stevan. Autant dire que pour un serbe, il est plein aux as. Et attendant, ca fait 9 mois de service qu'il ne gagne rien et qu'il s'ennuie ferme. Vivement donc pour lui que ces deux semaines soient passees, meme si je suis un peu triste qu'il s'en aille, parce que je risque de ne pas beaucoup le revoir. J'irai toute seule a l'eglise orthodoxe.
Sur la scene principale, il y a ce soir un groupe que Stevan ne connait pas, Penthouse Bend. On va y faire un tour, "juste pour voir". Du coup, on restera jusqu'aux derniers morceaux a danser, et crier "encore une, encore une !". Penthouse Bend fait des reprises de tous les grands incontournables de la scene rock serbe et internationale (surtout serbe en fait). Bien sur, ils chantent "Rodjen Los" et "Neko te ima nocas" (que de variete, n'est-ce pas ?). C'est juste pendant cette chanson que nous rencontrons un des amis qui etait a Milan. Je ne me souviens pas du tout de lui, mais ca l'amuse beucoup de voir que la petite francaise qui ne parlait pas un mot de serbe chante maintenant a plein poumon du Van Gogh. La vie reserve parfois des surprises...
Pour ma part, j'ai fait le plein, et j'ai de quoi refaire de fond en comble mon article sur la musique serbe.
Il faut bien finir par partir. D'ailleurs il est presque munuit et Stevan travaille lundi. Donc au dodo.
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Dani Piva, jour 1 (vendredi)
Ca fait une semaine que Stevan ne parle que de ca : c'est Partibrejkers qui inaugure cette annee la fete de la biere a Zrenjanin. Pas de quoi sauter au plafond en ce que me concerne, mais Partibrejkers, c'est LE groupe de Zrenjanin qui a perce sur la scene nationale rock. Alors, si ils sont de Zrenjanin...
Le discours d'inauguration, ainsi que le concert phare du jour ont lieu sur l'estrade instalee du cote des Kineski (les petites boutiques chinoises ou on trouve de tout pas cher). Mais il y a encore quatre autres estrades dispersees un peu partout dans Zrenjanin. Dans le parc derriere la mairie, une petite estrade, c'est la musique "pour les vieux" (sic Stevan, comprendre la musique traditionnelle). Sur la place de l'eglise, les grands groupes du moment, pour faire plaisir aux ados qui regardent la Star Ac. De l'autre cote de la rue principale, sur la place du bateau retourne, une estrade ou viennent se produire danseurs folkloriques et petits groupes du coin. Enfin, derriere le lac, c'est l'espace "pour les enfants" (sic Stevan encore une fois, comprendre la fete foraine).

C'est par ce dernier endroit que nous commencons. Stevan s'extasie devant la nouvelle attraction : le speed-train. Je suis sceptique. "de quoi ?!? mais y'a meme pas de looping, c'est trop naze !"
L'inauguration n'a encore commence, mais les groupent commencent deja a se produire sur les autres estrades. On se ballade un peu pour voir.
Sur l'estrade principale, on est en plein reglages. On les entends faire "un, deux, un, deux". Stevan ne tiens plus en place "Ecoute, ecoute, c'est eux ! - Mais oui, mais oui, c'est merveilleux."
Je m'arrete net sur la place du bateau retourne. Oh, delectation : des danses traditionnelles ! J'adooore.
Malheureusement, je n'arrive pas a mettre les videos sur Dailymotion, alors il faudra vous contenter d'une photo. Je retenterai l'experience depuis mon ordi a Drancy (et si ca ne marche toujours pas, il ne vous restera plus qu'a venir me voir a Berlin pour que je vous les montre !)

Stevan m'arrache a mon emerveillement, parce que l'inauguration va commencer, et Partibrejkers va arriver, et il faut surtout pas les rater.
Blablablas par ci, merci a truc, a machin et a la ville de Zrenjanin. Et ca y est, la fete de la biere est ouverte !
Les Partibrejkers entrent en scene.

J'aime beaucoup le petit guitariste rachitique sur la gauche.
La encore mes videos ne passent pas (et c'est fort dommage, car vous auriez pu voir une video exclusive d'un Stevan hurlant et sautant), mais pour ne pas rester sur votre faim, je vous passe LE tube incontournable des Partibrejkers, Rodjen Los (ne mauvais garcon).
Je suis pas une mega fan des Partibrejkers, mais faut avouer que sur scene c'est quand meme autre chose...
Stevan a vu Partibrejkers. Stevan est en week-end. Stevan n'est pas malade pour le moment. Stevan est heureux.

Un premier jour vraiment sympa, et il y en aura encore bien d'autres.
Le jury francais (moi), apres avoir longuement reflechi a la question et meticuleusement observe toutes les filles qui se lancaient dans un concours acharne, decerne la palme de la courte-tenue a la demoiselle en pseudo-habit de sport rouge. La demoiselle en soutien-gorge avait fait tres fort, mais malheureusement pour elle son jeans lui arrivait presque jusqu'aux genous, ce qui la discalifiait irremediablement.
Un petit tour par le parc et la musique des "vieux", et on dit au revoir et a demain.

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vendredi, 24 août 2007
Les palpitantes aventures d'une vache sur la route de l'est
Lu avec difficulte les 33 premieres pages de mon bouquin en allemand. Le ton est trop serieux, trop d'adjectifs anteposes, j'ai du mal.
Je me suis donc d'abord rendue a Strasbourg en train. Le TGV-est, le beau, le fameux, l'unique... et cette fois-ci pas de retard "pour cause de presence d'enfants sur la voie" (cf : precedent voyage en Serbie en juillet). J'avais meme reussi a retrouver Winnie et son cher-et-tendre Gare de l'Est pour lui remettre les clefs de l'appart. J'espere que Loic entre temps avait fait place nette (quand je suis arrivee le matin, ma chambre etait envahie d'etendoirs a linge).
Bref, je suis dans le train, et j'entends de toutes part des allemands parler tres fort dans leur telephone. Presque un avant-gout de bonheur. J'essaye de me concentrer sur l'ennumeration des ancetres de l'auteur. Finalement je dors. Les allemands parlent tres fort en s'agitant dans tous les sens : on arrive.
Je decouvre donc Strasbourg (la derniere fois je n'avait pas quitte la gare). Je tombe de heut, mais il n'y a pas un seul bouquin en allemand dans les Relais de cette gare. Qu'est-ce que c'est que cette fausse ville cosmopolite. Il est 18h50, peu de chance d'atteindre la fameuse place Kleber et sa fameuse librairie Kleber avant la fermeture. J'essaye de savoir ou se trouve la gare routiere, on me donne une vague indication, a 400m sur la gauche. Je vais sur la gauche et je ne vois rien, mais un panneau m'indiaue la place Kleber. Je pars a la recherche de la place Kleber, en demana tous les passants qui sont super gentils, pour un peu ils m'accompagneraient, m'indiauent avec moults details, me laisse finalement partir au bout de 5mn d'explications, puis me courrent apres pour rajouter quelques details qui pourront encore m'aider a trouver. Je passe devant la place des Halles, puis la place de l'homme de fer et la place Kleber est la, avec la grande eglise, c'est joli comme tout. Bien sur la librairie est fermee, et vous allez pas me croire, il n'y a pas de brezels dans les boulangeries. Qu'est-ce que c'est que cette fausse ville semi-allemande ?
Je retourne a la gare en tramway (en commencant bien sur par prendre le B alors que je dois prendre le A avant de faire demi-tour et de reprendre le A) parce que mes petits pieds hauts perches commencent a fatiguer. J'interroge quelques passants sur cette fameuse gare routiere, parce que l'heure tourne. Les gens m'indiquent la place des Halles, ca ne fait pas mon affaire, ce n'est pas du tout ce que les gens de la gare m'ont indique. Je retourne a la gare, je redemande. Ben si, ils parlaient bien de la place des Halles. "Mais sur mon papier, y'a marque rue Lefebvre, Couffignal" On me retorque que ce doit etre le nom de la rue si on rentre par la place des Halles par un autre cote (que bien sur ils ne connaissent pas, mais y'a pqs de doute, c'est la). Ils ne manquent pas de me faire comprendre que je suis un peu bouchee parce qu'ils me l'ont deja explique y'a une heure.
Personnellement, je n'ai deja plus de pied, et la place est loin de se trouver a 400m sur la gauche. Je prends le tram. C'est a deux stations. Juste quend je sors du tram, je me rends compte que y'a une station sur la ligne A qui s'appelle "Couffignal", bien bien loin de la ou je suis. Je cours (ou je me traine miserablement, au choix) jusqu'a la place des Halles, tout est ferme, pas un bus, un panneau affiche un bus a 20h20. Rien a voir avec le mien.
Je retourne a la station de tram en maudissant les gens de la gare, je regarde sur le plan, il y a bien une avenue Lefebvre a cote de l'arret Couffignal. Il est 20h30, mon bus part a 21h, et j'ai un tram dans... 13mn. C'est pas vrai ! Je me ronge les ongles, !#mn, je me ronge les ongles, le tram, je me ronge les ongles, station truc, station bidule, station machin, je me ronge les ongles, station Lycee Couffignal. Je vois un bus. Je cours (si si, la je cours vraiment). "C'est le bus pour ? - Budapest - Et le bus pour Belgrade ? - Il est juste la". Je cours, blabla avec les chauffeurs, qui ne parlent toujours pas francais (mais la j'ai l'habitude), je donne mon gros sac, je monte. Il est 21h02. J'y suis arrivee.
Dans le bus, on m'indique deux places libres. Chouette, je vais pouvoir m'allonger pour dormir. Incroyable mais vrai, cette fois-ci le film qu'on passe n'est pas un gros navet serbe avec des filles fil-de-fer et des bons gros gags salaces avec rires preenregistres en prime. Je n'en crois pas mes yeux : c'est La vie est un miracle de Kusturica. Joie ! Le film vient juste de commencer. Nous decollons de la gare routiere a 21h58. C'etait bien la peine que je courre comme ca...
Apres le film, je sors mon sac de couchage (nouvelle resolution : toujours prendre mon sac de couchage quand je dois dormir dans un bus, parce que je commence a en avoir assez, deja qu'o dors mal, de me reveiller toutes les 5mn a cause du froid). Zut, j'ai rien mange, tant pis, dodo.
6h37. "Ragnagna gnagna passoche gnagna" Passeport : on est a la frontiere slovene. Le ciel est plin de nuages, il fait gris, je prends mon gilet pour descendre. Dehors c'est le choc, on se croirait dans une fournaise, il faut enlever le gilet. Je me maudit d'etre en pantalon. Il n'est que 7h du matin, ca promet. En remontant, je discute avec la dame en face de moi. Il parait que c'est la canicule en Serbie. Chouette. Dans le bus, je suis a une table a 4, en face de moi il y a cette madame, sur les sieges a cote de moi un vieux monsieur avec un bras dans le platre, sur les sieges a cote de la femme en face de moi une femme avec un petit garcon, et encore derriere eux un couple avec un petit monsieur a moustache. Le petit monsieur a moustache n'arrete pas de faire des blagues. Il parle mal le francais, mais me pose plein de question. Au bout de 10mn, tout ce petit monde se mets a discuter de ma situation avec Stevan, me pose plein de questions sur lui, puis on discute d'autre chose, puis on s'endors.
"Ragnagna gnagna passoche gnagna" On est a la frontiere croate. On a fait passer le gobelet en plastique. C'est traditionnel : aux frontieres croates et/ou serbes, chacun donne 3 euros. On remets ca aux douaniers, et on nous fiche la paix. C'est beau la democratie. A chaque fois, il y a quelau'un pour raconter comment, un jour, ils n'ont rien donne, on on les a fait descendre pour verifier les bagages un par un. De preference les histroires se passent en hiver, sous la neige, et meme un fois la narratrice etait enceinte au moment des faits. Ca occupe pendant quelques minutes. Je soigne aussi discretement que je peux mes pauvres pieds couverts de cloques. Puis je me rendors.
Je me reveille et je lis un peu. L'auteur parle de sa grand-mere paternelle qui fetait une fete juive, je ne sais pas laquelle, le mot allemand ne me dit rien du tout. Je repose mon livre, le monsieur a moustache est tout fier de pouvoir me dire que je lis de l'allemand, le petit groupe se remets a discuter etudes, langues, puis on parle d'autre chose. La discussion derive sur Sarkozy (son nom est-il hongrois ou polonais ?) puis sur la ministresse de la justice (vous savez que son frere est un drogue ?), puis sur encore autre chose. En general, la discussion se fait en serbe, alors j'essaye d'attrapper un mot ici ou la, mais de temps quelqu'un se retourne vers moi pour me faire la traduction. Le petit garcon s'appelle Luka, son passeport passe de mains en mains, on s'extasie sur comme-il-est-mignon-sur-la-photo. J'apprends que Luka et la dame avec lui vont a Zrenjanin. On echange quelques mots sur la fete de la biere. Puis c'est la frontiere serbe. On a refait passe le gobelet, c'est jour de fete pour les douaniers aujourd'hui, on dirait. On s'arrete pour manger. Entre temps j'ai mage un petit gateau que j'avais amene, mais je dormais quand on s'est arrete avant. On arrive dans 1h, et je sais que la maman de Stevan attends toujours a la maison avec un bon petit plats les jours ou j'arrive, donc je prends juste a boire, parce qu'on meurt de chaud qudn on quitte le car. Luka a eu droit a une glace. Puis je m'endors jusqu'a Belgrade. Quqnd tout le monde s'agite, je sors de quoi me debarbouiller, pas de maquillage, il fait trop chaud. Mes voisins plaisantent parce que je me fait belle pour mon amour (ils traduisent directement du serbe, donc Stevan, c'est mon amour). On arrive "Ton amour est la ?" On a une demi-heure d'avance, il ne devrait pas tarder.
Au revoir aux gens. Je me pose sur le banc habituel. Environ une minute, puis je me leve pour acheter un coca, c'est intenable. En plus ma creme solaire est au fond du sac, je vais bien reussir a choper un coup de soleil en une demi-heure. J'hesite a me changer pour me mettre en jupe, mais au milieu du parc, ca craind un peu.
Puis Stevan arrive. Il fait 39 aujourd'hui, d'habitude il en fait facile 5 de moins. Rapide calcul, je me dit que 34, c'est quand meme beaucoup...
Nebojsa est avec lui (un ancien voisin, qui etait a Taize lui aussi). On va au Metro, un grand magasin, une sorte d'immense darty mais qui vendrait aussi de la bouffe. N'ont le droit d'y aller que les entreprises, et ceux qui par le biais de l'entreprise ont la carte Metro. C'est une concept allemand, je me rappelle etre allee au Metro a Berlin, parce que le pere de Karolina avait la fameuse carte Metro. Nebojsa a la carte Metro lui aussi, alors Stevan va acheter un auto-radio pour sa Yugo. Nebojsa fait tous les etalages un par un, fini par acheter un desodorisant pour voiture. Puis on repars sur Zrenjanin. Voyage agremente par les blagues de Nebojsa, qui a decidement un humour pourri. Je rigole, ha ha ha, que c'est drole, et j'en profite pour apprendre quelques mots serbes.
Quand on arrive, c'est direct la douche. Ce sejour sera "mini-jupe obligatoire". Et encore, je creve de chaud. Il est 18h15, on passe a table (c'est que je commencais a avoir faim), je decouvre que les serbes ont un fromage qui s'appelle Kiri et a un gout de Vache-qui-rit. Je retrouve avec joie le plat de tomates et poivrons rouges.
Ballade dans Zrenjanin, courses pour la maman. Puis on rentre, on regarde le film Les simpsons. La maman nous prepare un truc super bon : une sorte de burek, mais avec seulement du fromage, et cuit au four (pas frit comme le burek). Miam miam. Puis le raisin du verger du grand-pere. Miam miam.
Apres ca, je m'endors comme une masse devant je ne sais plus quel comique pas comique que Stevan adore. Du coup, j'ai passe la nuit toute habillee et Stevan est alle dormir dans la chambre de sa soeur, qui n'a pas d'anti-moustique, et ce matin il ralait. Moi je me suis reveillee a 7h quand il est parti, et impossible de me rendormir, il fait trop chaud.
Sur ce, je vous laisse.
07:15 Publié dans Rubrique Monde : Serbie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 22 août 2007
La vie, c'est trop crazy !
Fini hier dans le train le premier livre en allemand de ces vacances (il était temps) :
Crazy de Benjamin Lebert
Sur ce, je prends le train. Direction Strasbourg (et la place Klebert, avec, paraît-il, la meilleure librairie allemande du coin), puis Belgrade avec Eurolines pour pas changer.
Demain commence la fête de la bière à Zrenjanin. Ca va être trop bien...
14:15 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 14 août 2007
Le bilan (des 48h parisiennes)
Je ne peux pas attendre pour vous montrer au son de cette fabuleuse chanson s'il en est qui a infesté mes 48 dernières heures (et bien plus d'ailleurs, mais passons) les petites merveilles que j'ai enfin découvertes alors que les 48h de courses parisiennes arrivaient à leur fin, infructueuses, après avoir épuisé mes dernières ressources en matière de magasin de chaussures et un quart d'heure avant la fermeture du centre commercial...
... j'ai nommé ma deuxième paire de chaussures à talons !

Bien vrai qu'elles sont trop bêêêêlles ?
Très bien, alors profitons-en pour faire le tour des autres acquisitions d'importance.
Tout d'abord dans les grands classiques, j'ai écumé les librairies, et j'en ramène Bloompott de Sacha Guitry (que je réserve pour les jours de grande dépression à Berlin, enfermée toute seule dans mon appart glacial), L'âge de raison de Helen Fielding (en attenant de trouver le premier tome à 20 centimes), La pierre et le sabre (tomes 1 ET 2, quel vendeur intelligent qui les a attachés ensemble...) de Eiji Yoshikawa et Zipper und sein Vater (Zipper et son père) de Joseph Roth (oui, vous avez deviné, c'est en allemand).
J'ai aussi trouvé rayon manga les I''s (qu'il faut prononcer "aïtsou" m'a dit un Vice en colère hier (je fais confiance aux pros)) d'occas (à très bon prix, je suis ravie) et j'ai acheté les 3 premiers. Je me finirai la collection (15 tomes) petit à petit.

Dans la cathégorie "mais et ton travail ?!?", j'ai fait l'acquisition d'un énorme volume de thèmes-versions corrigés (très utiles si je ne trouve pas de quoi obtenir mon double Schein traduction, cette option étant apparement assez rare en Allemagne), un manuel des "pièges et difficultés de l'allemand" (ouhla, mais cest super ça, que je me suis dit en le découvrant) et surtout, enfin, après 3 tentatives ratées, un cahier d'exercices de grammaire digne de ce nom (et oui, qu'il est dur d'être devenu trop une bête en allemand dans ce monde éditorial d'incultes...). Enfin également, car il m'aura fallu de la sueur et des larmes pour me la procurer, une biographie d'Adenauer (comment ça ?!? il n'y a pas de biographie d'Adenauer à la bibliothèque de PLN ?) ; elle est toute belle, elle vient d'être éditée, et elle est fort chère :

Dans le genre qui sert à rien (mais indispensable pour ma chambre de Berlin, bien entendu) :


auxquelles viendra se rajouter à la première occasion une peinture à l'huile du Moulin rouge que j'avais repérée à Montmartre et que je veux garder en souvenir.
D'ailleurs, j'y pense, je ne vous ai jamais présenté ma jolie petite pendule souvenir de Paris ? Ca n'a rien à voir avec les courses d'aujourd'hui, mais peu importe :

En pensant à la famille qui se meurt de faim à PLN sans moi, j'ai bien sûr acheté le nécessaire à sushis : un tapis pour rouler les sushis et assez de feuilles d'algue pour tenir une année. Vivent Tang Frères... J'ai aussi craqué sur plein de trucs bizarres, gâteaux au soja, viande en sachet et boissons improbables, comme ces deux que voici (qui sont aussi infectes l'une que l'autre (lichees trop sucrés et l'autre est en fait une boisson alcoolisée)) :

Mais, quoi, horreur ?!? je découvre à l'instant que j'ai oublié de racheté une bouteille de sauce soja sucrée !?! Qu'allons-nous devenir ?!?
Enfin, puisque j'ai fini cette harrassante journée en m'octroyant un bon Mc Do bien mérité, j'ai eu comme petit cadeau ce joli verre (qui est vraiment en verre et pas en plastique comme la pub pouvait le laisser douter) :

Cela fait, j'arrête de faire mumuse avec mon appareil photo, et on repasse aux choses sérieuses.
Parce que le bilan des 24h ne serait pas complet si je ne mentionnais pas la super soirée crèpes chez Vice hier soir où j'ai découvert la Wii, terminant la partie bonne 3ème (mais avant Yoda quand même, l'honneur est sauf) en fracassant la manette de ce pauvre Vice contre la table, mais tout va bien, je vous rassure, le rapport du médecin légiste indique que ses jours ne sont pas en danger... Soirée au cours de laquelle j'ai découvert aussi à mes dépends que je suis chatouilleuse des cheveux, que l'appareil à massage cranien en fil de fer barbelé est une arme de dissuasion massive (contre les chatouilleux des cheveux, cela va sans dire) et que je peux toujours mettre ma gourmette de bébé, la preuve en images :

Une interruption totale du trafic entre Paris et Le Bourget (une première, ils ne me l'avaient encore jamais faite) m'a laissée - presque - désoeuvrée ce matin, et j'ai ainsi à peu près fini de mettre de l'ordre, de trier, perforer, classer mes cours de l'année (une dure corvée, qui heureusement ne se renouvelle qu'une fois par an). La nuit est encore longue et les choses seront sans doute fin prêtes pour partir demain dans la matinée, avec un trajet en train propice à me farcir de force la vie de ce cher Adenauer et retour triomphant à PLN avec plein de cuisine de sushis en perspective (je vous préviens que j'ai décidé d'apprendre à faire des nigiri-sushis, moi qui ne maîtrise pour le moment que les maki-sushis).
Programme pour la suite : rentrée sur PLN, je reprends le train pour Paris mercredi prochain pour me trouver jeudi en Serbie (avec peut-être une escale à Strasbourg et la joie immense de revoir ma Karo après 2ans ?). Car Vendredi commence à Zrenjanin la fête de la bière, et comme le dit Stevan, "il faut que tu voies ça". Donc ça va être trop bien. Retour malheureusement le 1er au matin à Paris pour aller m'inscrire aux oraux des rattrappages, qui pour leur part commenceront au plus tôt le 5.
Après les partiels et en espérant que les résultats seront à la hauteur, va commencer la formidable période où il faudra en même temps faire mon contrat étudiant, ma demande de bourse, ma demande de validation d'acquis pour les lettres modernes, les inscriptions pédagogiques et administratives en L3 Lettres Modernes et en M1 Allemand, le séminaire de rentrée, découvrir mon programme de Lettres Modernes, voir les professeurs et leur expliquer ma situation, aller à Berlin pour m'inscrire à l'université, trouver un logement, aller voir le groupe scout, et faire mon déménagement (tout ceci juste au moment d'une grève probable des cheminots allemands d'après ma journaliste attitrée qui est toujours au courant de tout).
(et tout ça juchée sur mes nouvelles chaussures que je ne compte pas déchausser de sitôt)
Enfin, me direz-vous, un programme qui ressemble plus à ma vie habituelle que ces intermnables posts énumérant les livres que je lis lors de mes journées oisives à faire bronzette sur la plage.
23:55 Publié dans Rubrique des vaches écrasées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Nostalgie quand tu nous tiens...
Je trouve enfin sur internet la vidéo de cette magnifique choré.
Il y a bien longtemps, je la dansais par coeur (toute seule devant ma télé... qu'est-ce qu'on fait pas quand on s'ennuie...)
The blues les amis...
06:55 Publié dans Rubrique des vaches écrasées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
