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jeudi, 09 août 2007

Y fait bô, très très bô

Y fait tellement bô que je passe mes journée à me frire au soleil à grand renfort d'huile de friture.

 Après la journée pluie désespérante, où dans mon désespoir j'ai regardé la fin de "Die Legende von Paul und Paula", un film allemand des années 70 tellement ennuyeux qu'on dirait du Godard, puis "Secret Story" (je ne suis jamais tombée aussi bas de ma vie je pense) avant d'enchaîner sur les infos de TF1 (ma maman était pas là, ouf, je peux sévir en toute impunité), puis sur le reportage sur la vie de Marie-Antoinette (après tout, elle est d'origine autrichienne, elle est donc digne d'un minimum d'intérêt) où l'on découvre que Joseph II (my love !!! un empereur autrichien !!!) était gynéco à ses heures, que Louis XVI était vraiment vraiment laid comme un pou (où est-ce le maquillage ?), et, avec stupéfaction, que  Lady Oscar n'était même pas citée malgré son rôle essentiel dans tous ces évènements (!!!) et finir enfin très tard le soir avec "L'île de la Tentation" (mais ça, c'est sacré, c'est l'été) où l'on se consterne avec consternation.

Heureusement le soleil est venu me sauver de la déperdition.

Commencé hier et fini hier La Mère de Pearl Buck (je ne m'y attendait pas mais c'est encore mieux que Vent d'Est, Vent d'Ouest qui était pourtant vachement vachement très bien).
Etonnament cette histoire d'une tristesse déprimante m'a remplie d'enthousiasme. Je pense que le bonheur qui émane des premières pages est si fort que les évènements tragiques qui s'abbattent un à un sur la mère ne peuvent pas l'entâcher.
J'ai pensé à Miazaki, aux Raisins de la colère, et j'ai envie de manger du riz pour le reste de la semaine au moins.

Commencé aujourd'hui et fini aujourd'hui (mais cette fois-ci c'est un livre court) J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy, les feuillets de cette jeune hongroise pendant le siège de Budapest de 1945 (occupés par les allemands et assiégés par les russes, les hongrois terrés dans les caves pour échapper aux missiles sont ballotté entre deux bourreaux aussi cruels l'un que l'autre). Je suis en train de lire maintenant Il n'est pas si facile de vivre, sa fuite de Hongrie.
Je vois passer ces noms qui me font rêver, Buda, Pest, Vienne, Innsbrück, mais baignés dans l'horreur de l'après-guerre, maigres, affamés et en guenilles. C'est très impressionnant.

" Que Mademoiselle a grandi ! m'avait-il dit.
Je m'étais alors étonnée d'apprendre que, dans notre cave, j'avais grandi au lieu de mourir."

Et en attendant la suite de mes vacances reste indéterminée, donc sûrement encore bien des jours de lecture si le temps se maintient.

PS : 23h, j'ai fini Il n'est pas si facile de vivre. Petit clin d'oeil : Christine Arnothy évoque les auteurs qui ont marqués sa jeunesse, nomme Pearl Buck. Au trois mots que celle-ci lui évoque, je reconnais immédiatement La mère. La fin de cette autobiographie est fortement impreignée des premières pages de ce roman et dans la dernière scène je crois entendre un écho aux mots de Pearl Buck.

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