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samedi, 21 juillet 2007

Hardi Porteur

 

De retour devant MON ordi dans MA chambre à Drancy, je me disais que j'allais vous donner des nouvelles après ce silence de presque une semaine (et quelle semaine !), et puis (après m'être faite jetée de chez Loïc comme je vais vous l'expliquer) je suis allée faire des courses pour manger quelque chose à midi (même si... bref) et je n'avais pas plutôt fait 10m que j'ai croisé un monsieur le sourire jusqu'au oreilles qui rentrait comme un athlète romain victorieux contre les spartes... le nouveau tome d'Harry Potter sous le bras.
Au cas où vous auriez vécu depuis un mois en apnée dans un sous-marin échoué au fond de l'océan indien, je vous rappelle en effet que le dernier tome des aventures du Harry est sorti cette nuit à minuit, pas une minute de plus, pas une minute de moins, s'il vous plaît.

Or, devant l'hystérie générale qui sévit autour de moi...
- France Info qui nous matraque d'interview de petits londonniens impatients qui sont allés faire nuit blanche devant les librairies pour avoir leur bouquin les premiers
- Raccoon : "Venir avec vous à la fête des loges dimanche ? Pas de problème si j'ai fini HP7 d'ici là !"
- Loïc : "Tiens Elodie, tu es revenue à la maison ? Désolé, je suis occupé, je lis HP7, on pourra se parler demain."
- Yoda qui insulte à tour de bras la poste qui ne lui remettra son exemplaire QUE mardi, et s'en va l'acheter à la Fnac puisque c'est comme ça
... je tiens à vous faire part de mes émois littéraires du moment, et à le proclamer sur tous les toits : je n'ai pas encore lu le tome 5 (et oui, na !).

J'ai en effet fait un petit passage éclair par Toulouse hier, que je n'ai pas revu sans émotion, vu que beaucoup de choses ont changé (la deuxième ligne de métro ouverte depuis moins d'un mois !!!). Et bien sûr j'ai été arrêtée dans mon exploration par le marché sur la place du Cap, où il y avait un étalage de vieux livres (du Brodard et Taupin à ne plus savoir qu'en faire), 1€ les deux, faites votre choix.
Malheureusement les deux seuls Julien Green, je les avais déjà (mais je me suis retenue pour ne pas les racheter... ben oui, on sait jamais !). Par contre, j'ai trouvé "L'Orange Mécanique" d'Anton Burgess (livre qui a servit à Kubrick pour faire son chef d'oeuvre des chefs d'oeuvre, seul livre que j'ai jamais lu qui m'aie donné envie de vomir (il faut le faire), et livre que j'ai bien sûr lu depuis longtemps mais prêté ensuite à ma meilleure amie qui ne me l'a jamais rendu, livre donc que je suis ravie de pouvoir remettre dans ma bibliothèque, livre Brodard et Taupin des années 70 pour courronner le tout). J'ai également opté pour "Les carnets du Major Thompson" de Pierre Daninos, au risque de l'avoir en double, mais je ne me souvenais plus si on l'avait à la maison, dont je connais des extraits de longue date sans me rappeler du plus petit détail si ce n'est que c'était à se tordre de rire. J'ai également opté pour un Sulitzer, parce qu'une fille de ma classe de prépa était fan et nous avait fait un exposé en anglais dessus, donc j'ai eu envie d'essayer.

Lors de mes trajets improbables et je ne sais plus dans quelle gare (quand je dois tuer le temps je regarde les rayons livres de poche de n'importe quel "Relais"), j'ai regardé les livres du moment (ceux qu'il FAUT lire et dont ma meilleure amie va forcement me parler tôt ou tard). J'ai noté que le dernier Marc Levy s'appelle "Mes amis, mes amours" et le dernier dans-la-vague-le-diable-shabille-en-prada "Mes amies, mes amours, et après ?". Je disais juste ça en passant.
J'ai été attirée immédiatement par un livre inconnu, d'une auteure inconnue. "Frappe-moi", et bizarrement j'ai immédiatement compris de quoi ça parlait, et moi qui malgré mes nombreux amis aux moeurs plus ou moins bizarres n'ai jamais été encore confrontée à ça, j'ai tout de suite beugué sur ce livre. Puis je l'ai reposé. C'est comme ça que ça avait commencé pour "Bye Bye Blondie" qui ma fait tomber sous l'emprise de Virginie Despentes pour un bon moment.

Et sinon quoi d'autre ? Je viens de finir les quatres tomes de l'autobiographie de Julien Green, moins emballée par le dernier. A partir du moment où Julien entre dans l'âge adulte, nous devenons trop différents, et malheureusement Green tombe dans le sous-entendu flou que j'ai du mal à décripter, vu que j'ai du mal à me représenter ce que peuvent faire deux hommes ensemble... oui, je suis d'une grande naïvité, on me l'a déjà dit.

Lancée par Green qui en parle comme du livre le plus marquant de sa jeunesse, et pour faire une pause dans le Green, je suis en ce moment en train de terminer Le décaméron de Boccace, malheureusement dans une édition incomplète (mais Brodard et Taupin des années 70, donc on lui pardonne). Certains contes sont vraiment super, même si l'ensemble ne m'emballe pas plus que ça.

Mais c'est qu'il va falloir que je travaille un peu aussi maintenant...

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