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mercredi, 11 juillet 2007

Lodi se débrouille toute seule comme une grande (épisode mardi)

 

Stevan qui se plaind toujours de ne pas avoir de voiture a cependant un vélo qu'il n'utilise plus depuis des années. Il a essayé de le remettre sur pattes, mais "les freins ne marchent pas".
Alors lundi soir il me montre la bête. "Ben qu'est-ce qu'elle a ? - Les freins sont durs, là, tu vois. - Mais non, ils sont pas durs, les miens sont pires, et mes roues sont rafistolées avec du fil de fer. Ton vélo est comme neuf."

Hier matin donc, j'enfourche la bête. Regardez comme elle est belle :

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Exceptée cette saleté de barre à cause de laquelle j'ai manqué me rétamer par terre au premier carrefour (et oui, vélo de garçon), elle est super. Comme c'est une demoiselle, je n'ai pas pu la baptiser Toto, mais je reréfléchirai à ce problème épineux sous peu. J'en parlerai avec Stevan.

Hier matin, donc, j'enfourche la bête. Et c'est parti pour la piscine !
Pour y aller, c'est très simple, Stevan m'a expliqué. Il faut aller au Green, puis continuer sur le pont et tout droit... à moins qu'il ait dit à gauche, et puis après on va tout droit jusqu'à ce qu'il n'y ai plus de route, à ce moment là on prend à gauche... ou à droite peut-être, et puis on suit la route toujours tout droit... sauf qu'il faut tourner à un moment...
Bref, au bout de quelques mètres je suis perdues. Mais pas de panique ! Car "Excusez-moi, savez-vous où se trouve la piscine ?" fait partie du vocabulaire que je maîtrise avec aisance et naturel. C'est en tout cas ce que j'ai essayé de faire croire. Pour rejoindre la piscine je n'ai eu qu'à interroger à tous les croisements les braves gens qui se trouvaient là. Alors certes je ne comprends rien à ce qu'ils me répondent, mais la Serbie a l'avantage d'être un pays où l'on parle avec les mains, et donc quand on vous indique une direction, c'est bien pratique. Il suffit de suivre les doigts, de faire comme si on avait compris, et de remercier bien gentillement avec un accent le plus voïvodin possible pour éviter d'attirer les soupçons.

J'ai quand même fini par arriver à la piscine, enchantée et ravie de cette ballade pleine d'imprévus. En plus il fait beau et on est presque en pleine campagne, c'est magnifique.

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Entrée aux frais de la société de Stevan (ce pays est un paradis je vous dit), piscine extérieure en été. Cet hiver, maintenant que j'ai un vélo, c'est promis, j'irai au saunat.

Retour très facile puisque je connais le chemin, il suffit de revenir sur mes pas... que je me dis.
Bref, après m'être perdue à nouveau trois fois, je vois un panneau "Zentar". Ah ben voilà, suffit de suivre les flèches.

Comme il est encore tôt, je vais faire un tour au marché.

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Je n'ai jamais vu des pastèques aussi énormes. Ca me donne presque envie... :P
Soudain l'orage éclate. Heureusement que je suis juste à côté, je rentre en vitesse. Depuis, ils ne fait que pleuvoir (c'est la vengance des français, avouez, vous avez fait des incantations vaudoues depuis une semaine).

L'après-midi se passe vec Jugoslav à la rcherche d'un cadeau pour Lazar qui fête son anniversaire.
Le soir nous nous rendons chez lui. "Tu veux quoi ? Bière ceci, bière cela, bière truc, rakija ou vodka ? - Ben, si y'a un truc sans alcool... - C'est pas vrai, Stevan, t'as réussi à trouver une buveuse d'eau comme toi ?" Finalement il me propose un jus de fruit. "Oui, ça ira très bien. - Pepsi ou orange ?" Ah, j'ignorais que le pepsi était un jus de fruit... "Pepsi, c'est super." Bref, Lazar est toujours fidèle à lui-même. Il a un tic : il tape dans ses mains quand on lui en sors une bien bonne. Je suis à chaque fois au bord de la crise cardiaque.
Lazar revient de Grèce et il a des milliards de choses à raconter à tout le monde. Je ne connais personne à part Jugoslav et un gars qu'on avait déjà rencontré à Vrsac lorsqu'on avait été voir Van Gogh pour la fête du vin et qui est trop occupé par sa nouvelle copine peroxydée pour discuter avec moi. Sinon, ce sont tous des métaleux, dont une fille qui ressemble aux gothiques de Saint-Sernin mais avec dix ans de plus et un bébé dans le ventre. Pendant qu'ils discutent, plaisantent et que Lazar tape dans ses mains, on se passe en fond sonore le best of de Guns and Roses. Génial. (d'où cette merveilleuse musique qui vous accompagne, "Paradise City").

Nous quittons le groupe au moment où ils vont attaquer la pastèque à la vodka.
Chao Lazar, à la prochaine !

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