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mardi, 10 juillet 2007

Lodi se débrouille toute seule comme une grande (épisode lundi)


(Je vous youtube, parce que la connection ici permet pas de podcaster comme il se doit.
Vous avez qu'à ne pas regarder la vidéo et continuer à lire le post.)

Qui a décrété que je devais rester cloîtrée dans l'appart tous les jours en attendant que Stevan rentre du boulot ?
Parce que 8h planté devant un ordi, mon amour de l'informatique commence à faire défaut (surtout quand dans l'après-midi le sieur Stevan doit faire un truc à l'ordi et que je doit encore retuer le temps sur internet).

Hier matin donc, j'ai empoché mon appareil photo avec la ferme intention d'avoir assez de matière pour vous pondre un article béton sur la belle ville de Zrenjanin dans mon carnet de voyage. Vous allez en avoir plein les mirettes.
J'ai mitraillé tous les coins de la ville, ou du moins du centre ville et de ce qui était pas trop loin en général.

Après deux heures de paparazziting passionné, l'heure fatidique du retour de l'homme approchait. Et comme deux heures sous la canicule ça commence à donner soif, je me suis arrêtée dans un café pour commander un coca.

Bon, ok... ça s'est pas exactement passé comme ça.
En fait, j'ai bien dû aller et venir pendant une demi-heure dans la rue principale avant de prendre mon courage à deux mains et m'asseoir quelque part (torturée de questions existentielles du genre : est-ce que je dois commander avant de m'asseoir ? est-ce que je dois faire signe au serveur ? et comment je saurai qui est le serveur ? et si il comprend pas ce que je commande ? et si il essaye de m'avoir sur le prix ? et est-ce que ça se fait une fille toute seule à la terrasse d'un café ?).
Lorsque le serveur s'est approché de moi et a gromelé un trcu que j'ai pris pour un "qu'est-ce que je vous sert ?" j'ai vite calculé ma réponse : je sais dire "jus de fruit", mais si il me demande lequel ? Je ne connais pas les différentes marques de jus de fruit marquées sur la carte et surtout je ne connais pas le nom de tous les fruits (et pas celui de la fraise, or c'est un ju de fraise que je veux). J'ai donc articulé une phrase qui me semblait intelligible "Jedan Coca-Cola".
Fantastique, il revient avec une petite bouteille de coca-cola et me pose une addition : 90 dinars. Soit quelque chose comme 1,15€. Pour la peine, et comme j'avais grand soif, j'en ai pris un deuxième. "Jos jedan Coca-cola". Ca aussi je sais dire.
Mais au moment de quitter les lieux, une autre question se pose : dois-je laisser un pourboire ? Ben oui, parce que ça ne se fait plus trop en France depuis la loi "service compris", mais en Slovaquie Jérôme avait pris soin de me rappeller ce détail d'importance. Je décide donc de faire comme Jérôme : je laisse 10%. Comme je suis pas à un centime d'euro près, je lui laisse 20 dinars. Ai-je bien fait ? Qui me le dira ?

Je vais faire quelques photos encore dans des coins. Et il est déjà 16h ! Zut, Stevan doit déjà être rentré depuis une demi-heure, ils m'attendent pour le repas de midi ! Et je rentre dare dare. J'avais oublié que nous étions lundi, jour où Stevan est harcelé de travaux en retard de la semaine d'avant. Il a déjà plus d'une heure de retard. J'en profite pour apprendre le verbe "refroidir" aux grands cris de la maman "supa se hladni supa se hladni !", puis nous papottons un peu sur le balcon, dans la limite de nos limites langagières respectives et limitées.

Une fois l'homme rentré, la journée se trouvait fort écourtée, je lui ai raconté mes aventures palpitantes, nous avons explorés nos ordinateurs respectifs à la recherche de nouveaux films intéressants (j'ai récupéré "Farenheit 451" de Truffaut, je suis toute contente).
En soirée j'ai réussi le triple challenge :
1. de lui faire regarder Grease (le 1 ET le 2, s'il vous plaît) --> car Stevan exècre les comédies musicales, surtout lorsque les gens chantent et/ou dansent (ce qui est un peu handicapant pour pouvoir apprécier une comédie musicale). Alors bon, ok... on a zappé toutes les parties chantées (j'ai réussi à obtenir de regarder le final du 1 et le cour de bio du 2, mes deux préférées).
2. qu'on se fasse une ballade dans Zrenjanin sous le clair de lune (mais non, t'es pas fatigué, Stevan), où nous avons rencontré Lazar dans son coin habituel (celui où traînent tous les métaleux du coin le soir)
3. d'aller se faire une partie de baby-foot (nous avons sillonné tout Zrenjanin pour finir par apprendre qu'il y en avait au Green, un de nos bars fétiches. Là nous avons pris 3 jetons (15 balles) et nous avons invité deux gars qui traînaient au billard. On les a écrabouillés tellement on est forts mon chéri et moi, et on est rentrés tout contents en se promettant de concourir aux prochains jeux olympiques. Et le croirez-vous ? Un jeton de 5 balles coûte 10 dinars (c'est à dire un peu plus de 10 centimes)... j't'en ferais des soirées enflammées à PLN avec ça !)

Commentaires

Tès joli article ... à part le repas de midi à 16h00 ... c'est normal ?

Écrit par : Ingrid | mardi, 10 juillet 2007

Ben... on avait une heure de retard effectivement.

Écrit par : Lodi | mercredi, 11 juillet 2007

Moi je me suis torturée mentalement pendant toute ma lecture pour reconnaître la chanson... c'est les Cranberries non ?

Écrit par : Winnie | mercredi, 11 juillet 2007

Vi, Cranberries "Dream"

Écrit par : Lodi | mercredi, 11 juillet 2007

Mhhhh.... triple challenge ? il me semblait que c'était un triple mais pas avec les même points ..... peut-être un quadruple alors.

Écrit par : Yoda | jeudi, 12 juillet 2007

Les commentaires sont fermés.