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mercredi, 04 juillet 2007

M'y voici m'y voilà

Grand périple donc pour arriver en Serbie cette fois-ci. Parce que je me suis décidée juste à la dernière seconde et que donc pas de place dans le traditionnel bus.

Tout d'abord un train jusqu'à Strasbourg. Ne surtout pas rater le train ! Départ de la maison 2h30 avant (pour un trajet d'une demi-heure, c'était raisonnable). J'ai attendu une bonne heure et demi à la gare (avec une dernière glace pour me faire patienter quand même).
J'ai donc pu tester le tout nouveau TGV qui relie Paris à Strasbourg en 2h30 et donc tout l'UFR d'allemand ne fait que parler depuis un an (allez savoir pourquoi).

Une fois à Strasbourg, j'ai un train de nuit qui m'emmène à Vienne. Je suis toute illuminée de bonheur en me couchant, pensant que lorsque je réouvrirai les yeux je serai à Vienne... ah Vienne... Il n'y a pas de pays qui me fasse plus fantasmer que l'Autriche (Serbie y compris... quoi que dans le Banat je reste dans l'ancienne Autriche-Hongrie, et même en Transléthanie... alors finalement...), Vienne prenant bien évidement la première place des endroits les plus merveilleux qui doivent exister sur terre.
Je réouvre les yeux... réveillée par une horde de roumains qui parlent très très fort. Toute la nuit nous avons eu droit à un piaillement slave incessant, ponctué de grands éclats de rire à tout bout de champ. Ils devaient être au moins 20 pour faire un tel rafut ! Mais j'avoue que quand ils ont sorti l'harmonica j'ai failli sortir de mon lit pour aller les insulter en serbo-croate (qui sait, peut-être auraient-ils compris ?).

Ce qui est quand même bien dans ce train de nuit, c'est qu'ils vous offrent le petit déjeuner. J'avais commandé la veille un thé, et quelle ne fut pas mon émotion en le buvant de me rendre compte que c'était exactement le même que celui que j'avais bu tous les matins en Croatie cet hiver et qui m'a fait contracter un amour sans nom pour les thés rouges (mais malheureusement sans retrouver jamais ce goût-là précisement).
J'ai également discuté avec une fille qui venait faire Vienne-Budapest en vélo avec un ami. La petite veinarde doit être à l'heure actuelle en train de profiter des paysages paradisiaques avec des jambes bien douloureuses, mais tout de même, quel bonheur ce doit être !

Arrivée à Vienne à 9h15, je découvre que j'ai un rain pour Belgrade à 9h52. Petite déception : ça ne me laissera pas le temps de profiter de la ville. De toutes façons la Westbahnhof ne doit pas être en plein centre-ville. Grosse déception cependant, la queue pour prendre mon billet me laisse juste le temps d'attraper mon train, sans pouvoir passer dans le bureau de presse de la gare m'acheter le best seller du moment. J'avais en effet tenté cette formule en allant à Freibourg, achetant le livre n°1 en Allemagne que j'avais dévoré d'un trait (ce qui change des traditionnels grands classiques allemands qui me forcent à faire une recherche poussée sur le vocabulaire littéraire du XIXe mais ne m'apportent pas grand chose d'autre en ce qui concerne le parler normal auquel je serai confrontée l'an prochain. J'étais doublement déçue parce que j'ai une prédilection pour les auteurs classiques autrichiens (Arthur Schnitzler en tête) et que j'aurais bien voulu découvrir si leurs successeurs étaient à la hauteur. J'ai quand même eu droit au guichet et dans le train à une confrontation avec le parler viennois. Il faut dire que le viennois, c'est bien de l'allemand... sauf que c'est pas pareil. En Autriche, on dirait que tout le monde parle avec du chamalow plein la bouche, et ça demande une sacré concentration !

Toute heureuse cependant d'avoir un train tôt. Chouette, je vais arriver tôt ! Déception : départ 9h52, arrivée 20h34. De quoi ?!? Petit texto de mon chéri : autant descendre à Novi Sad, je gagnerai du temps et le bus pour aller à Zrenjanin sera moins cher. Arrivée à Novi Sad à 19h04.
A part deux jeunes qui ont dormi comme des masses de Vienne à Budapest, j'ai eu mon compartiment pour moi toute seule. Et je peux dire que les secondes classes autrichiennes n'ont rien à envier aux premières classes françaises (cela me conforte dans mon opinion quant à l'Autriche). D'autant plus appréciable quand on peut prendre toute la banquette pour s'allonger. Et ainsi de coma en lecture du premier tome de l'autobiographie de Julien Green (Partir avant le jour, un régal), les dix heures ne furent entrecoupées que de la visite régulière du contrôleur (qui changeait à chaque pays) et es agents de contrôle des frontières. En quittant la Hongrie, l'un d'eux, accompagné d'un Machin-truc-skola (qui faisait vraissemblablement partie de l'école pour devenir agent de conrôle des frontières), a fait un véritable cours sur le passeport français, visiblement ravi d'en voir un en vrai pour en montrer toutes les subtilités à son élève.
C'est après avoir passé cette frontière côté serbe (Subotica) que j'ai reçu un coup de fil de Stevan : "jai trouvé une voiture, je viens te chercher à Novi Sad".
Chouette chouette chouette. Livre finit, je regarde le paysage avant d'arriver à Novi Sad. On ne se croirait pas aux abords d'une grande ville, il n'y a que des champs à perte de vue. Des colonnes de fumée un peu partout. C'est un des rares souvenirs que je garde du Mexique : les champs en flammes pour fertiliser le sol.
A la gare, je suis accueillie par un chéri tout empressé à porter ma valise. "Mais pourquoi tu as ramené des pierres de France ? - Non, non, pas des pierres, juste plein de cadeaux de ma maman, et mon ordi !"

Un petit tour dans le centre ville, tout fraîchement rénové.
Puis une sympthique nuit blanche. Parce que en Serbie je me rends compte tout à coup qu'on est en été (ben oui, à Paris on avait un peu oublié). Et la chambre qui m'est dévolue chez les Stanimirovic est un véritable élevage à moustiques. J'avais un peu prévu le coup en prenant mon pyjama à manches longues, mais rien n'y a fait, mes avant-bras sont restés désespérément à la merci de ces monstres sanguinaires. Réveillée à 8h avec 9 piqûres sur l'avant-bras droit (le plus impressionnant, je vous rassure) j'attends que Stevan rentre du boulot (d'ici deux ou troix heures) pour aller dévaliser le magasin de tout ce qui contient de la citronelle. Et d'eau par la même occasion, car l'eau du robinet n'ext pas potable.

Commentaires

la guyanaise te dis,lesmoutiques c'est dur les 3premières années après ils en ont un peu marre

Écrit par : manue | mercredi, 04 juillet 2007

comment ?? Emma doit faire 2 prises de sang en 6 jours et Tati Lodi se plaint de piqûres de moustiques , dans un joli pays avec son chéri à deux pas ...

Écrit par : Ingrid | mercredi, 04 juillet 2007

Pas mal le coup des pierres. Je suis désolée que tu n'aie pas pu profiter de Vienne, ça aurait tip top moumoute des photos de cette ville ^^

Surtout qu'en plus ils font du chocolat comme personne, c'est vraiment un lieu pour toi !!!

Bon courage avec les moustiques !!

Ah pis concernant le TGV Est ton Papa m'avait dit qu'il roulait normalement... (comme entre Toulouse et Bordeaux en fait)

Écrit par : Winnie | jeudi, 05 juillet 2007

Alors je ne peux pas laisser ca !!!
Le meilleur chocolat est Suisse (par tradition et pas un tas de circulaires européennes).

Le TGV Est roule a pleine vitesse depuis 1 mois environ (et oui c'est encore une chose qui fait que l'allemagne est super, apres "moi" et le manala)

Écrit par : Yoda | jeudi, 05 juillet 2007

Le meilleur chocolat chaud est suisse ??? QUOI durant toutes ces années le panégyrique du chocolat viennois ne serait que mensonge ?

Après je ne conteste pas la qualité du chocolat "dur" suisse, j'irais le goûter cet été d'ailleurs uhuh mais je parlais de chocolat chaud, connaissant l'addiction d'Elodie à ce breuvage...

Écrit par : Winnie | jeudi, 05 juillet 2007

Elodie serait fan du chocolat chaud ? j'avais presque pas remarqué ;) (d'ailleurs il y a un poste sur cela il me semble), mais bon elle est aussi fan de la glace au chocolat (aussi bien etalé sur une assiette (photos de la fete foraine) que sur le nez (photo soirée Kubrick)), du cheesecake (MIAM !!!), et de pleins d'autre choses qui vont directement nourrir les fines cellules adipeuses).

Écrit par : Yoda | vendredi, 06 juillet 2007

Les commentaires sont fermés.