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mercredi, 25 avril 2007

Toto

Ce week-end, devoir citoyen oblige, je suis passée par Toulouse.

La grande opération consistait en réalité à ramener avec moi mon palfroi, j'ai nommé Toto. Toto est sans conteste l'un de mes plus fidèles compagnons de route. Il est svelte et élancé, merveille de la nature à la robe d'un violet délicat. Toto, je l'aime.

Passé mon premier désaroi devant l'état dans lequel se trouvait Toto, et grâce à l'aide précieuse de tonton Dédé (mille et remille merci) Toto fut bientôt d'aplomb. A vrai dire, le mal n'était pas bien grand, mais je suis fort peu au point dans l'entretien des palfrois...

Toujours avec l'aide ô combien précieuse de tonton Dédé (et encore merci), Toto est arrivé sans encombre à Toulouse. Il m'a fallu bien du temps pour comprendre où se trouvait le box de mon étalon, et j'ai alors découvert avec stupéfaction qu'il fallait une réservation pour les montures, de 10 euros (rien que ça). J'attends donc le contrôleur devant le box de Toto, pour lui expliquer que lorsque j'avais pris mon billet et demandé confirmation que les montures y étaient acceptées, la personne au guichet n'avait pas jugé nécessaire de me préciser que ladite réservation était obligatoire. Lorsque le contrôleur arrive, je lui explique mon problème en deux minutes, il me dit de rejoindre ma place, qu'il va passer. Bien. Une heure plus tard, le contrôleur passe en hâte dans mon compartiment, et me rassure au passage qu'il va passer. Bien. Deux heures plus tard, le contrôleur passe à nouveau en hâte dans l'autre sens. Bien. Arrivée à Paris, je sors Toto de son box, et comme je ne vais tout de même pas me battre pour payer dix euros, nous laissons derrière nous à tout jamais le contrôleur qui va passer.

Mais c'est alors que la vrai aventure commence. Car il s'agit maintenant de rejoindre Drancy, ce qui n'est pas une mince affaire. C'est du moins ce que je croyais, car en réalité à part des crampes aux bras pour porter mon palfroi dans les moults et moults escaliers du RER, je n'ai rencontré aucune difficulté, ni pour passer les portes, ni pour entrer dans les rames. Etant bien connu que l'indifférence totale ne règne nulle part aussi bien que dans le métro parisien, les gens n'avaient pas l'air plus surpris de voir un étalon dans la rame que si j'avais transporté avec moi un sac de course ou si je m'étais mise à danser le hip-hop sur une musique endiablée.

C'est donc dans l'indifférence totale que Toto et moi avons fait une arrivée triomphante à la gare de Drancy. C'est alors que j'ai pour la première fois monté Toto, pour faire les quelques mètres qui me séparaient de la maison.

Toto a été réellement étreiné lundi, car c'est lui qui m'a menée au grand galop au badminton. Quel plaisir de ressentir à nouveau sa croupe sous mes fesses endolories, maintenant à nouveau recouvertes de bleus. Sur le chemin du retour, je me suis prise à penser que chevaucher par une belle soirée de printemps dans les rues de Drancy, c'est un peu à cela que devait ressembler le paradis...

Commentaires

Quel dommage que nous n'ayons pas de photos de ton fier destrier (message subliminal)... m'enfin il a eu de la chance déjà de voyager gratis eheh ^^

Oh pis on a vu ton maire à la télé dimanche soir, Drancy c'est la classe internationale !

Écrit par : Winnie | mercredi, 25 avril 2007

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