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lundi, 09 avril 2007

L'évolution des consonnes : 2ème mutation

Nous pouvons maintenant passer à la seconde mutation consonantique qui commence environ au IVème pour s’achever au VIIIème siècle. Il y a un avantage et un inconvénient à cette mutation : l’inconvénient est que je ne peux plus vous donner d’exemple en anglais puisque l’anglais s’est arrêté à la 1ère mutation, l’avantage est que c’est quand même vachement plus simple que la 1ère mutation.

 

Vous vous rappelez de notre 2ème série qui se croyait si maligne d’avoir récupéré la meilleure place phonologique ? Et bien elle se trouve bien attrapée, parce qu’elle va la perdre en allemand, sa place ! C’est la seule série qui va bouger, et elle va nous donner (le germanique est en haut et l’allemand en bas) :

 

p

t

k

 

Après voyelle

f

z

h ou ch

Entre deux voyelles

ff

zz

hh

Ailleurs

pf ou ph

tz

kch

Ainsi, 10 est « ten » en anglais et « zehn » (prononcer [tzen]) en allemand. Et lorsque que l’on « hope » en anglais, on « hoffe » en allemand.

 

Et voilà, vous savez tout sur l’évolution des consonnes depuis l’indo-européen jusqu’à l’allemand !

 

 

Des petits malins vont me dire : « Mais dit donc ! Y’a d’autres syllabes que ça dans l’alphabet ! » C’est vrai que je n’ai pas parlé de l, r, m et n… pour la bonne raison qu’ils restent inchangés !

 

Alors bien sûr il y a quinze mille exceptions à toutes ces règles, dont je vous passe le détail. Ce sont principalement les associations de consonnes qui posent des problèmes ([ks], [pl], [gd] ou tout ce que vous pouvez imaginer) qui mutent de manière spéciale, ni évoluent plus tôt ou n’évoluent pas du tout, ou que sais-je.

Alors si vraiment le sujet vous passionne, on peut prendre rendez-vous et je vous raconte tout ça sans problème.

 

Ces évolutions nous ont conduit jusqu’au vieux-haut-allemand, la première langue « allemande ». Depuis, il y a eu quelques changement minimes, dus surtout à des grammairiens qui ont voulu « rationaliser » la langue allemande (pensez à l’histoire du mot « poids » en français !) et en ont fait l’allemand moderne.

 

L’écart entre vieux-haut-allemand et allemand moderne correspond à l’écart entre français du Moyen-Âge et français moderne. C’est donc ce vieux-haut-allemand qui va m’occuper l’an prochain et qui ne me fait pas plus peur qu’il ne vous fait peur à vous, maintenant que vous connaissez si bien sa généalogie.

 

Commentaires

Ah mais que fait-on quand l'allemand nous fait peur... et le vieux français aussi ?

On regarde ton blog en se cachant les yeux l'année prochaine ?

Écrit par : Winnie | mardi, 10 avril 2007

Jean-Christophe, toujours très pragmatique, me demande "c'est bien le vieux-haut allemand. .. Mais concrètement pour en faire quoi après ????" "c'est quoi son but après Berlin ???"
Si tu pouvais l'éclairer, ça serait gentil !!

Écrit par : Ingrid | jeudi, 12 avril 2007

Et ben c'est bien simple, vieux-haut-allemand ou pas, je resors avec un master d'allemand, et surtout une annee d'immersion totale en pays germanophone. Ca fait toujours bien dans un CV.
Puis pour ce qui est de ce que je compte faire concretement apres Berlin... ne parlons pas des sujets qui fachent...

Écrit par : Lodi | vendredi, 13 avril 2007

Le même sujet, traité un peu différement, mais que les non-initiés peuvent comprendre :
http://projetbabel.org/francique/frise.htm

Écrit par : Lodi | samedi, 28 avril 2007

Les commentaires sont fermés.