mercredi, 09 mai 2012

Et vous, vos élections, c'était comment ?

J'ai (presque) réussit à faire un article d'actualité moins d'un mois après l'évènement sur le blog de la Vache en Germanie.

Donc on applaudit et on va le lire !

lundi, 07 mai 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les deux semaines passées ?

Une semaine de beau temps, où j'ai pas mal traîné au parc près de chez moi, donc pas mal lu. Suivi d'une semaine de mauvais temps, où je suis plutôt restée devant mon ordinateur, moins de lecture...

Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas

J'ai eté très enthousismée par la 1ère partie, qui parle des années passées en prison, du temps qui s'écoule lentement, de la folie qui monte... Très introspectif et réfléchi.

La deuxième et la troisième partie sont plus convenues, plus aventureuses. On les écoute avec plaisir, mais ce n'est plus la même trempe... Quant à la suite : la version audio n'était pas terminée ! Je suis donc restée sur ma faim et dois maintenant attendre que le lecteur termine le roman.

Sur l'eau, Maupassant

Carnet de bord de Maupassant lors d'une virée à bord de son Bel Ami, passant par Saint Tropez, Fréjus, Monaco... Un peu brouillon, très contemplatif, pas d'histoire, plutôt des impressions. Un peu long, en définitive.

Au moment où j’entrais à l’hôtel pour y déjeuner on me remit un effrayant paquet de lettres et de journaux qui m’attendaient, et mon cœur se serra comme sous la menace d’un malheur. J’ai la peur et la haine des lettres ; ce sont des liens. Ces petits carrés de papier qui portent mon nom me semblent faire, quand je les déchire, un bruit de chaînes, le bruit des chaînes qui m’attachent aux vivants que j’ai connus, que je connais.
Toutes me disent, bien qu’écrites par des mains différentes. "Où êtes-vous ? Que faites-vous ? Pourquoi disparaître ainsi sans annoncer où vous allez ? Avec qui vous cachez-vous ?" Une autre ajoutait : "Comment voulez-vous qu’on s’attache à vous si vous fuyez toujours vos amis ; c’est même blessant pour eux…"
Eh bien ! qu’on ne s’attache pas à moi ! Personne ne comprendra donc l’affection sans y joindre une idée de possession et de despotisme. Il semble que les relations ne puissent exister sans entraîner avec elles des obligations, des susceptibilités et un certain degré de servitude. Dès qu’on a souri aux politesses d’un inconnu, cet inconnu a barres sur vous, s’inquiète de ce que vous faites et vous reproche de le négliger. Si nous allons jusqu’à l’amitié, chacun s’imagine avoir des droits ; les rapports deviennent des devoirs et les liens qui nous unissent semblent terminés avec des nœuds coulants.
Cette inquiétude affectueuse, cette jalousie soupçonneuse, contrôleuse, cramponnante des êtres qui se sont rencontrés et qui se croient enchaînés l’un à l’autre parce qu’ils se sont plu, n’est faite que de la peur harcelante de la solitude qui hante les hommes sur cette terre.

Dagmar, Franz dit Bart

Une histoire de vampire entre le Berlin des années 10 et le Paris de 2001.
Un livre offert par les Agents Littéraires pour lesquels je dois écrire une critique. J'en reparlerai donc.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, Stig Dagerman

Un long poème en prose, qui me plaît beaucoup, mais qui demande de pas mal se concentrer...

Le docteur Heraclius Gloss, Maupassant

La traversée, Alain Vircondelet

La traversée de la mer méditerranée par les pied noirs en été 62. Et tout ce qui tourne autour. Évidemment passionnant.

Qu'est-ce que j'ai vu ces deux dernières semaines ?

Je me suis régalée dans le retour en train. Qui a dit que le trajet Toulouse-Paris-Berlin était fastidieux ?
Puis, comme vous allez pourvoir le constater, j'ai été prise d'une boulimie d'animés (exclusivement japanisation en l'occurence). Évidemment, un animé, c'est beaucoup beaucoup d'épisodes (moins qu'on ne le croit tout de même, la durée standard étant de 12 ou 24 épisodes - les animés à 364 épisodes comme Pokémon sont quand même une exception).

Help (Richard Lester, 1965)



Help est mon premier film "Beatles". Ce film n'a aucun sens, mais qu'est-ce qu'on se marre !
Ringo se retrouve à posséder l'anneau (ha ha ha, le jeu de mot...) sacrificiel d'une quelconque secte des Bahamas, dont le grand chef est à sa poursuite et essaye de le peindre en rouge pour pouvoir lui couper la gorge selon les rites sacrés. Les quatres Beatles, quand ils ne chantent pas, font les idiots et se roulent dans la neige. Humour potache et jeux de mots pourris garantis. Ce film a l'air d'avoir été une bonne partie de rigolade.

Nausicaä de la vallée du vent (Top Craft : Miyazaki, 1984)

Poussant dans une terre polluée, arrosées d'une eau polluée, les plantes le la terre ont créé une forêt toxique aux effluves mortelles pour les humains. Dans cette forêt vivent des inscectes géants. Voulant brûler la forêt, les humains n'ont fait qu'empirer les choses, de sorte que l'humanité est presque éteinte. Une armée humaine part pour une ultime tentative de destruction de la forêt, tandis que Nausicaä, la princesse d'un peuple pacifique, apprivoise le vent, les inscectes et la forêt.

Miazaki a le talent extraordinaire de créer des mondes imaginaires plus proches de la réalité que n'importe quel réalisme. Je n'aime pas la SF, les monstres et les machines incroyables. Sauf quand c'est Miazaki qui raconte. Dans ses dessins animés, Miazaki traite de sujets graves et difficiles.
Evidemment, il parle de l'équilibre du monde, de l'interdépendance homme-nature. Ca crève les yeux à lire le synopsis.
Ce qui crève moins les yeux et qui est encore plus intéressant peut-être, c'est quand il osculte la nature humaine. "J'ai peur de moi-même." dit Nausicaä, qui n'a pourtant peur de rien ni de personne. Elle pointe du doigt LA vérité de Miazaki : l'homme est son propre ennemi. Dans les histoires de Miazaki, les forces de la haine, de la soif de pouvoir sont des poisons qui détruisent au sens propre les héros (pourtant en général gentils et généreux). C'est cette haine, cachée dans leurs coeur, qu'ils doivent combattre.

En fait, les aventures contées par Miazaki sont des auto-psychalanyses. C'est ce qui les rend passionantes, au delà des créatures de légende et des machines de l'hyper-technologie.

Murder in the first (Marc Rocco, 1995)

Film très sombre, tiré d'une histoire vraie, sur un détenu d'Alcatraz ayant passé trois ans dans le "donjon", des cellules sans lumière destinées à punir les condamnés récalcitrants. Oublié pendant trois ans par la hierarchie, torturé par ses gardiens, le jeune Henri Young ressort à demi fou de cette expérience. Son premier geste est de tuer un gardien avec sa cuillère.
Toute cette première partie passe assez vite, très dure, très marquante.

Le film retrace surtout le procès pour meurtre fait à Henri Young, qui grâce à son avocat se retournera en un procès contre Alcatraz.
J'étais en plein dans la première partie du Comte de Monte Cristo lorsque j'ai vu ce film. Hasard très heureux puisque les deux histoires étaient très complémentaires. Les premières images du film sont les plus dures et les plus réussies. Le duo entre Henri Young et son avocat est aussi très touchant, je regrette juste que l'ensemble s'étiole au fur et à mesure dans les bons sentiments à l'américaine. Finalement, un des points forts du film est de relater des faits réels (mais tout de même très modifiés, histoire de rajouter un peu de pathos) et de montrer l'inhumanité du système carcéral des années 30.

Kanon (Kyoto Animation : Studio Key et Visual Art's, 2007) - 24 épisodes

Mon premier animé depuis très très très longtemps.

Le démarrage est LE shéma classique absolu des japanimés : un jeune héro arrive dans une ville pour y faire ses années lycée. Dans cette ville, il va habiter chez sa cousine, d'abord seul, puis de plus en plus de personnages féminins vont apparaître et s'incruster dans la vie familiale. Bref, plus classique, tu meurs (c'est exactement le même shéma que pour Love Hina, par exemple).

Ce qui démarque un peu Kanon à mon avis, c'est l'humour pince-sans-rire du héro, auquel j'ai beaucoup accroché. Pour une fois, on évite l'humour habituel du garcon vivant au milieu de filles, se retrouvant tout le temps dans des situations équivoques, et finissant toujours par se prendre une baffe alors qu'il n'a rien fait. Ca change un peu.

Pour le reste il faut vraiment réussir à tordre son cerveau pour rentrer dans l'imaginaire japonais, avec toutes ces histoires d'esprits animaux et de forces sorties d'on-ne-sait-trop-où et de ce surnaturel dans le quotidien si particulier. Ce n'est pas ce que je préfère dans la japanimation, mais on s'y habitue et il faut bien dire qu'il s'agit d'un des principaux intérêts de l'histoire. Très belle histoire d'ailleurs, malgré quelques détails un peu déroutants. On en rajoute sans doute un peu trop dans le mystère et l'incompréhensible, mais il y a pire.

Bon, amies féministes passez votre chemin, parce que les filles de cette histoire sont quand même assez bétasses. Plus exactement, les filles sont de gentils animaux (presque au sens propre): chacune a son petit tic de language débile et surtout son aliment préféré, avec lequel le héro peut l'apprivoiser. Il faut dire qu'ils passent leur temps à manger, dans cet animé. Ca a l'aspect positif qu'on en apprend beaucoup sur les spécialités japonaises (ca a l'air très bon).

Le dernier point, et non des moindres, c'est qu'il s'agit évidemment d'une production des studios Kyoto Animation, qui font un boulot impeccable. Du coup, c'est vrai, "ils se ressemblent tous, ces dessins animés", comme dirait ma maman. En effet, Kyoto Animation, c'est du dessin classique (le classique de 2012, qui n'a rien à voir avec le classique des années 80, Heidi, Tom Sawyer et compagnie...), tout mignon, avec des grands yeux brillants et des jolies couleurs. Comme moi j'adhère à 100%, y'a aucun problème, évidemment. Mention spéciale pour les décors de neige, qui sont beaux beaux beaux.

1er épisode

mai-all.gifMon perso préféré : la jolie et violente Mai, la chasseuse de démons (un clone de la sabreuse de Love Hina dont j'ai oublié le nom et qui était aussi mon perso préféré).

Aria (Hal Film Maker : Amano Kozue, 2005) - 13 épisodes

Aria était classé dans la catégorie "contemplatif". C'est même une des raisons pour lesquelles je voulais le voir. Donc je ne vais pas me plaindre maintenant qu'il ne se passe rien dans cette histoire. Mais enfin... il ne se passe vraiment rien dans cette histoire.

Nous sommes sur la planète Aqua, une colonie de la Terre, dans Neo-Venezia, une ville construite sur le modèle de Venise. Une ville les pieds dans l'eau, où des conductrices de gondoles - des undines - promènent les touristes. L'héroine, Akari, est une apprentie undine, et nous la suivons 6 mois de sa vie, de l'été à l'hiver, dans son quotidien. Akari regarde et s'émerveille. L'été, le soleil, le chant des undines, puis l'automne, puis l'hiver, la neige, les sources chaudes... Voilà tout l'animé rapidement résumé.

Chaque épisode ponctué d'une petite morale, l'ensemble assez naif, je pense que le public visé par l'animé est un public assez jeune. On ne joue pas sur le pathos (même les rares fois où ce serait possible), de sorte que l'animé est très positif, même quand il aborde (rarement) le thème de la mort. Naif sans être niais pour autant, un animé sympa et inoffensif.
Mais bon... il se passe quand même rien...

1er épisode

AriaTheAnimation03.jpgMon perso préféré : la meilleure amie d'Akari, avec ses jolies nattes et son perfectionnisme.

Kamisama no Memo-chou (J.C. Staff : Sugii Hikaru, 2011) - 12 épisodes

J'avais envie de me remettre de toute cette gentlllesse et de toute cette douceur. Du coup, le premier épisode de cet animé, deux prostitutions et un suicide, c'était plus dans mes cordes. Je respire. C'est parti pour Kamisama no Memo-chou, des enquêtes policières résolues par une équipe un peu particulière.
Cette équipe est composée de NEET, une catégorie sociale japonaise : Not in Education, Employment or Training. Bref, des gens qui traînent (en l'occurence : dans un restaurant de ramen) et qui vivent d'on ne sait trop quoi. Et à la tête de l'équipe, Alice, une hackeuse qui semble avoir douze ans, vit enfermée dans une pièce sans lumière avec un ordinateur géant et se nourrit exclusivement de ramen sans pâtes et de soda.

J'ai aimé dans cet animé a diversité des thèmes abordés. Le ton est assez sérieux et dramatique sans oublier de rigoler de temps en temps. Ainsi, les enquêtes alternent entre des histoires de mafia, de drogue et de blanchiement d'argent sale et des enquêtes plus légère comme la recherche d'un voleur de soutien-gorge (épisode volant particulièrement haut, vous imaginez). Ainsi, on n'échappe pas à l'humour pervers japonais (avec une gamine de douze ans, oui, oui, les japonais n'ont peur de rien) mais ca reste supportable et c'est de bonne guerre.

À côté de ca, l'animé a une fâcheuse tendance à vouloir avoir l'air d'avoir une intrigue plus compliquée et technique qu'elle ne l'est. Le premier épisode est carrément brumeux, et on se demande bien ce qui se passe. Alice ressemble un peu trop à L de Death Note pour arriver à devenir un personnage parfaitement crédible : en tant que spectateur, on a vraiment du mal à se défaire de la référence.

Bon, pour ce qui est du graphisme, rien à dire, c'est peut-être pas original mais c'est mon style à 100%.

1er épisode

Kamisama-04.pngMon perso préféré : la tenancière du restaurant de ramen, à qui je pardonne même son 80G ridicule à cause de son caractère de cochon.

Qu'est-ce qui vient après ?

Je sais pas trop, je me laisserai porter par l'inspiration et le temps qu'il fait.
Niveau animés, j'ai déjà bien entamé Elfen Lied, un classique du genre (du genre avec du sang partout, je vous préviens - j'avais vraiment besoin de me remettre d'Aria...).

vendredi, 27 avril 2012

Emploi du temps des vacances

Bon, il semble que mon emploi du temps est pas clair du tout, donc je vais essayer de vous donner un apercu de ce que je dois/veux/compte faire de mes vacances (qui durent jusqu'en janvier, pour ceux qui savaient pas encore), et de le mettre à jour.
Sachant que jusqu'à mi-juin, j'ai un élève en francais qui a quand même besoin que je sois là, que les activités scoutes prennent pas mal de place (comme toujours) et que pour le reste, je vais essayer de trouver des petits jobs.

NB: en vert, je suis en France.

Avril

24 : Confirmation à Berlin

Mai

WE 5-6 : WE scout à Berlin

WE 11-13 : WE préparation à la confirmation

20 : messe scoute

WE 25-27 : WE scout quelque-part-en-Allemagne

Juin

2 : concert de Die Ärtzte

WE 9-10 : enterrement de vie de jeune fille de Winnie

11 : je rends visite à une amie à Grenoble

Juillet

7 : mariage de Winnie

11 : crémaillère de mon frère

14 : mariage de Winnie bis

16-26 : camp scout à Tydal (Nord de l'Allemagne)

Août

1-10 : Job à Berlin (cours de francais intensif)

WE 11-12 : WE scout à Berlin

Octobre

28-6.11 : Road-Trip

lundi, 23 avril 2012

C'est lundi...

Une semaine placée principalement sous l'influence de la nièce. Qui a découvert le théâtre, nous a gavé de dessins animés, et que j'ai accompagnée à la médiathèque (où je me suis jetée sur les revues d'arts martiaux).

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

J'ai lu en premier lieu plusieurs numéros de Karate Bushido, qui comme son nom ne l'indique pas n'est pas un magazine spécialisé karaté, mais spécialisé arts martieux de tous genres, avec des reportages dans des dojos pratiquant un art inconnu du fin fond du Vietnam, des tas d'interviews intéressantes...
Vraiment super.

Entraînement à domicile, Mike Young

Un très bon livre que je recommanderais à tous ceux qui ont envie de s'entraîner sérieusement en art martial, c'est à dire aussi de s'entraîner à la maison, dans son jardin ou dans un parc... Pas trop d'approfondissement des exercices, mais du matériel de remplacement à base de sacs en plastique, de serviettes, de vieux pneus. Des idées géniales et lumineuses, franchement.
Mike Young est aussi très intéressant... Il y a deux types de "grands" dans les arts martiaux. D'un côté, les vieux maîtres qui ont passé leur vie dans un art martial pratiqué par une quinzaine de personnes dans le monde, art qui leur a été transmis par leur grand père qui était le meilleur ami du fondateur de la discipline et qui ont toute leur vie approfondi le mouvement de l'attaque du serpent. Ca, c'est les gens interviewés par Karaté Bushido. D'autre part, il y a des surdoués, qui sont 5ème dan karaté, 6ème dan aikido, 3ème dan en jujitsu, savent manier le sabre, la canne de combat, ont fait des combats de boxe, de kick-boxing, ont fait des stages de tous les arts martiaux inconnus de tailande et font naturellement du yoga à leurs heures perdues... C'est exactement ce genre de personne qu'est Mike Young. Par conséquent, ce qu'il propose est du matériel très universel, pour travailler coups de poing, coups de pied. Du basique, du très utile. Je suis conquise par ses idées et j'attends de pouvoir les appliquer.

Le livre du Ki, Koichi Tokei

Le Ki (ou Qui) est une des composantes les plus importantes et mal connues des arts martiaux. C'est un concept difficile à expliquer d'une part, et peu occidental d'autre part. Donc j'ai tout de suite attrapé le livre en voyant que le sujet était traité.
En quelque sorte, le Ki, c'est l'énergie, au sens trés très très large du terme. Vivre, c'est le Ki, bouger, c'est le ki, la force, c'est le Ki, exister, c'est le Ki. On peut améliorer son Ki grâce à des petits exercices proposés par l'auteur. La plupart de ces exercices, et pas mal d'explications données dans ce livre sont exactement identiques à ce qu'Arthur, mon prof de taekwondo, a pu me dire dessus. Je crois que je suis tombée par hasard exactement sur le livre dont il m'a parlé.
C'est intéressant, mais encore vague. À travailler.

La tonic attitude des paresseuses, Anne-Charlotte Fraisse

Je suis tombée sur le livre à la Fnac, et en le feuillettant, plusieurs passages m'ont paru bien. Je me suis assise pour le feuilleter un peu plus, et je suis tombée dans une faille temporelle dont je me suis réveillée trois heures plus tard, le livre terminé.
Le livre est écrit dans un style très très accessible, genre magazine féminin, mais sans discours (trop) convenu. J'ai même été très agréablement surprise de ne pas y lire les contre-vérités habituelles (le lait est bon pour les os, par exemple, là où j'ai envie de flinguer les émissions "éducatives" pour enfants, une vraie propagande...).
Beaucoup de choses sont des conseils qu'on connaît par coeur (les légumes, c'est bon pour la santé, et le pain complet, c'est mieux que le pain blanc), avec pas mal de petits trucs sympas à noter. J'ai enfin trouvé par exemple où avoir des omega 3 (gros problème quand on ne mange pas de poisson) et que la noix de muscade dans les légumineuses aide à contrecarrer les effets "négatifs" des haricots blancs...
Bref, le livre était franchement bien fichu, et donne aussi des explications "scientifiques" claires. Peut-être un peu simplifiées, mais les bases.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Königliche Hoheit, Thomas Mann

Sur l'eau, Maupassant

Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas
J'aime bien.

Qu'est-ce que je vais lire après ?

J'ai un peu de Nietzsche de côté... Surtout des trucs un peu difficiles, c'est pour ca que je me prépare avec du Alexandre Dumas.

Qu'est-ce que j'ai vu cette semaine ?

Doit-on le dire ? Labiche et Duru (Comédie Francaise, 1978)

J'adooooore Doit-on le dire ? Je crois que c'est ma pièce de théâtre préférée, spécialement dans cette mise en scène (encore que je n'en connaisse pas d'autre). Le couple de Francoise Seigner et Jacques Sereys est tout simplement parfait, ils sont drôles et magnifiques (et qu'est-ce qu'elle est belle, elle !). Paule Noelle est TELLEMENT belle, et j'adore sa voix. Même la soubrette est géniale. J'ai peut-être le tout petit regret que Michel Duchaussoy ne joue pas dans cette pièce, ca aurait été évidemment parfait (je l'aurais très bien vu dans le rôle d'Albert, Guy Michel étant un peu fade).

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Paule Noelle, pour le plaisir des yeux

Je vais en chemise
Adieu ma pudeur !
Si j'étais surprise
Ce serait l'horreur
Car tout le monde
Devrait savoir
Que nous avons, les blondes
Peur dans le noir.
Je vais en chemise
Adieu pudeur
Et compromise
En cas de malheur
Puisqu'en esclandre
Je veux apprendre
Ce que me dit cet homme au désespoir
Un billet tendre
Un billet tendre
Allons le lire en paix dans un cabinet noir

La station Champbaudet, de Labiche et Marc-Michel (Comédie Francaise, 1972)

Histérique en voyant ce DVD de cette pièce dont je connais la version audio PAR COEUR (littéralement, interrogez-moi, vous verrez !) et... avec Michel Duchaussoy ! Youpi Youpi !
La jolie Paule Noelle est aussi au rendez-vous.

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Paule Noelle, pour continuer le plaisir.

Un petit air de mandoli-ine
Les voilà tranquilles soudain.
Ah que les femmes sont câlines
Pour peu qu'on soit un peu câlin !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah que les femmes sont câlines
Pour peu qu'on soit un peu câlin !

La surprise de César (Gaetan et Paul Grizzi, 1985)

Aladdin (Disney (Ron Clemens et John Musker), 1992)

Tintin et le lac aux requins (Raymond Leblanc, 1972)

Ondine, de Giraudoux (Comédie Francaise, 1974)

La cérémonie (Chabrol, 1995)

Becket (Peter Glenville, 1964)

lundi, 16 avril 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces quatre dernières semaines ?

Ca fait en effet cinq semaines que je n'ai pas posté, mais évidemment, la première semaine, je n'ai absolument rien lu.

Le journal d'une femme de chambre, Octave Mirbeau
Célébrité méritée de ce roman, un des plus aboutis d'Octave Mirbeau. Un roman qui laisse sans voix. Inégalé et inégalable.
Mon coeur va au chapitre consacré à Mr Georges.

Mon baiser avait quelque chose de sinistre et de follement criminel… Sachant que je tuais Georges, je m’acharnais à me tuer, moi aussi, dans le même bonheur et dans le même mal… Délibérément, je sacrifiais sa vie et la mienne… Avec une exaltation âpre et farouche qui décuplait l’intensité de nos spasmes, j’aspirais, je buvais la mort, toute la mort, à sa bouche… et je me barbouillais les lèvres de son poison… Une fois qu’il toussait, pris, dans mes bras, d’une crise plus violente que de coutume, je vis mousser à ses lèvres un gros, immonde crachat sanguinolent.
— Donne… donne… donne !
Et j’avalai le crachat, avec une avidité meurtrière, comme j’eusse fait d’un cordial de vie…
Monsieur Georges ne tarda pas à dépérir. Les crises devinrent plus fréquentes, plus graves, plus douloureuses. Il cracha du sang, eut de longues syncopes, pendant lesquelles on le crut mort. Son corps s’amaigrit, se creusa, se décharna, au point qu’il ressemblait véritablement à une pièce anatomique. Et la joie qui avait reconquis la maison se changea, bien vite, en une douleur morne. La grand’mère recommença de passer ses journées dans le salon, à pleurer, prier, épier les bruits, et, l’oreille collée à la porte qui la séparait de son enfant, à subir l’affreuse et persistante angoisse d’entendre un cri… un râle… un soupir, le dernier… la fin de ce qui lui restait de cher et d’encore vivant, ici-bas… Lorsque je sortais de la chambre, elle me suivait, pas à pas, dans la maison, et gémissait :
— Pourquoi, mon Dieu ?… pourquoi ?… Et qu’est-il donc arrivé ?

Un chapitre personnel, Dostoievsky

La main d'écorché, Guy de Maupassant
Ayant épuisé à peu près tout Octave Mirbeau, retour à l'auteur qui m'occupait avant que je ne découvre celui-ci.
Une histoire fantastique digne de Maupassant, très noire et très simple.

Le rendez-vous dans trois cents ans, Alexei Tolstoi
Attention, hein, Alexei Tolstoi, pas Léon.
Une belle histoire fantastique.

La Grande Étude, Conficius
Ce que signifient ces mots, mettre le bon ordre dans sa famille, consiste auparavant à se corriger soi-même de toutes se passions vicieuses, le voici : Les hommes sont partiaux envers leurs parents et ceux qu'ils aiment ; ils sont partiaux ou injustes evers ceux qu'ils méprisent et qu'ils haissent ; envers ceux qu'ils respectent et qu'ils révèrent, ils sont également partiaux ou serviles ; ils sont partiaux ou trop méricordieux envers ceux qui inspirent la compassion et la pitié ; ils sont aussi partiaux ou hautains envers ceux qu'ils traitent avec supériorité. C'est pourquoi aimer et reconnaître les défauts de ceux que l'on aime, hair et reconnaître les bonnes qualités de ceux que l'on hait est une chose bien rare sous le ciel.

Lumière d'août, Faulkner
Je m'étais déjà débattue à travers ce roman il y a une dizaine d'année. J'ai ressorti ma machette pour essayer de me frayer un passage dans cet univers bizarre, dans cette ambiance bizarre surtout, une ambiance étouffante et irrespirable sous le soleil violent des journées d'août.
C'est vraiment difficile de comprendre cet imaginaire du nègre, cet imaginaire de la femme, vivant dans un siècle où ces deux thématiques ont tellement évolué. Preuve qu'elles ont évolué, cela dit, ce qui est bon signe. Difficile aussi parce que c'est l'Amérique et que ce pays ne me parle pas. Mais j'aime, j'aime, j'aime Faulkner. C'est vraiment incompréhensible.

Il marchait droit à leur rencontre. Il marchait vite. Ils l'avaient vu, et ils se rangèrent sur le bord de la route. Les voix se turent. Lui aussi changea de direction et, traversant la route, marcha vers eux comme pour les renverser. D'un seul mouvement, comme inspirées par un mot d'ordre, les femmes s'effacèrent et, passant à l'écart, lui cédèrent toute la place. Un des hommes les suivit, comme s'il les poussait devant lui. Tout en marchant, il regardait par-dessus son épaule. Les deux autres hommes s'étaient arrêtés sur la route, face à Christmas. Christmas s'était arrêté également. Aucun d'eux ne semblait remuer, et, cependant, ils se rapprochaient comme un mirage, comme des ombres à la dérive. Il pouvait sentir l'odeur de nègre. Il pouvait sentir les habits grossiers, la sueur. La tête du nègre, plus haute que la sienne, sembla s'incliner, hors du ciel, contre le ciel.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Königliche Hoheit, Thomas Mann

Sur l'eau, Guy de Maupassant

Qu'est-ce que j'avais oublié la dernière fois ?

Chocolate (Prachya Pinkaew, 2008)


Comment ai-je pu oublier de mentionner ce film vu avec les gens du taekondo ? Un bon film de combat asiatique, miam. L'histoire était nulle, bien sûr. Mais les scènes de combat sont superbes, l'actrice principale, une taekwondoin d'origine, maîtrise les chorés sur le bout des doigts. Du grand art thailandais, avec un style de boxe thai mélangé de Kungfu (avec des hommages directs à Bruce Lee et Jackie Chan), de taekwondo et de combat au sabre. Miam miam miam.

Qu'est-ce que j'ai vu ces quatre dernières semaines ?

Black Swan (Darren Aronofsky, 2010)
J'ai mis un temps fou à voir ce film, recommencé, repris, re-interrompu, re-repris. Je ne rentrais pas dedans.
De très bonnes choses pourtant, et surtout une fin magnifique, pendant laquelle j'ai eu une illumination: mais c'est bien sûr, Requiem for a dream ! Mais oui, Arnofsky, je n'avais pas fait le rapprochement... Mais cette fin, une vraie signature.

Dans la peau de John Malkovitch (Spike Jonze, 1999)
J'avais vu ce film il y a très très très longtemps, sans doute dans des temps anciens où nous regardions les films qui passaient à la télé. J'avais adoré, mais n'en avais gardé quasiment aucun souvenir.
J'ai donc rafraîchi ma mémoire. Ce film, c'est quand même du gros n'importe quoi. Un très bon n'importe quoi.

Aelita, der Flug zum Mars (Jakow Protasanow, 1924)
Perle du cinéma muet russe, ce film génial reste relativement inconnu. À tord, parce qu'Aelita, ca vaut un bon Murnau. Avec une sacré touche soviétique très mal viellie  (Et si on allait exporter la révoltion prolétarienne sur la planète Mars ? Mais oui, quelle bonne idée ! Zigzob de tous les cratères, unissez-vous !)

Vincent (Tim Burton, 1982)
Mon pourvoyeur personnel en DVDs, le Killer, est un fan inconsidéré de Stanley Kubrick, ce en quoi je le suis parfaitement, mais aussi un fan inconsidéré de Tim Burton, ce en quoi je ne le suis pas du tout.
Il a voulu me convaincre, image à l'appui avec ce court-métrage d'à peine cinq minutes :


Gloups... Ah ben oui, mais dit comme ca... Tim Burton ca a pas l'air si mal que ca...

Batman (Tim Burton, 1989)
Après la tentative pour me convaincre du génie de Tim Burton, j'ai pris rendez-vous avec le Killer pour le visionnage d'un de ses films préférés, Batman Returns. Exactement LE film qu'il ne me viendrais jamais à l'idée de regarder (quelle perte de temps !). Mais, ok, je donne sa chance à Tim Burton (même s'il est coupable du la plus outrageant navet s'inspirant (paraît-il) de Lewis Caroll - qu'on lui coupe la tête !).

La séance ciné allant commencer quand...
"J'espère que je vais y comprendre quelque chose quand même, même si j'ai pas vu le premier épisode.
- Quoi ? Tu n'as jamais vu Batman ?
- Heu, ben non...
- Mais heu... Tu connais l'histoire quand même ?
- Ben heu... non...
- Tu sais pas qui est Batman ?
- Ben heu... il a été mordu par une chauve-souris, c'est ca ?
- Nan, là tu confonds avec Spiderman.
- Ah zut... Heu...
- Catwoman ?
- Heu... C'est une fille déguisée en chat... avec des gros seins... Ca a un rapport avec Batman ? Je savais pas.
- Bon, c'est une catastrophe, on peut pas te laisser comme ca."

Détournement de la soirée en visionnage de Batman, donc. Il faudra réitérer la chose pour la deuxième partie.

Bon, malgré toute mon envie de rendre hommage à Tim Burton qui a une imagination fertile et une esthétique qui me touche beaucoup... non, décidemment, je n'aime pas ses films. C'est dommage parce que le personnage de Jocker est formidable, et surtout la prestation de Nicholson un coup de maître. Mais même Jocker m'énerve. Je revois le Chapelier Toqué, ou Mr Wonka ; ce sont toujours ces mêmes personnages, bien dans l'idée, mais trop... trop... trop poussés, trop bruyants, trop c'est trop.
Ne parlons pas de Batman, qui est d'une perfection ennuyeuse à souhait, et surtout pas de Kim Bassinger, qui m'est de toutes facons complètement antipathique depuis Neuf semaines et demie et qui me tape sur les nerfs dans ce film à ne faire que crier (nan mais sans rigoler, elle fait autre chose que pousser des hiiiiii et changer de coiffure à chaque scène ? non...).

Fail pour Batman. Mais chapeau pour Nicholson quand même.
Mais il paraît que Batman Returns est vaaaaachement mieux.

Jack+Nicholson+13.jpg


Arizona Dream (Emir Kusturica, 1993)


Un film de Kusturica que je ne connais pas ! Joie et bonheur !
Malheureusement pas à la hauteur d'Underground, de Chat noir chat blanc ou de La vie est un miracle, mais il faut dire que la barre était placée haute. On ne peut pas ne faire que des films parfaits (sinon on s'appelle Stanley Kubrick et Kusturica ne s'appelle pas Stanley Kubrick). Quelques thèmes récurrents de Kusturica, mais pas assez d'animaux. On sent qu'il se cherchait encore...
À noter un Johnny Depp tout jeunot pour les amateuses (pas moi, en l'occurence). Et un générique inaugural qui déchire.

Casablanca (Michael Curtiz, 1942)

Ce film était visiblement un trou dans ma culture cinématographique. Visiblement, puisque j'ai retrouvé au fil du film des tas de clins d'oeil vus dans d'autres films (ou livres) qui y faisaient référence. À commencer, évidemment, par Kusturica : "I think this is the beginning of a great friendship."
À voir absolument (même si ce patriotisme glorieux m'a quand même fait un peu sourire).

Ghost World (Terry Zwigoff, 2001)
Je me souviens très bien de quand ce film est sorti au cinéma. J'avais très très envie de le voir. Mais à l'époque, déjà, les places de cinéma coûtaient 8€, et pas sûr que j'aurais trouvé quelqu'un prêt à m'accompagner. À l'époque aussi, j'avais 15 ans, donc à peu près l'âge des héroines de cette histoire. Et c'est vraiment dommage que je n'aies pas vu ce film, à l'époque. Ca aurait beaucoup alimenté mes réflexions sur la vie.

Parallèle absolument évident entre Heavenly Creatures et Ghost World, ce dernier étant tout de même moins dur, moins choquant, mais tout aussi parlant.
L'histoire de deux amies, Enid et Rebecca. Le bac en poche, elles traînent leurs docs dans les rues de la ville, cherchent un taf, cherchent un appart, et regardent autour d'elles. Il ne se passe pas grand chose, finalement, dans ce film. Elles regardent, c'est tout. Mais elles ont de bons yeux.

- I don't know... I kinda like him. He is the exact opposite of everything I really hate. In a way, he's such a curious dork. He's almost kind of cool.
- This guy is many things, but he's certainly not cool.

Batman Returns (Tim Burton, 1992)

Le voilà donc, le retour du visionnage de Batman avec le Killer.
Silence et recueillement, nous voilà face à un chef d'oeuvre...

Gné ?
Nan mais excusez-moi. D'accord, Michelle Pfeiffer (qu'est-ce qu'elle est maigre et plate d'ailleurs, je pensais Catwoman plus généreuse que ca...), c'est toujours mieux que Kim Bassinger, et ok, elle au moins elle ne crie pas tout le temps. Ok, le personnage de Catwoman est intéressant... enfin, pas tout à fait nul... enfin il est juste un peu nul quoi. Mais le grand méchant Pingouin ? Soyons sérieux cinq minutes voyons, vous voulez vraiment que j'aime un film avec une action complètement convenue et où le vilain méchant est un pingouin ? Pffff...

Bilan: À tout prendre, je préférais le premier épisode. Au moins, y'avait le Jocker.
Mention spéciale aux décors, qui témoignent quand même du génie de Tim Burton (génie mal employé, si vous voulez mon avis).

Best of the best (Robert Radler, 1989)

Bon, l'idée de départ, c'était de re-regarder Rocky. Mais j'ai eu un petit problème technique avec mon DVD. Donc pour rester dans l'ambiance, un bon petit film de taekwondo... enfin, de karaté... enfin d'un sport non-identifié avec des coups de poings et des coups de pieds et des gens qui se tapent dessus (je me demande toujours dans quel sport il est autorisé de frapper l'adversaire à terre... et d'après quelles règles un arbitre n'interrompt pas le match quand l'un des combattants a le visage plein de sang... mystère).

Le sénario est d'une simplicité extrème, digne d'un bon manga de sport comme je les aime : l'équipe nationale de... heu... karaté des Etats-Unis va affronter dans trois mois l'équipe nationale de... heu... taekwondo (gné ?) de Corée, qui sont les meilleurs et s'entraînent tous du matin au soir dans la neige depuis qu'ils ont 4 ans. Mais les américains ont un coach super motivé et une entraîneuse avec une grosse poitrine, ils vont donc forcement gagner. (mais heu, on a dit de pas poiler !)

Bon, les amerlocs me font bien rigoler des fois. Non parce que l'équipe est censée être composée des cinq meilleurs karatéka (ou je-ne-sais-quoi... parce que ca ressemble des fois pas mal à du kungfu quand même... bref) du pays. Or c'est une sacrée équipe de bras cassés, qui savent même pas sauter à la corde... genre...
C'est vrai que pour arriver dans l'équipe nationale, ils ont vraiment pas dû s'entraîner beaucoup... Mais le réalisateur est visiblement un amerloc qui ne connaît pas la différence entre le karaté, le taekwondo, le judo et le kungfu, donc on lui pardonne.

Parfait amour ! (Catherine Breillat, 1996)

Haaaaa, un bon film francais où il se passe rien !
Ca faisait longtemps.

Christophe et Frédérique sont amoureux. Un amour parfait. Ils s'aiment et se font des confidences sur l'oreiller. Et puis ils se disputent, parce qu'ils s'aiment. Et puis voilà, c'est le parfait amour.
Un film génial. Sans ironie. Du grand cinéma francais.

Pourtant j'ai toujours eu peur d'être une pute. Bon en même temps j'pense que ca m'aurait pas déplu finalement. Parce que tu vois même... même si j'suis passive et qu'on fait n'importe quoi y'a... y'a un moment où... où l'autre n'existe pas, où il n'existe plus.

Ivanhoe (Richard Thorpe, 1952)
Je ne sais pas pourquoi j'imaginais Ivanhoe comme un héro de la Rome antique. Au lieu de ca, je le découvre saxon fidèle de Richard coeur de Lion. Les voies de l'inculture sont impénétrables.
J'ai des envies étranges de trucs vieux en ce moment. Ivanhoe est un bon technicolor plein de chevaliers en collants et de belles filles avec des tailles impossibles. La brune (donc juive, évidemment) Elizabeth Taylor est magnifique, elle fait sacrément de l'ombre à sa rivale, la blonde Joan Fontaine. L'attaque du château fort est un chef d'oeuvre. Hourra pour Ivanhoe !

Qu'est-ce qui vient après ?

Côté livres, j'ai mes Pilliers de la terre. De multiples véléités de le commencer enfin, cette fois-ci sera-t-elle la bonne ?

Côté films, des envies à foison. Envie de Chabrol (La cérémonie), de vieux films (Breackfast with Tiffany), de comédies musicales (Jesus Christ Superstar) et de toutes ces choses que je ne trouve pas sur Berlin.
J'ai très très envie aussi de Bruce Labruce, de Richard Kern et de Lynda Lunch, mais j'ai conscience que ca va être très très difficile à trouver.

samedi, 07 avril 2012

Quand je suis retournée au théâtre

Lire l'article ici.

So this is April, and what have you done ?

Premier Objectif : Avoir mon diplôme de Master.

 

Bon, rendu c'est rendu. Konfus était accablé que je doive rendre "si tôt" mais c'est comme ca. Pas de nouvelles de mes deux amis, mais je ne suis pas fâchée de ne pas en entendre parler pendant un moment.
Je suis un peu tombée en torpeur depuis le rendu. Il va falloir que j'en sorte en rentrant de France pour m'occuper du "reste".

 

Deuxième Objectif : Avoir ma ceinture verte.

Depuis le rendu de mémoire, je suis peut-être en torpeur, mais je m'entraîne à coeur joie.

Pas de vidéo de mon test de casse, mais à défaut, celui de Dikaprio:

Il a fait le même coup de pied que moi. Ca vous donne une petite idée. D'ailleurs, on me voit dans le fond, en train de serrer dans mes bras ma planche cassée, sans arriver vraiment encore à croire que j'y suis arrivé...

Troisième objectif : Lire (au moins) la moitié de ma PAL.

J'ai mis à jour ma PAL. 88 livres, sans compter les livres audio, et une dizaine de livres que j'ai oublié à Paris lors de mon dernier passage et qui m'attendent chez Myrtille.
Finalement, moins que je ne pensais, mais BEAUCOUP. L'objectif est donc de ne surtout rien acheter. Soyons forte (et fauchée) et contentons-nous de ce que nous avons.

vendredi, 06 avril 2012

Petit manuel à l'usage de l'omnivore...

... qui doit accueillir à sa table un végétarien. Ou qui tout simplement est attiré par l'idée du végétarisme mais est persuadé que manger végétarien c'est super difficile (ca, c'était moi avant).
Par contre, je m'y connais pas en végétalisme, même si je connais des gens qui... Mais je suppose qu'on n'est pas très loin dans le principe.

Je ne suis pas une nutritionniste, et je suis plutôt faignasse quand il s'agit de faire à manger. Par conséquent, les "règles" que je vous proposent sont simplissimes, et peut-être insuffisantes. Je n'exclue donc pas de les complèter plus tard dans ma vie, si je devais me rendre compte d'un déséquilibre.
Mais pour le moment, je trouve ca simple.

Mise au point : ce que le végétarien NE MANGE PAS

Les végératiens ne mangent pas de viande. Non, pas de saucisse non plus. Et non, pas de poulet. Pas de foie gras non plus, nan, nan, nan.

Et oubliez cette légende qui veut qu'il existe des végétariens qui mangent du poisson. Je n'en ai jamais rencontré, et je serais très curieuse de comprendre la logique d'un tel choix.
À moins qu'on n'aime pas la viande. Mais ne pas aimer la viande, ce n'est pas être végétarien.

1ère règle : enlevez la viande

Ca peut paraître fou, mais un repas végétarien, c'est exactement comme un repas non-végétarien, avec la viande en moins.
C'est vrai que pour ma part, cela faisait longtemps que j'avais oublié le principe de l'accompagnement unique. Donc, je mélange systématiquement légumes et féculents. Mais je ne vois pas où serait le problème d'un accompagnement unique. Ok, ne manger que des haricots verts, pour un gros appétit comme le mien... il ne faudra pas s'étonner que je me rattrappe sur le fromage... Mais c'est faisable.

2ème règle : mangez du couscous

Mon grand questionnement quand j'ai voulu manger végétarien était la question des protéines. Chacun ses obsessions dans la vie, n'est-ce pas.
La source de protéines la plus complète, pour les végétariens, c'est l'oeuf. Mais on ne peut pas manger 10 oeufs par jours, c'est évident. Les laitages ne sont qu'une solution très limitée. Par contre, il existe des protéines dans les féculents. Ce ne sont cependant que des demi-protéines. Ces demi-protéines ont besoin d'autres demi-protéines pour que le corps les utilise : les demi-protéines des légumineuses.

La tactique est donc très simple : associer le plus souvent possible des féculents (pâtes, riz, pommes de terre) à des légumineuses (pois chiches, haricots rouge, haricots blancs, lentilles).
C'est pour cela que je cuisine beaucoup de couscous. La graine de couscous (féculent), associée à des pois chiches (légumineuse) et des légumes... c'est le repas le plus équilibré qui existe. Dans une famille de pieds noirs, avouez que ca tombe bien.
Dans le même genre, il y a le chili con carne sans carne. Mais je suis moins fan. Question de goût.

Il y a des tas de spécialités indiennes à base de lentilles. J'adore, mais j'ai la flemme de les cuisiner. Par contre, c'est mes restaurants de prédilection.

3ème régle : les quiches sont vos amies

Comme c'est assez casse-pied de toujours cuisiner deux accompagnements (légumes et féculents), que je ne vais pas me nourrir exclusivement de couscous et qu'il me faut des choses assez consistantes pour réussir à me caler, j'use et j'abuse des quiches, tartes et gratins.

Ce qui est formidable avec les quiches, les tartes et les gratins, c'est qu'on peut varier le contenu à l'infini, mettre tous les légumes possibles et imaginables, changer les épices... impossible de s'en lasser.
Variante: Cette recette est une variante simple et originale de tarte. Une révélation. J'en use et j'en abuse aussi.

MAIS QUID DES LÉGUMINEUSES ALORS ? (haaaa, mes protéines !!!)
Dans ce cas, comme dans tous les cas où il n'y a pas de légumineuses prévues dans le plat principal, LA super solution: mettez une poignée de pois chiches dans votre salade. (Cela vaut pour n'importe quelle légumineuse, mais les pois chiches sont super bons en vinaigrette !)
Une entrée tip-top: tomates/haricots rouges. Même pas besoin de vinaigrette, un peu de sel et c'est super bon.

4ème règle : allez-y mollo sur le thé

Le vrai gros problème des végétariens, ce n'est pas l'apport en protéines. C'est plutôt l'apport en fer.
Surtout pour les filles, puisque les filles ont plus de problème de fer que les garcons (les règles, tout ca...).

Normalement, il y a suffisemment de fer dans les oeufs et les légumes si l'on a une alimentation variée.
Mais le thé est un méchant trucideur de fer. Donc c'est bien triste, mais JAMAIS de thé pendant les repas.

Quelques plats sympa

Je reste persuadée qu'on a pas besoin de "faire comme si" on mangeait de la viande pour manger végétarien. Mais il y a quelques idées intéressantes qui peuvent permettre de faire à manger pour des omnivores et des végétariens sans déclencher une guerre.

Le couscous sans viande est très bien. Mais si on veut absolument y rajouter quelque chose, on peut mettre des falafel à la place des boulettes de viande.

J'ai tenté le chili con carne sans carne avec du tofu rapé à la place de la viande. Bon, c'était trop épicé à mon goût, mais c'est une solution intéressante.

J'ai entendu parler (mais pas encore testé) de lasagnes à base de ratatouille et de moussaka sans viande.

Steack haché pour hamburger

Ingrédients : 1 tofu (de chez l'asiatique, bien plus gorgé d'eau qu'en grande surface), quelques légumes (n'importe quoi), farine, sel, poivre, huile.

Hacher les légumes en petits morceaux. Ecraser le tofu à la main et mélanger aux légumes. On peu mettre de la sauce hamburger, du ketchup, de la sauce soja pour les fan... Saler et poivrer. Rajouter de la farine pour obtenir une pâte un peu consistante.
On fait des galettes que l'on cuit à la poelle.

Il faut faire des galettes assez plates et cuire assez longtemps. Ma première tentative, les galettes n'était pas cuites à l'intérieur et beurk beurk beurk.
On pourrait aussi tester un hamburger encore plus facile avec les galettes de légumes qu'on trouve dans le commerce en France. Jamais essayé par contre.

lundi, 19 mars 2012

Objectif de la nuit

Je passe sur le déroulé de ce week-end. Pas le temps.

Mes correcteurs ont tous été super. Ils m'ont tous envoyé les corrections entre hier soir et ce midi. Faudra que je leur fasse un petit cadeau à tous (quand j'aurai les sous pour).
Konfus et Konfus Junior, eux, m'ont enfin envoyé leurs remarques à 18h. J'ai encore eu une courte conversation téléphonique avec Konfus à 21h ("C'est vraiment dommage que vous n'ayez pas plus de temps, on aurait pu encore en discuter un peu plus en profondeur et..." Oui, hein, vraiment, quel dommage ! Un an et demi, c'est fou comme on a pas eu le temps.).

Maintenant:

Faire les modifications majeures. Matrices à changer, détails à donner.

Faire les modifications mineures. Sauts de ligne, coquilles, mauvais termes.

Dernière relecture en faisant attention aux retours à la ligne. Un petit bug de LaTeX pour le coup, les retour à la ligne sont parfois aléatoires...

Imprimer, relier, signer la déclaration de non-plagiat. À partir de 8h du matin.

Déposer oficiellement le mémoire au bureau des examens. Au plus tard à midi.

(Dormir, moi je trouve, c'est complètement surfait.)

lundi, 12 mars 2012

Objectifs de la semaine

Objectifs de la fin de semaine dernière

Vous aviez sans doute autre chose à faire de votre vie le week-end dernier que de suivre les évolutions de mon objectif de fin de semaine, mais ce fut épique. L'objectif qui était fixé à vendredi, puis à samedi matin, puis à samedi soir, puis à dimanche matin, puis à dimanche soir, enfin, objectif accompli.

J'ai envoyé cette nuit une version "définitive" du mémoire. Plein d'arbres et de matrice, et qui tient en exactement 70 pages (+ 4 pages de littérature).
Envoyée à Konfus et Konfus Junior.

Konfus m'a répondu bien vite qu'il n'aurait pas le temps de lire ca cette semaine parce qu'il a une conférence vendredi mais qu'en y jetant un coup d'oeil, ca lui a paru très bien. Ouf.
Konfus Junior m'a aussi répondu très vite qu'il allait lire le plus vite possible et qu'on en discutera jeudi.

Objectifs de la semaine

Mon premier objectif aujourd'hui était de dormir et de faire enfin le ménage dans l'appart et surtout dans ma chambre. Je vais me faire une journée de relâche avant de repartir pour la dernière ligne droite.

Trouver des correcteurs pour vérifier l'orthographe et la grammaire ne sera pas trop difficile. J'ai plein de gens prêts à m'aider et une semaine devant moi. Il me faut encore trouver cinq personnes et ca sera dans la poche.

Programmer cette fameuse grammaire va être plus compliquée. Mais après tout, la fac n'attend pas que je leur rende un programme. Tant que je leur rends un mémoire de 70 pages dans les temps, ils se fichent du reste. Et Konfus et Konfus Junior ne me casseront sans doute pas les pieds pour une ou deux semaines de plus.
Donc je vais essayer de m'en sortir cette semaine, mais je ne panique pas si ce n'est pas parfait à la fin de la semaine.

Je pars en camp d'entraînement jeudi, juste après avoir discuté avec Konfus Junior. Je verrai bien alors si il me reste des choses à corriger ou non. Je ne pense pas que j'aurai besoin de zapper un entraînement. Mais sans doute que je ne vais pas trop participer aux trucs en commun entre deux entraînement. Le bon point c'est que j'aurai plein d'informaticiens sous la main.

Objectifs d'après

Je reprends la liste de tout ce que j'ai envie de faire quand je serai en vacances. Je me délecte à l'allonger de jour en jour...

- un massage au chocolat
- aller manger un éclair au chocolat aux Galeries Lafayettes (le luxe suprême)
- offirir des calissons à ceux qui m'ont aidée sur le mémoire (les hongrois et les correcteurs)
- faire les dernières démarches administratives pour la fin du Master
- retourner à l'expo sur le cinéma de la transgression pour finir de voir les films que j'ai pas vus et revoir ceux que j'ai aimés
- aller à un tournoi de taekwondo
- réparer mon vélo qui s'est morfondu avec sa roue creuvée tout l'hiver
- essayer d'installer une distribution linux très légère sur mon viel ordi portable pour voir si j'arrive encore à le sauver (j'ai entendu parler de cette distribution, mais je ne me souviens plus de son nom)
- me tricoter un pull
- suivre le cours de Stanford sur Natural Language, qui incluera sans doute d'apprendre un peu de C++
- traduction du mémoire en anglais (principalement pour me faire la main avant la thèse)
- trois projets de litterature audio que je veux mener à bien
- bosser mon hongrois tous les jours, et éventuellement faire encore un cours intensif cet été
- me remettre sérieusement à la guitare
- mettre à jour mon CV et me préparer un CV allemand
- commencer un fragment HPSG du francais (préparation à la thèse)
- passer deux semaines dans la famille à Pâques
- m'auto-héberger (ou essayer)
- aller à un workshop en Pologne cet été
- mettre à jour ma PAL et lire, lire, lire
- aller au lac, bronzer (enfin, on va attendre qu'il fasse plus chaud que ca)
- voir pleiiiiiin de films (et les analyser avec des bouquins de philo)
- aller à Oslo et en Italie
- road-trip avec mes deux cousines