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samedi, 10 novembre 2018

Vidéo du mois de Novembre

Il est impossible de me faire arrêter de regarder cette vidéo...
Je me la passe à peu près 12 fois par jour.

(enclenchez les sous-titres en anglais en cliquant sur le premier symbole en bas à droite)

Non seulement l'idée est bien trouvée, mais surtout cette langue hindi pleine d'anglais... c'est pas le texte le plus beau que vous ayez jamais entendu dans votre vie ? Je suis en adoration devant chaque phrase.

 

lundi, 29 octobre 2018

Je vous présente mon quartier à Sofia

Voici quelques nouvelles pas fraîches.

Pour ceux, donc, qui l'auraient deviné grâce à ce post énigmatique d'août dernier, je me suis rendu à Sofia pour une école d'été.

Laissez-moi vous présenter mon quartier en quelques photos.
Je n'ai malheureusement pris aucune photo de mon appartement en plein centre ville, qui était magnifique et beaucoup trop grand pour une seule personne (ça tombe bien, on était deux). L'immeuble avait l'air de tomber en ruine vu de l'extérieur, et à l'intérieur c'était le grand luxe. Tout dans des tonalités bleues et brunes, des lumières fancy un peu partout, et une salle de bain qui claquait.
Donc ça, c'était mon appartement.

En sortant de l'appartement, quelques mètres et vous tombiez sur cette jolie place :

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Laissez-moi vous présenter :
- sur votre gauche, le parlement de Bulgarie
- en face de vous, le grand tsar libérateur Alexandre II de Russie

Petit cours d'Histoire de la Bulgarie rapide : avant, il y avait les Ottomans. Ils étaient méchants et opprimaient les Bulgares. Puis le grand tsar libérateur Alexandre II de Russie est venu, et a libéré la Bulgarie. C'était en 1878.

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Un méchant Ottoman, fort mari de devoir signer le traité de San Stefano.

Voilà donc pourquoi la statue équestre de Nicolas II fait face au parlement bulgare.

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Car n'oubliez pas que les Russes sont les gentils de l'Histoire. Sinon vous allez être très perdus à Sofia.
Cela dit, vous n'allez pas vous perdre longtemps, parce que Sofia, c'est pas très grand.

Juste derrière le parlement, comme en témoigne cette superbe photo bien cadrée, se trouve la cathédrale Alexandre-Nevski :

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Une co-doctorante se cache sur cette photo. Sauras-tu la trouver ?

Alexandre-Nevski est un grand héro russe, le plus populaire à vrai dire, et de surcroît un saint orthodoxe. La cathédrale a été érigée en pleine première guerre mondiale pour rendre hommage aux soldats russes morts en 1878 pour libérer la Bulgarie.

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Ma photo ne lui rend pas vraiment justice. La coupole centrale est recouverte d'or (oui oui) et brille vraiment de mille feux.

Mais revenons à la place du parlement, et partons cette fois-ci un peu sur la droite. Nous tombons immédiatement sur l'université dans laquelle se passait l'école d'été (le but premier de ma visite, n'oubliez pas - on est pas là pour faire du tourisme, nous).

SofiaMerci à Andrew White pour sa photo.

L'université est l'université Saint-Clément-d'Ohrid. Encore un saint orthodoxe, mais bulgare, lui. Il est connu pour avoir développé l'alphabet cyrillique. C'était l'élève de Cyrille et Méthode, à qui il a attribué la paternité de l'alphabet.

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Sankt Kliment himself (et flou)

Petit détail insolite : l'université se trouve au croisement de deux grandes rues (c'est pas ça qui est insolite). Or, à Sofia, sachez qu'il vous est impossible de traverser un grand carrefour à pied. Ou plus exactement, vous ne trouverez nulle part de passage piéton : les quatre trottoirs sont reliés entre eux par un passage souterrain, qui sert également de galerie marchande (et dans le cas de la fac d'entrée de métro également). C'est un peu déroutant quand on arrive, mais pourquoi pas.

Voilà donc ce qui a été mon trajet quotidien (quatre fois par jour) à Sofia pendant ces deux semaines : maison, statue du tsar libérateur, université. Avouez qu'on a vu pire.

 

samedi, 13 octobre 2018

Fin des cours !

D'autre part, mon tout dernier partiel (de rattrapage) avait lieu le lundi suivant le workshop-de-l'angoisse.

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Illustration de PhD comics

Aucun, je dis bien AUCUN de mes étudiants n'est venu.

(D'ailleurs je ne me plains pas, ça veut dire que je n'ai rien à corriger)

vendredi, 12 octobre 2018

Retour à la vie (normale)

Il y a une semaine de cela, un workshop avait lieu à mon université.

Ce workshop, c'était mon groupe de recherche qui l'organisait. Pour ces deux jours de workshop, nous avions une petite trentaine de participants, certains venant des USA et du Japon, la plupart d'Europe. Nous avions de très bons conférenciers invités (dont ma directrice de thèse, Aie), qui avaient répondu à l'appel des deux professeurs à la tête du projet, Konfus et Indiana. J'oublie peut-être de le préciser parfois, mais Konfus est vraiment quelqu'un de très important dans le monde de la stique. Son nom ayant attiré de bons conférenciers invités, les participations ont été bonnes, et pas mal de personnes ont fait le déplacement.

Un bon bilan pour ce workshop, mais le prix à payer pour moi tout ce mois de septembre a été très lourd. J'ai terminé ce workshop dans un épuisement nerveux et physique assez avancé. La quantité de travail et de complications administratives que l'organisation d'un tel évènement peut impliquer dépasse l'entendement. Ou du moins, elle dépasse complètement l'idée que j'en avais lorsqu'il a été décidé, en juin, de lancer ce workshop.

Nous étions alors quatre à porter l'organisation: ma collègue thésarde et moi, épaulées par deux étudiantes (je me rends compte que ne vous ai jamais parlé encore de Nymeria, ma formidable étudiante que j'aime d'amour). À dire vrai, je comptais alors beaucoup sur ma collègue thésarde, qui avait déjà organisé un workshop auparavant. Pour ma part, il me fallait faire une présentation de mes résultats lors du workshop, ainsi que préparer une réunion de mon comité de thèse une fois le workshop terminé, la tâché était donc suffisamment lourde. Début septembre cependant, alors que je revenais de vacances, ma collègue thésarde m'a appris sa démission : elle quittait le projet mi-septembre pour changer d'orientation. À partir de là, vous pouvez imaginer que la charge de travail a augmenté d'un coup, sans compter que je portais soudain à peu près seule la responsabilité de la bonne marche du workshop.

Heureusement, ma collègue ayant bien préparé les choses en amont, les étudiantes ayant tout donné, et au prix de quelques nuits de trop peu de sommeil, je peux dire que le workshop s'est plutôt bien passé. À ma grande fierté, il y avait un super buffet pour la pause café (Nymeria avait même préparé un gâteau et ramené son propre samovar), parce qu'on a des gènes pied-noirs ou on en a pas. Pour le reste, il m'est difficile de savoir, étant donné que j'étais beaucoup trop stressée pour me rendre compte de quoi que ce soit, et que les participants étaient tous très polis et ont bien entendu tous remercié les organisateurs.

Ma présentation, quant à elle, heureusement, s'est bien passée.

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Illustration de PhD comics

Le workshop avait pour but de faire se rencontrer deux "framework", c'est à dire deux manières d'aborder la grammaire : la MVFD (Mon Very Framework qui Déchire) et la FM (Framework Majoritaire). Il s'agit d'ailleurs du but de notre projet de recherche, Konfus et Indiana appartenant chacun à l'un des frameworks. Les discussions ont été très vives, les deux frameworks s'opposant assez vivement sur certains aspects. J'ai été très satisfaite de cette discussion, qui est celle que nous souhaitions atteindre. J'ai rencontré Bottines, un grand sticien du français, FMien, pied-noir (ha ha) et absolument fascinant, en plus d'être très gentil. Entre autre grâce à lui, la discussion est restée assez bienveillante, et a aussi montré qu'il y avait certainement des incompréhensions et des raccourcis de part et d'autre. Personnellement, cela me donne encore plus envie d'aller voir de plus près ce qui se fait en FM (à commencer par le travail de Bottines).

Le vendredi en fin d'après-midi, une fois tout le monde parti, ma journée n'était pas tout à fait terminée. Mon comité de suivi de thèse s'est réuni, nous avons échangé assez longtemps sur le plan de thèse et le travail à faire. Je suis donc partie pour réorienter un peu le sujet de la thèse (plus exactement : le réduire) et je suis repartie pour encore plus d'expériences à mener. En avant donc !

mercredi, 10 octobre 2018

Vidéo du mois d'Octobre

Ca faisait longtemps que j'avais abandonné ces vidéo mensuelles, mais je n'ai pas pu résister devant cette superbe FAQ de linguistique (de l'insolente linguiste, une super vidéaste qui se fait bien trop rare) :

lundi, 13 août 2018

Bientôt des adieux à la fac du sud

Je vous ai laissés sans nouvelles de la fac du Sud depuis la fin du semestre d'hiver dernier.

Entre temps, le semestre d'été 2018 a eu lieu, durant lequel j'ai donné mon dernier cours. C'était un cours d'introduction, que j'ai donné plusieurs fois. Les partiels ont eu lieu, et je n'attends plus que les partiels de rattrapage en octobre avant de dire adieu à peu près complètement à la fac du sud.

Mon contrat prendra fin à la mi-novembre. Je suis théoriquement censée assurer un présentiel de 20h par semaine à l'université, mais à peu près personne ne se tient à ce présentiel théorique. Je n'ai d'autre part, comme je vous l'ai déjà expliqué, ni supérieur direct, ni collègue avec qui communiquer. Le ou la successeur.e de Konfus n'entrera pas en fonctions avant le semestre d'été 2019. Si tant est que quelqu'un accepte le poste : Il n'est en effet pas impossible que les candidat.e.s retenu.e.s n'aient voulu qu'obtenir des billes dans des négociations avec son université actuelle (c'est une tactique assez courante). Dans ce cas, tout le processus serait à reprendre depuis le début. Le contrat de mon collègue postdoc a expiré dès la fin de l'hiver 17-18, et n'a bien entendu pas été renouvelé. Je suis le seul reliquat d'une chaire de syntaxe à l'agonie. Ce n'est qu'à cause des multiples pauses dans mon contrat entraînées par mes séjour à la Capitale que je suis moi-même encore en poste. Je n'ai donc, comme je vous l'expliquais, rien qui me pousse à venir à cette université, n'ayant plus ni cours, ni élèves, ni collègues. Ajoutez a cela qu'il m'est à peu près impossible de travailler sur mon ordinateur (la maintenance n'est plus vraiment assurée depuis que mon professeur ne paye plus le service informatique pour administrer mon ordinateur - et je n'ai pas les droits administrateurs sur mon propre ordinateur).

C'est sans trop de tristesse que je dis adieux à ces quelques années d'enseignement à l'université. Je ne pense pas avoir de formidables talents de pédagogue. Je ne déteste pas enseigner, mais il est peu enthousiasmant d'enseigner à des élèves qui n'ont aucun intérêt pour la matière (et clairement, la linguistique était la mal-aimée du cursus d'études germaniques - ne parlons même pas des élèves de professorat des écoles qui se demandaient ce qu'ils faisaient là). Bref, la joie de l'enseignement ne compense pas vraiment le temps et le stress que donner des cours implique.

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Illustration de PhD comics

L'enseignement m'a tout de même été très utile. Je n'ai jamais eu d'introduction à la linguistique, et j'ignorais à peu près tout des domaines qui ne me concernaient pas directement. Mes cours d'introduction m'ont forcée à me former aux bases de la phonétique à la pragmatique, ce qui a comblé beaucoup de lacunes.

samedi, 11 août 2018

z = i + ax + bz (les facteurs m, n et o étant égaux de par ailleurs)

Jour après jour, on semble faire du sur-place. Mais insensiblement, le travail avance. Tant mieux d'ailleurs, parce que le temps, lui, ne fait pas de pause et que les semaines et les mois défilent inéluctablement. Le système universitaire francais ne transige pas beaucoup avec les délais : la fin de ma thèse est prévue en septembre 2019 ; on m'accordera un an de prolongation si je suis gentille, c'est tout. Je me demande à vrai dire ce que "on" peut bien faire pour m'empêcher de pursuivre ma thèse au-delà de ce délai (et qui est ce "on"). Mais (du moins pour le moment) mon objectif est en effet de finir cette thèse un jour ou l'autre, si possible avant que le soleil n'explose.

Insensiblement, donc, le travail avance. Ces derniers mois, j'ai consacré un temps absolument monumental à travailler sur les statistiques. Je suis amoureuse de R, mon logiciel de statistique, et je prends un plaisir de plus en plus infini à découvrir de nouveaux modèles d'analyse et leurs subtilités (quel modèle est le plus adapté pour quel genre de données, comment faire une critique de modèle, etc.), à améliorer les modèles en rajoutant ou enlevant un facteur, etc. Et puis il y a les graphiques (ou plus éxactement: la visualisation des résultats), dont la sophistication semble ne pas avoir de limite.

J'y ai passé un nombre d'heures impressionnant. J'épaule même ma copine Zaza dans ses analyses statistiques de composés chimiques (rien à voir avec la stique donc, mais les modèles mathématiques s'appliquent de même) et je me passionne pour les difficultés levées par ses données. J'envisage, dans ma prochaine vie, de me lancer dans une licence de mathématiques pour mieux comprendre les modèles (technique de survie classique : pour ne pas mourir de frustration de ne pas pouvoir faire quelque chose, se dire qu'on le fera plus tard et ne surtout pas mettre en doute cette afirmation (pourtant techniquement impossible, la liste des choses à faire que j'ai mises dans cette liste suffiraient à occuper 361 années sans manger ni dormir)). J'apprécie dans les statistiques le côté extrèmement rigoureux de la méthode (passée une certaine période de grand scepticisme face aux statistiques, j'ai fini par me rendre compte que, s'il est techniquement très facile de manipuler ses résultats, il est aussi parfaitement possible de faire preuve de rigueur ; la question n'est plus donc qu'une question d'éthique). Devant mon objet d'étude qui me semble beaucoup trop complexe pour être en mesure d'obtenir la moindre certitude sur quoi que ce soit (le language, c'est quand même un gros fouilli), analyser mes résultats d'expérience me fait beaucoup de bien. J'ai l'impression d'enfin traiter des questions qui ont vraiment des réponses (je ne suis plus vraiment sûre que ce soit le cas quand je parle de grammaire).

Je pense me livrer encore assez longtemps à mon péché mignon. Mais il va falloir aussi avancer concrètement dans la rédaction. Je dois soumettre un plan en octobre, et c'est peu de dire que je suis en panique totale à cette idée.

mercredi, 08 août 2018

Où est Charlie ?

Le petit jeu du jour: où suis-je ?

Je laisse les pros de la géographie identifier la ville.

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En prenant mon avion dimanche, je me suis rendu compte qu'à part mes directeurs de thèse et mon copain, je n'avais pris le temps de prévenir personne dans l'univers entier de ce voyage. Ou alors tellement vaguement que personne ne pouvait s'en souvenir. L'idée de poster juste une photographie énigmatique pour voir qui allait deviner est alors née (jeu auquel, personnellement, je n'aurais aucune chance de gagner, je tiens à vous le dire). J'ai pris une photo de ce bâtiment dès mon arrivée dimanche soir, et n'ai le temps de mettre la photographie en ligne qu'à l'instant, dans une courte pause de 15mn.

Le dépaysement me donne une impression de vacances. Mais ce ne sont que des pseudo-vacances, vous pouvez m'en croire. Le programme est minuté de 9h le matin jusqu'à 20h le soir, mais bien entendu palpitant.

jeudi, 01 février 2018

Le bazar à la fac du sud

vendredi, 12 janvier 2018

Bonne année 2018

Oui, une titre d'une originalité folle. Et une vidéo mille fois trop longue en prime.

2018 commence bien !