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lundi, 23 mars 2020

Gotta stay hooooome

Je pense que LA priorité absolue de tout le monde ici, la seule chose que vous avez en tête, est de savoir comment ça se passe dans la thèse depuis la dernière fois ! (non)

Mettons un terme à ce suspens insoutenable :

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Bon, ouais, c'est pas brillantissime. Alors vous attendez des explications. Mais qu'est-ce que c'est donc qui s'est passé pour que cette courbe soit aussi plate sur les derniers temps ?
Ben je sais pas si vous suivez l'actualité, mais un P*** DE VIRUS qui se ballade, et les pays ferment leurs frontières, et on est tous en quarantaine chez nous, et y'a une pénurie de pâtes dans les magasins et AHHHH MON DIEU ON VA TOUS MOURIR !!!!

Mais ne cédons pas à la panique, et reprenons un résumé plus circonstancié. J'ai terminé ma partie 2 (hourra !) et suis tombée pendant une bonne semaine dans une apathie post-chapitre dont je me remettais lentement quand la crise coronavirus a éclaté en France. Je me suis alors retrouvée à regarder en permanence les informations, à regarder toutes les 5mn les messages de ma famille, à écrire à tous mes contacts à droite et à gauche. J'essaye doucement de poser de bonnes pratiques de travail pour pouvoir me concentrer à nouveau, mais ce n'est pas encore ça.
En pleine crise, une superbe conférence, virtualisée à la dernière minute par les organisateurs, a eu lieu. Trois jours là encore où je n'ai par conséquent pas fait grand chose, mais qui ont été une superbe expérience, à la fois par l'ampleur internationale de l'évènement (des universitaires des quatre coins du monde réunis en même temps pour suivre des présentations), par le sentiment d'union (on se sait tous dans la même galère, dans la même incertitude, chacun présentant de chez soi, un peu comme il/elle peut, un peu moins "pro" qu'à l'ordinaire, avec son bocal de poissons rouge en arrière plan), et par l'impression qu'on est peut-être en train d'inventer les conférences universitaires de demain (l'idée de virtualiser les conférences était dans l'air depuis de nombreuses années, la communauté scientifique étant d'une manière générale très sensible aux questions de climat, et aussi d'égalité des chances (toutes les universités n'ont pas les financements nécessaires pour prendre en charge des voyages transatlantiques)). D'une manière générale, je pense que l'impression d'ensemble était très positive, et propice à la créativité de chacun pour palier à l'absence de contact direct. Pour ma part, ma présentation poster se trouve ici, et j'ai moi aussi dû tenter de nouvelles choses.

Sur ce, je vais repartir sur ma journée, et tenter de trouver un équilibre qui me permette d'avancer et de vous montrer une jolie reprise de courbe la prochaine fois.

En attendant, surtout prenez soin de vous ! (et lavez-vous les mains)

mardi, 18 février 2020

Il faut bien penser à l'après-thèse aussi

Beaucoup de choses ces deux dernières semaines.

La grande nouvelle, c'est que non pas un, mais, tenez-vous bien, deux de mes articles ont été acceptés ! De "nos" articles, techniquement, puisque je ne suis pas seule autrice. Accepté, cela veut dire en jargon qu'il vont être publiés. J'étais depuis des mois (même des années pour l'un d'eux) dans une phase de "revise and resubmit", c'est à dire que nous soumettions l'article au journal, qui envoyait notre article sous forme anonyme à des examinateurs anonymes pour qu'ils donnent leurs commentaires, qui étaient donc un "revise and resubmit", à savoir "c'est pas mal, mais c'est pas super non plus, prenez en compte mes commentaires et soumettez à nouveau, peut-être que je serai satisfait la prochaine fois", nous retravaillions l'article pour prendre en compte les commentaires, nous resoumettions au journal, qui réenvoyait notre article sous forme anonyme aux même examinateurs anonymes, qui remettaient comme commentaire "revise and resubmit" et on repartait pour un tour.

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Illustration de PhDcomics

Dans l'espace de deux semaines, deux acceptations donc. Un assez bon timing pour moi, parce que cela veut dire qu'au moment où je terminerai la thèse, j'aurai deux publications de bon niveau et très récentes à afficher sur mon CV, ce qui fait toujours bien.

Un très mauvais timing d'un autre côté, parce que je sais pas si je vous ai dit, mais j'ai une thèse à écrire en fait.

En parlant de la thèse :

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Mais qu'est-ce que c'est que ces plateaux où il se passe pas grand chose, là, ces derniers temps ? Ben vous vous souvenez quand je disais que j'ai deux articles acceptés ? Ben voilà. Ces derniers temps, j'ai perdu pas mal d'heures à corriger des indications de page manquantes dans la bibliographie d'un article, à mettre "pp." au lieu de "pages" et autres choses passionnantes de cet acabit. Visiblement c'est très important. Ah et aussi je suis allée à une conférence.

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L'université de Tübingen, source : Wikipedia.
Autant vous dire que c'était pas dans ce bâtiment que j'étais. Non, j'étais dans le bâtiment années 70 moche à 200m sur la gauche.

C'était une chouette conférence, où Brunehilde m'a présenté à tout le monde et faisait ma pub, n'oubliant pas à chaque fois de préciser que mon doctorat était bientôt terminé et que j'allais chercher une place de PostDoc, wink wink. J'ai donc eu l'impression pendant trois jours de passer un entretient d'embauche géant, mais je suppose qu'il faut ce qu'il faut, et en effet j'aimerais autant mieux ne pas rester au chômage très longtemps. Et puis les présentations orales étaient bien, j'ai rencontré d'autres doctorants très sympa, donc je ne regrette vraiment pas cette conférence, même si elle était épuisante. C'est juste que... ben ça a duré trois jours et je sais pas si je vous ai dit, mais j'ai une thèse à écrire en fait.

lundi, 03 février 2020

On continue !

Deuxièmes nouvelles de l'écriture. Et la question que tout le monde (ou plus probablement absolument personne) se pose :

Alors comment ça se passe ?

Ben en fait ça va disons que ça avance quoi mais en même temps si ça pouvait avancer plus vite je suppose que ça serait pas plus mal non plus mais c'est pas comme si ça reculait et puis d'abord on fait que m'interrompre quand je travaille alors forcément si on me fichait la paix et que les repas apparaissaient miraculeusement dans mon frigo ça avancerait plus vite et non d'abord je chouine même pas c'est pas vrai.

Voilà ce que ça donne en image :

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Et plus précisément: La thèse sera découpée en 4 grosses parties (5 si on inclue la conclusion, mais ce n'est pas une grosse partie). La première partie est un état de l'art, la deuxième une présentation de mes résultats d’analyses de corpus, la troisième une présentation de mes résultats d'expériences, la quatrième une analyse formelle des conclusions que je peux tirer de tout cela. C'est pas palpitant, mais c'est une thèse quoi.

J'ai commencé par l'état de l'art, et comme au bout de plusieurs mois je ne m'en étais toujours pas sortie et que j'avais besoin d'avoir l'impression que les choses avancent, j'ai commencé à décrire mes résultats de corpus. Dans cette partie, j'ai bouclé depuis l'introduction et les deux premiers chapitres, un chapitre est bien engagé mais il me reste encore 6 chapitres en comptant la conclusion. Et pendant ce temps l'état de l'art n'avance pas. Et ce n'est que la deuxième partie, la troisième partie est encore pire. Oui c'est le désespoir.

Ha ha, mais je reste positive bien sûr ! Ben oui, parce que vous savez, comme on dit, le plus important c'est pas l'arrivée, c'est le chemin plein d'enseignements qu'on traverse pour y arriver, hein ? Ha ha ! Quel plaisir d'être confronté chaque jour à heu... un écran d'ordinateur et heu... de re-raconter des trucs qu'on a déjà raconté ailleurs, et heu... de.. heu... boire du thé ! Voilà, le thé, c'est très chouette ça, le thé. Oui, oui, vraiment un grand bonheur de se réveiller tous les matins.

Bon ben sur ce, je vous laisse, j'ai une après-midi pleine de défis passionnants à relever !

lundi, 20 janvier 2020

La rédaction pour de vrai

Cher tous,

Oui, c'est exact, je donne très peu de nouvelles. C'est en partie parce que je suis une flemmasse, en partie parce que ma copine Zaza m'a donné accès à son compte Netflix (damnation !), en encore plus grande partie parce que je n'ai pas grand chose à raconter.

Vous savez, il n'y a rien qui ressemble plus à une journée de travail en doctorat que la journée précédente de travail en doctorat. Et tout ça ressemble quand même pas mal à une journée de travail en master (sauf qu'on est payée, et ça c'est bien).

Mais depuis septembre, rien ne va plus. Je me suis inscrite officiellement en 4ème année, qu'il m'a fallut supplier pour obtenir en promettant mes grands dieux que je serai prête d'ici l'an prochain, croix de bois croix de fer, en décembre mon contrat est arrivé à sa fin (plus d'argent, et ça c'est pas bien). Un autre signe ne trompe pas : pendant les fêtes de Noël, ma prof Aie a lancé les pourparlers avec les autres membres du jury pour se mettre d'accord sur une date de soutenance. Catastrophe. Nous y sommes, il va falloir terminer cette thèse pour de bon.

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Illustration: Le bureau 14 de la Sorbonne

Tentant de ne pas succomber à la panique, je me suis enfermée chez moi en pleurant pleine de détermination pour me plonger dans la rédaction. A nous deux, livre sans aucun intérêt et que personne ne lira, tu ne perds rien pour attendre !

Voici donc un premier post sur l'avancement de la rédaction, et d'abord, un joli graphique :

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D'abord la ligne en pointillets. Il s'agit du déroulé idéal des événements, une lente mais implacable progression vers le succès. Elle démarre au 19 octobre, jour où j'ai créé le fichier de la dissertation. Il n'y pas de règle ferme, mais à vue de nez, il me semble que le résultat final fera dans les 300 pages, ce qui correspond si mes estimations sont bonnes à 150 000 mots. J'ai fixé la date finale au 15 juillet, date optimiste pour un envoi de la thèse aux membre du jury.
(Sans vouloir céder à la panique, ma copine Zaza avait posé une date optimiste en août dernier et se bat encore à l'heure qu'il est avec son dernier chapitre...)

En dessous (oui, bon hein...) de la ligne en pointillets, vous voyez l'avancée RÉELLE de la dissertation. C'est elle qui est importante, vous l'aurez compris. J'ai vraiment commencé l'écriture en octobre, mais le pic début décembre indique la date à laquelle j'ai commencé à mettre à jour l'avancée sur le site d'où est tiré le graphique. Après cela, vous pouvez voir le long plateau de la désolation correspondant aux vacances de Noël et du Jour de l'An (pour lesquelles j'étais, bien entendu, partie avec la ferme intention d'écrire tous les jours). Depuis janvier, une remontée que je qualifierais de méritoire est distinctement perceptible.

Voilà. Je termine ici ce billet, parce que je me suis fermement interdit d'y passer plus de 45mn (j'ai une thèse à écrire, moi, bonnes gens !).

Sur ce portez-vous bien et préparez-vous à sabrer le champagne (mais m'attendez pas pour boire, hein, sinon il va se perdre, ça serait dommage).

mercredi, 10 avril 2019

Vidéo du mois d'Avril

Cool, c'est Pâques qui arrive !

Qui dit Pâques, dit Seder ! Quoi de mieux qu'une merveilleuse vidéo de propagande ?

(Je cite le commentaire de ma copine juive qui m'a montré cette vidéo pour mon plus grand bonheur : "Ces gens me donnent envie d'être antisémite.")

En vrai la vidéo est un peu ridicule, sauf quand il dit "Dieu nous a choisi", parce que c'est quand même un peu émouvant.

samedi, 10 novembre 2018

Vidéo du mois de Novembre

Il est impossible de me faire arrêter de regarder cette vidéo...
Je me la passe à peu près 12 fois par jour.

(enclenchez les sous-titres en anglais en cliquant sur le premier symbole en bas à droite)

Non seulement l'idée est bien trouvée, mais surtout cette langue hindi pleine d'anglais... c'est pas le texte le plus beau que vous ayez jamais entendu dans votre vie ? Je suis en adoration devant chaque phrase.

 

lundi, 29 octobre 2018

Je vous présente mon quartier à Sofia

Voici quelques nouvelles pas fraîches.

Pour ceux, donc, qui l'auraient deviné grâce à ce post énigmatique d'août dernier, je me suis rendu à Sofia pour une école d'été.

Laissez-moi vous présenter mon quartier en quelques photos.
Je n'ai malheureusement pris aucune photo de mon appartement en plein centre ville, qui était magnifique et beaucoup trop grand pour une seule personne (ça tombe bien, on était deux). L'immeuble avait l'air de tomber en ruine vu de l'extérieur, et à l'intérieur c'était le grand luxe. Tout dans des tonalités bleues et brunes, des lumières fancy un peu partout, et une salle de bain qui claquait.
Donc ça, c'était mon appartement.

En sortant de l'appartement, quelques mètres et vous tombiez sur cette jolie place :

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Laissez-moi vous présenter :
- sur votre gauche, le parlement de Bulgarie
- en face de vous, le grand tsar libérateur Alexandre II de Russie

Petit cours d'Histoire de la Bulgarie rapide : avant, il y avait les Ottomans. Ils étaient méchants et opprimaient les Bulgares. Puis le grand tsar libérateur Alexandre II de Russie est venu, et a libéré la Bulgarie. C'était en 1878.

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Un méchant Ottoman, fort mari de devoir signer le traité de San Stefano.

Voilà donc pourquoi la statue équestre de Nicolas II fait face au parlement bulgare.

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Car n'oubliez pas que les Russes sont les gentils de l'Histoire. Sinon vous allez être très perdus à Sofia.
Cela dit, vous n'allez pas vous perdre longtemps, parce que Sofia, c'est pas très grand.

Juste derrière le parlement, comme en témoigne cette superbe photo bien cadrée, se trouve la cathédrale Alexandre-Nevski :

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Une co-doctorante se cache sur cette photo. Sauras-tu la trouver ?

Alexandre-Nevski est un grand héro russe, le plus populaire à vrai dire, et de surcroît un saint orthodoxe. La cathédrale a été érigée en pleine première guerre mondiale pour rendre hommage aux soldats russes morts en 1878 pour libérer la Bulgarie.

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Ma photo ne lui rend pas vraiment justice. La coupole centrale est recouverte d'or (oui oui) et brille vraiment de mille feux.

Mais revenons à la place du parlement, et partons cette fois-ci un peu sur la droite. Nous tombons immédiatement sur l'université dans laquelle se passait l'école d'été (le but premier de ma visite, n'oubliez pas - on est pas là pour faire du tourisme, nous).

SofiaMerci à Andrew White pour sa photo.

L'université est l'université Saint-Clément-d'Ohrid. Encore un saint orthodoxe, mais bulgare, lui. Il est connu pour avoir développé l'alphabet cyrillique. C'était l'élève de Cyrille et Méthode, à qui il a attribué la paternité de l'alphabet.

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Sankt Kliment himself (et flou)

Petit détail insolite : l'université se trouve au croisement de deux grandes rues (c'est pas ça qui est insolite). Or, à Sofia, sachez qu'il vous est impossible de traverser un grand carrefour à pied. Ou plus exactement, vous ne trouverez nulle part de passage piéton : les quatre trottoirs sont reliés entre eux par un passage souterrain, qui sert également de galerie marchande (et dans le cas de la fac d'entrée de métro également). C'est un peu déroutant quand on arrive, mais pourquoi pas.

Voilà donc ce qui a été mon trajet quotidien (quatre fois par jour) à Sofia pendant ces deux semaines : maison, statue du tsar libérateur, université. Avouez qu'on a vu pire.

 

samedi, 13 octobre 2018

Fin des cours !

D'autre part, mon tout dernier partiel (de rattrapage) avait lieu le lundi suivant le workshop-de-l'angoisse.

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Illustration de PhD comics

Aucun, je dis bien AUCUN de mes étudiants n'est venu.

(D'ailleurs je ne me plains pas, ça veut dire que je n'ai rien à corriger)

vendredi, 12 octobre 2018

Retour à la vie (normale)

Il y a une semaine de cela, un workshop avait lieu à mon université.

Ce workshop, c'était mon groupe de recherche qui l'organisait. Pour ces deux jours de workshop, nous avions une petite trentaine de participants, certains venant des USA et du Japon, la plupart d'Europe. Nous avions de très bons conférenciers invités (dont ma directrice de thèse, Aie), qui avaient répondu à l'appel des deux professeurs à la tête du projet, Konfus et Indiana. J'oublie peut-être de le préciser parfois, mais Konfus est vraiment quelqu'un de très important dans le monde de la stique. Son nom ayant attiré de bons conférenciers invités, les participations ont été bonnes, et pas mal de personnes ont fait le déplacement.

Un bon bilan pour ce workshop, mais le prix à payer pour moi tout ce mois de septembre a été très lourd. J'ai terminé ce workshop dans un épuisement nerveux et physique assez avancé. La quantité de travail et de complications administratives que l'organisation d'un tel évènement peut impliquer dépasse l'entendement. Ou du moins, elle dépasse complètement l'idée que j'en avais lorsqu'il a été décidé, en juin, de lancer ce workshop.

Nous étions alors quatre à porter l'organisation: ma collègue thésarde et moi, épaulées par deux étudiantes (je me rends compte que ne vous ai jamais parlé encore de Nymeria, ma formidable étudiante que j'aime d'amour). À dire vrai, je comptais alors beaucoup sur ma collègue thésarde, qui avait déjà organisé un workshop auparavant. Pour ma part, il me fallait faire une présentation de mes résultats lors du workshop, ainsi que préparer une réunion de mon comité de thèse une fois le workshop terminé, la tâché était donc suffisamment lourde. Début septembre cependant, alors que je revenais de vacances, ma collègue thésarde m'a appris sa démission : elle quittait le projet mi-septembre pour changer d'orientation. À partir de là, vous pouvez imaginer que la charge de travail a augmenté d'un coup, sans compter que je portais soudain à peu près seule la responsabilité de la bonne marche du workshop.

Heureusement, ma collègue ayant bien préparé les choses en amont, les étudiantes ayant tout donné, et au prix de quelques nuits de trop peu de sommeil, je peux dire que le workshop s'est plutôt bien passé. À ma grande fierté, il y avait un super buffet pour la pause café (Nymeria avait même préparé un gâteau et ramené son propre samovar), parce qu'on a des gènes pied-noirs ou on en a pas. Pour le reste, il m'est difficile de savoir, étant donné que j'étais beaucoup trop stressée pour me rendre compte de quoi que ce soit, et que les participants étaient tous très polis et ont bien entendu tous remercié les organisateurs.

Ma présentation, quant à elle, heureusement, s'est bien passée.

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Illustration de PhD comics

Le workshop avait pour but de faire se rencontrer deux "framework", c'est à dire deux manières d'aborder la grammaire : la MVFD (Mon Very Framework qui Déchire) et la FM (Framework Majoritaire). Il s'agit d'ailleurs du but de notre projet de recherche, Konfus et Indiana appartenant chacun à l'un des frameworks. Les discussions ont été très vives, les deux frameworks s'opposant assez vivement sur certains aspects. J'ai été très satisfaite de cette discussion, qui est celle que nous souhaitions atteindre. J'ai rencontré Bottines, un grand sticien du français, FMien, pied-noir (ha ha) et absolument fascinant, en plus d'être très gentil. Entre autre grâce à lui, la discussion est restée assez bienveillante, et a aussi montré qu'il y avait certainement des incompréhensions et des raccourcis de part et d'autre. Personnellement, cela me donne encore plus envie d'aller voir de plus près ce qui se fait en FM (à commencer par le travail de Bottines).

Le vendredi en fin d'après-midi, une fois tout le monde parti, ma journée n'était pas tout à fait terminée. Mon comité de suivi de thèse s'est réuni, nous avons échangé assez longtemps sur le plan de thèse et le travail à faire. Je suis donc partie pour réorienter un peu le sujet de la thèse (plus exactement : le réduire) et je suis repartie pour encore plus d'expériences à mener. En avant donc !

mercredi, 10 octobre 2018

Vidéo du mois d'Octobre

Ca faisait longtemps que j'avais abandonné ces vidéo mensuelles, mais je n'ai pas pu résister devant cette superbe FAQ de linguistique (de l'insolente linguiste, une super vidéaste qui se fait bien trop rare) :