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lundi, 13 août 2018

Bientôt des adieux à la fac du sud

Je vous ai laissés sans nouvelles de la fac du Sud depuis la fin du semestre d'hiver dernier.

Entre temps, le semestre d'été 2018 a eu lieu, durant lequel j'ai donné mon dernier cours. C'était un cours d'introduction, que j'ai donné plusieurs fois. Les partiels ont eu lieu, et je n'attends plus que les partiels de rattrapage en octobre avant de dire adieu à peu près complètement à la fac du sud.

Mon contrat prendra fin à la mi-novembre. Je suis théoriquement censée assurer un présentiel de 20h par semaine à l'université, mais à peu près personne ne se tient à ce présentiel théorique. Je n'ai d'autre part, comme je vous l'ai déjà expliqué, ni supérieur direct, ni collègue avec qui communiquer. Le ou la successeur.e de Konfus n'entrera pas en fonctions avant le semestre d'été 2019. Si tant est que quelqu'un accepte le poste : Il n'est en effet pas impossible que les candidat.e.s retenu.e.s n'aient voulu qu'obtenir des billes dans des négociations avec son université actuelle (c'est une tactique assez courante). Dans ce cas, tout le processus serait à reprendre depuis le début. Le contrat de mon collègue postdoc a expiré dès la fin de l'hiver 17-18, et n'a bien entendu pas été renouvelé. Je suis le seul reliquat d'une chaire de syntaxe à l'agonie. Ce n'est qu'à cause des multiples pauses dans mon contrat entraînées par mes séjour à la Capitale que je suis moi-même encore en poste. Je n'ai donc, comme je vous l'expliquais, rien qui me pousse à venir à cette université, n'ayant plus ni cours, ni élèves, ni collègues. Ajoutez a cela qu'il m'est à peu près impossible de travailler sur mon ordinateur (la maintenance n'est plus vraiment assurée depuis que mon professeur ne paye plus le service informatique pour administrer mon ordinateur - et je n'ai pas les droits administrateurs sur mon propre ordinateur).

C'est sans trop de tristesse que je dis adieux à ces quelques années d'enseignement à l'université. Je ne pense pas avoir de formidables talents de pédagogue. Je ne déteste pas enseigner, mais il est peu enthousiasmant d'enseigner à des élèves qui n'ont aucun intérêt pour la matière (et clairement, la linguistique était la mal-aimée du cursus d'études germaniques - ne parlons même pas des élèves de professorat des écoles qui se demandaient ce qu'ils faisaient là). Bref, la joie de l'enseignement ne compense pas vraiment le temps et le stress que donner des cours implique.

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Illustration de PhD comics

L'enseignement m'a tout de même été très utile. Je n'ai jamais eu d'introduction à la linguistique, et j'ignorais à peu près tout des domaines qui ne me concernaient pas directement. Mes cours d'introduction m'ont forcée à me former aux bases de la phonétique à la pragmatique, ce qui a comblé beaucoup de lacunes.

samedi, 11 août 2018

z = i + ax + bz (les facteurs m, n et o étant égaux de par ailleurs)

Jour après jour, on semble faire du sur-place. Mais insensiblement, le travail avance. Tant mieux d'ailleurs, parce que le temps, lui, ne fait pas de pause et que les semaines et les mois défilent inéluctablement. Le système universitaire francais ne transige pas beaucoup avec les délais : la fin de ma thèse est prévue en septembre 2019 ; on m'accordera un an de prolongation si je suis gentille, c'est tout. Je me demande à vrai dire ce que "on" peut bien faire pour m'empêcher de pursuivre ma thèse au-delà de ce délai (et qui est ce "on"). Mais (du moins pour le moment) mon objectif est en effet de finir cette thèse un jour ou l'autre, si possible avant que le soleil n'explose.

Insensiblement, donc, le travail avance. Ces derniers mois, j'ai consacré un temps absolument monumental à travailler sur les statistiques. Je suis amoureuse de R, mon logiciel de statistique, et je prends un plaisir de plus en plus infini à découvrir de nouveaux modèles d'analyse et leurs subtilités (quel modèle est le plus adapté pour quel genre de données, comment faire une critique de modèle, etc.), à améliorer les modèles en rajoutant ou enlevant un facteur, etc. Et puis il y a les graphiques (ou plus éxactement: la visualisation des résultats), dont la sophistication semble ne pas avoir de limite.

J'y ai passé un nombre d'heures impressionnant. J'épaule même ma copine Zaza dans ses analyses statistiques de composés chimiques (rien à voir avec la stique donc, mais les modèles mathématiques s'appliquent de même) et je me passionne pour les difficultés levées par ses données. J'envisage, dans ma prochaine vie, de me lancer dans une licence de mathématiques pour mieux comprendre les modèles (technique de survie classique : pour ne pas mourir de frustration de ne pas pouvoir faire quelque chose, se dire qu'on le fera plus tard et ne surtout pas mettre en doute cette afirmation (pourtant techniquement impossible, la liste des choses à faire que j'ai mises dans cette liste suffiraient à occuper 361 années sans manger ni dormir)). J'apprécie dans les statistiques le côté extrèmement rigoureux de la méthode (passée une certaine période de grand scepticisme face aux statistiques, j'ai fini par me rendre compte que, s'il est techniquement très facile de manipuler ses résultats, il est aussi parfaitement possible de faire preuve de rigueur ; la question n'est plus donc qu'une question d'éthique). Devant mon objet d'étude qui me semble beaucoup trop complexe pour être en mesure d'obtenir la moindre certitude sur quoi que ce soit (le language, c'est quand même un gros fouilli), analyser mes résultats d'expérience me fait beaucoup de bien. J'ai l'impression d'enfin traiter des questions qui ont vraiment des réponses (je ne suis plus vraiment sûre que ce soit le cas quand je parle de grammaire).

Je pense me livrer encore assez longtemps à mon péché mignon. Mais il va falloir aussi avancer concrètement dans la rédaction. Je dois soumettre un plan en octobre, et c'est peu de dire que je suis en panique totale à cette idée.

mercredi, 08 août 2018

Où est Charlie ?

Le petit jeu du jour: où suis-je ?

Je laisse les pros de la géographie identifier la ville.

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En prenant mon avion dimanche, je me suis rendu compte qu'à part mes directeurs de thèse et mon copain, je n'avais pris le temps de prévenir personne dans l'univers entier de ce voyage. Ou alors tellement vaguement que personne ne pouvait s'en souvenir. L'idée de poster juste une photographie énigmatique pour voir qui allait deviner est alors née (jeu auquel, personnellement, je n'aurais aucune chance de gagner, je tiens à vous le dire). J'ai pris une photo de ce bâtiment dès mon arrivée dimanche soir, et n'ai le temps de mettre la photographie en ligne qu'à l'instant, dans une courte pause de 15mn.

Le dépaysement me donne une impression de vacances. Mais ce ne sont que des pseudo-vacances, vous pouvez m'en croire. Le programme est minuté de 9h le matin jusqu'à 20h le soir, mais bien entendu palpitant.

jeudi, 01 février 2018

Le bazar à la fac du sud

vendredi, 12 janvier 2018

Bonne année 2018

Oui, une titre d'une originalité folle. Et une vidéo mille fois trop longue en prime.

2018 commence bien !

 

vendredi, 10 novembre 2017

La vidéo du mois de novembre

Cette vidéo est un peu technique, mais je l'ai beaucoup aimée parce qu'elle m'a paru très éclairante sur ce que c'est que la programmation informatique. J'ai réussi à la comprendre dans ses grandes lignes, bien que je ne sois pas informaticienne. Il est vrai que j'ai déjà manipulé du python, et que même si je serais incapable de refaire un programme, je ne pars pas de zéro sur la question.

J'espère que les non-informaticiens parmi vous suivront les grandes lignes de cette vidéo (les informaticiens, ca ne vous apprendra certainement rien).

 

mardi, 10 octobre 2017

La vidéo du mois d'octobre

Alors oui, en effet, Noel est encore loin. Mais dans ma famille, dès la fin du mois d'octobre, il faut se mettre d'accord sur les festivités de Noel, donc cette vidéo est tout à fait pertinente :

dimanche, 10 septembre 2017

La vidéo du mois de Septembre

Je suis la chaîne Computerphile d'un oeil distrait, parce qu'en général le niveau est un peu trop élevé pour mes pauvres neurones... Alors quand ils me sortent une vidéo sur un algorythme avec un nom trop cool, qui explique comment fonctionne les systèmes GPS, et qu'en plus j'ai l'impression d'avoir compris à la fin, je dis BINGO !

mardi, 22 août 2017

Vis ma vie de doctorante

jeudi, 10 août 2017

La vidéo du mois d'Août

De plus en plus, on voit les youtubeurs s'interroger sur le fonctionnement de leur média, ou de la plateforme. Ca donne une discours méta intéressant (qui m'intéresse en tout cas, mais je peux imaginer que les gens qui ne consomment pas le média n'y voyent pas d'intérêt).

Une des vidéos les plus fouillées, sur un sujet très précis cependant (celui des "communautés" aux commentaires haineux), est celle de Dany Caligula (qui fait plein d'autres trucs très cool de par ailleurs). Personellement, je n'avais jamais entendu parler de Raptor Dissident avant, donc ca ne m'empêchait pas de dormir, mais Dany Caligula l'explique bien : il ne s'agit pas d'un cas ou d'une "communauté" en particulier, mais d'un mécanisme dont le cas est exemplaire.

Autant vous prévenir de suite, par contre : la vidéo est longue ! (mais j'ai fait court le mois dernier)