vendredi, 20 janvier 2012
Objectif de la semaine
La semaine n'est pas exactement terminée, mais le bilan est à peu près clair.
Objectifs de la semaine passée
Sociolinguistique
Terminé lundi l'article de Pénélope Eckert, et commencé celui de Labov. Je vais lentement, mais tout est Ok.
Syntaxe
Encore pris du retard à cause de cela.
3 jours au lieu de 2 pour finir la syntaxe et rajouter les données issues de mes interviews avec des hongrois (qu'est-ce que ca prend comme temps cette bêtise-là !).
Mais alors je suis VRAIMENT contente de ma partie sur la syntaxe. J'espère que Konfus en sera content aussi.
Structure informative
Par manue de temps, j'ai jetté un oeil dessus, puis zappé les lectures. Pas indispensable.
Vendredi, j'ai fait une esquisse de mon analyse. C'est pas très complet, mais je suis contente de l'entrée en matière. Je trouve que j'ai bien posé les bases de l'analyse. Avant lundi, j'envoie cela à Konfus Junior en espérant qu'il valide mon travail.
Interview de hongrois
Une seule interview, et deux pistes pour deux autres hongrois. Mais je ne suis pas encore allée au café hongrois.
Correcture
Je voulais donc renvoyer à Konfus la partie sur la syntaxe remasteurisée, ainsi qu'à Konfus Junior mon début d'analyse de la structure informative, parce que c'est vraiment son rayon. Mais j'avais un peu mauvaise conscience de leur envoyer encore un texte plein de fautes, vu qu'ils me font systématiquement remarquer que "il faudra que je fasse corriger mon mémoire avant de le rendre". Oui, oui, ca va, j'ai compris.
Bref, j'ai pris en otage deux copines de la fac pour la partie sur la structure informative et une copine des scouts pour la partie sur la syntaxe. J'attends qu'elles me rendent leur copie dans le week-end pour corriger les fautes et envoyer un pdf tout propre à mes deux zigoto.
Enfin un point où j'ai un peu d'avance !
Doctorat
Entrevue jeudi dernier avec l'assistante d'Indiana. Elle ne savais pas grand chose de plus que moi sur le projet, mais elle travaille déjà depuis un moment sur ces fameuses extractions francaises pour son doctorat. Elle m'a promis un cours de rattrappage sur l'état de la recherche dans ce domaine dès que j'aurai fini le mémoire.
Vacances ? Qui a dit "vacances" ?
Objectifs de la semaine prochaine
Bon, on en est à S-4, alors faut pas traîner !
Soziolinguistik
Lundi, je finis le texte de Labov. Et même si je le finis pas, je me fais quelques fiches en béton sur la théorie de Labov à partir de ce texte, de mes cours, et de Wikipedia-mon-meilleur-ami.
Morphologie
Ha ha ! Je ne t'ai pas oubliée, espèce de sale morpho.
Mardi et Mercredi, je reformule la partie sur la morphologie. Ca doit faire 5 pages à tout casser, j'ai pas intérêt à y passer un jour de plus !
Une fois la partie terminée, je peux essayer de trouver un volontaire pour me la corriger. Elle ne devrait plus trop bouger.
Topic
Jeudi, on s'attaque aux Topics.
Lecture:
- The dimensions of topic-comment, Jacobs (2001)
- The Expression of Information Structure in Hungarian, Beáta Gyuris (2011)
Puis analyse
Analyse de la structure informative
Les Topics, donc, puis je continue sur ma lancée dans l'analyse.
D'ici vendredi, j'espère avoir des nouvelle d'au moins un des deux Konfus... Je pourrai me baser sur leurs remarques pour développer dans la bonne direction.
L'idéal, ca serait que l'analyse soit bouclée la semaine prochaine.
Ca me semble un tout petit peu irréaliste, mais la semaine n'est pas très chargée.
Interview de hongrois
Je relance les deux hongrois, et je passe un de ces jours au café pour tenter ma chance auprès de n'importe qui.
Lecture
Dans l'idéal, j'aimerais aussi lire ces trois articles:
- In Need of Mediation: The Relation Between Syntax and Information Structure, Fanselow (2008)
- Effects of Givenness and Constraints on Free Word Order, Fanselow and Skopeteas (2009)
- Structural focus and exhaustivity, Kiss (2010)
Mais alors je sais pas du tout quand... Je vais peut-être renoncer à bouquiner Faulkner ce week-end finalement...
21:40 Publié dans Le feuilleton du moment : le mémoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 16 janvier 2012
Objectif de la semaine
Bilan de la semaine passée
Sociolinguistique
Avancé dans l'article de Pénélope Eckert. C'est un article assez long sur un sujet peu familier. Donc je ne panique pas, je suis dans les temps.
Syntaxe
J'ai pris un retard monstre dans le travail que je devais faire la semaine dernière. J'ai croisé Konfus le lundi, qui m'a remis mon mémoire tellement plein d'annotations qu'il m'a fallu deux bonnes journées de travail pour venir à bout rien que de ses corrections.J'ai été très impressionnée par sa manière si méticuleuse de corriger. Je peux vous dire qu'il ne laisse pas passer la moindre approximation !
Il a tout de même eu l'air content de ce que j'avais fait. Il m'a donné des conseils pour la poursuite du mémoire comme si j'avais encore six mois devant moi pour travailler. Et pour que mon travail puisse être cité directement, etc, etc. (Non mais Monsieur Konfus !!! Je fais un mémoire de MAS-TER ! Personne au monde ne cite un mémoire de master, ca ne sera jamais publié et TOUT LE MONDE s'en fiche de ce que je raconte !)
C'était très intéressant. Et un peu épique.
Bref, j'ai travaillé la syntaxe, mais j'ai à peine fait la moitié de ce que j'étais censée faire en deux jours...
Interview de hongrois
Lancée dans le sujet par mon entrevue avec Konfus, j'ai réussi à prendre rdv avec deux hongrois pour discuter de mes phrases d'exemple avec eux. Il s'agissait malheureusement de deux professeurs de hongrois, qui ont des idées assez normées de ce qui est correct ou incorrect. Il me faudrait discuter avec des personnes qui ont une approche plus naive de leur langue...
Mais c'est au moins un point sur lequel j'ai de l'avance...
Doctorat
J'ai recu mardi une lettre très officielle de Konfus me disant que le groupe de recherche sera créé. "En automne ou en hiver prochain", ce qui est légèrement plus tard que je ne l'espérais, mais ca reste une bonne nouvelle. Il précisait que "si j'acceptais ce poste, ce dont il se réjouirait, nous pourrions travailler ensemble (lui, Indiana, l'assistante d'Indiana et moi) à formuler nos objectifs."
Tu penses si j'accepte le poste, mon vieux...
Objectif de la semaine à venir
Sociolinguistique
Aujourd'hui, je finis l'article de Pénélope Eckert, et je commence celui de Labov si possible.
Syntaxe
Mardi et Mercredi, il faut que je finisse la syntaxe: quelques matrices de base, les phrases interrogatives.
Je dois aussi rajouter les données issues de mes interviews avec des hongrois.
Structure informative
Jeudi je lis:
- des dix pages restantes de la thèse de Konfus Junior.
- A new look at information structure in Hungarian, Gécseg & Kiefer
- On the Syntax-Discourse Interface in Hungarian, Gazdik
Vendredi, je fais une esquisse de mon analyse, pas encore développée mais à peu près compréhensible pour quelqu'un qui connaît le sujet.
Du coup, vendredi soir, j'envoie mon mémoire à Konfus Junior pour en discuter avec lui la semaine prochaine.
Interview de hongrois
Jeudi, j'ai rdv avec une autre hongroise. Il faudrait aussi je j'aille traîner un peu au café hongrois pour trouver d'autres volontaires...
Doctorat
J'ai rdv mercredi avec l'assistante d'Indiana. On a échangé quelques mails, et j'ai hâte de faire sa connaissance pour savoir un peu avec quel genre de personne je vais travailler pendant les trois prochaines années. Avec un peu de chance, elle est tout aussi débutante que moi et on pourra se serrer les coudes...
10:53 Publié dans Le feuilleton du moment : le mémoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 09 janvier 2012
C'est lundi...
Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ?
Entre la vie et la mort, Alexei Apoukhtine commence à la mort du narrateur.
Pendant les quelques heures qui suivent son décès, il continue à entendre et à voir ce qui se passe autour de son lit, tandis que son esprit s'ouvre petit à petit au souvenir de ses vies antérieures.
C'est une nouvelle vraiment sympathique, Les Thanatonautes version XIXème siècle.
Le tripot aux champs, Octave Mirbeau
La décadence de la campagne. Une description quelque peu défaitiste de la dégradation des moeurs, même loin de la ville.
Ah ! ce sont des messieurs, je vous assure, à qui il faut maintenant toutes les aises de la ville. Croiriez-vous qu’ils exigent de la viande à tous leurs repas ! oui, monsieur, à tous leurs repas ! On ne peut plus trouver un ouvrier, à l’heure présente, si on ne s’engage à le gaver de bœuf, de mouton, de volailles, d’un tas de bonnes choses, enfin, dont nous autres nous n’avons jamais eu l’idée. Si ça ne fait pas suer ! Je parie que bientôt ils exigeront du vin de Champagne ! Mon Dieu ! s’ils travaillaient encore, il n’y aurait que demi-mal. Mais va te faire fiche ! Ils arrivent à l’ouvrage à sept heures, monsieur, toujours mal en train, se plaignant de ceci, de cela, de tout. Pourtant ce n’est pas la besogne qu’ils font, bien sûr, qui les fatigue. Oh ! non. Je ne sais pas, en vérité ce que nos pauvres champs deviendront dans quelques années. Quand je pense à cela, voyez-vous, ça me fait presque pleurer. De notre temps, monsieur, nous mangions de la soupe toute la semaine, et puis, le dimanche, on se régalait d’un petit morceau de lard. Nous nous portions bien et nous étions alertes au travail. En été, dès trois heures dans les champs, nous rentrions avec le soleil couchant. Et nous étions heureux tout de même. Mais ce temps est passé et il ne reviendra plus.
Agronomie, Octave Mirbeau
Revoilà Monsieur Lechat, le héro de Les affaires sont les affaires, dans une narration. Rien de bien nouveau quand on connaît la pièce.
Qu'est-ce que je suis en train de lire ?
Le jardin des supplices, Octave Mirbeau
Le récit se découpe en deux chapitre. Le premier se trouve en littérature audio, et le deuxième... "la lecture du second est insoutenable : cent pages de descriptions de pourritures diverses, de cadavres, de scènes de luxure, d’agonies, d’horribles supplices, de tortures rappelant les camps de la mort… Les âmes « non sensibles » pourront consulter la version texte non enregistrée" nous dit le lecteur.
Je me suis cru une âme non-sensible, et j'ai entamé la deuxième partie. J'hésite encore et toujours à arrêter.
Ce fait lui-même est en soi intéressant : où se trouve la limite ?
J'ai deux souvenir de lecture semblable : Littel et Sade.
Dans les Bienveillantes de Littell, en tant que lecteur, on est pris d'une sorte de fascination de l'horreur. C'est un peu comme La mort est mon métier de Merle, en plus difficile. Dans La mort est mon métier, on se retrouve à l'intérieur d'un cerveau dont la méchanique est fascinante. Et terrifiante, évidemment. Chez Littell, c'est pareil, en plus horrible, à cause des descriptions dont certaines sont vraiment dures. Mais on reste dans une fascination un peu horrible : la mort, l'insceste, la scatologie, tout est lié. Mais c'est un peu trop. À la fin du livre, je n'arrivais pas à savoir si j'avais aimé ou pas.
Pour Sade, c'est différent. Je pense qu'on est plus proche de ce que j'éprouve pour Le jardin des supplices. J'ai lu quelques textes de Sade que j'aime bien, notamment Justine. J'aime beaucoup, c'est impertinent, c'est érotique, c'est ironique, on s'amuse. J'ai lu aussi La philosophie dans le boudoir. J'ai trouvé ca un peu moins drôle, et les arguments étaient un peu faiblards, mais ma foi, on restait dans le même ton : impertinent, provocateur. Même les scènes de violence, peu importe : nous sommes dans la fiction, et si les récits de fictions permettent de voir des gens mourir et se tuer, pourquoi pas se faire du mal ? D'autant que chez Sade, la douleur et le plaisir sont proches, donc oui : pourquoi pas. Mais tout à la fin de La philosophie dans le boudoir, la mère de la jeune fille qui vient de se faire dépuceler en règle par toute la compagnie arrive. Elle a tous les défauts du monde (prude, dévote...) donc elle mérite un châtiment. Soit. C'est alors qu'on fait venir un serviteur siphylitique qui la viole sans autre forme de procès. Et bien là : non. Je ne peux plus, je ne marche plus. Je ne sais pas où se trouve précisemment la limite, mais Sade vient de la franchir. Par la suite, j'ai lu des extraits des 100 jours de Sodome et Gomorrhe de Sade. Les extraits ont suffit à me faire comprendre que je n'avais nulle envie de lire ca.
Je pense pourtant que Le jardin des supplices est proche des 100 jours de Sodome et Gomorrhe. Le point de départ est cette fascination de l'horreur, mais on va trop loin. Ou reste la fascination ? Ce n'est plus que dégoûtant.
Mais je me demande si Ocatve Mirbeau ne le fait pas exprès. S'il ne prend pas, justement, la fascination de l'horreur au contre-pied. Mais bon, une fois que j'ai compris ca, faut-il continuer la lecture ? Je ne sais vraiment pas.
Pour le moment, je vais peut-être continuer.
En tous cas, pour écrire des choses pareilles, Mirbeau ne devrait vraiment pas aller bien.
Beurk.
Les derniers jours de Pompei, Buwler Lytton
Une histoire un peu niaise, mais ca m'aère le cerveau pendant la lecture du catalogue des horreurs.
Et puis on apprend pas mal de choses sur l'Antiquité et les ruines de Pompéi, c'est déjà ca.
Et après ?
J'avais complètement oublié que j'avais d'autres choses en cours avant les vacances : Wallenstein que je n'ai toujours pas fini, alors que le cours continue ; et Undine que j'avais laissé en plan honteusement alors que c'est tellement joli. Pour le cours sur Wallentsein, je dois aussi lire un texte théorique de Schiller pour la semaine prochaine et un autre pour la semaine d'après.
Puis je pourrai reprendre Lumière d'août qui est moins urgent mais que je veux finir quand même. Avant de continuer dans Octave Mirbeau qui ne m'a pas encore révélé toutes ses facettes...
09:01 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 06 janvier 2012
Objectif de la semaine
Bilan de la semaine passée
La Sociolinguistique est restée au point mort. On va dire que le mardi, j'avais pas encore vraiment repris...
Lectures
Lu :
- The informational component, Vallduví (parcouru vite-fait)
- Information Packaging in HPSG, Engdahl and Vallduví
- Links without locations, Hendriks and Dekker
- Towards a discourse-oriented representation of information structure in HPSG, Wilcock
- The Secret Life of Focus Exponents, and What it Tells Us about Fronted Verbal Projections, De Kuthy and Meurers
- Discountinuous NPs in german, De Kuthy (le chapitre qui m'intéressait)
- Information Enriched Constituents in Dialogue, Ericsson (le chapitre qui m'intéressait)
- A contraint-based approach to information structure and prosody, Haji-Abdohosseini
- Metrical phonology in HPSG, Bonami et Delais-Roussarie
Regardé vite-fait et zappés (des redites, des redites et des redites, pas d'analyse HPSG, rien de nouveau) :
- Strategies for Scope Taking, Szabolcsi
- Prosody, Focus and Word Order, Zubizarreta (1998)
- On the Relation between Syntactic Phrases and Phonological Phrases, Truckenbrodt (1999)
- Focus Projection and Prosodic Prominence in Nested Foci, Féry et Samek-Lodovici (2006)
- Information Structural Notions and the Fallacy of Invariant Correlates, Féry (2007)
Pas inintéressant, mais c'est que le temps commence à presser.
Enfin, parcouru beaucoup de passages intéressants de la thèse de Konfus Junior. En gros, il ne me restait plus que 10 pages qui concernaient mon sujet. Mais j'ai craqué, je n'en pouvais plus.
Donc maintenant : WEEK-END.
VOUS Y CROYEZ PAS, HEIN ? Comment que j'ai été efficace en trois jours, moi, dites !
Pour tout vous dire, le mercredi, j'ai oublié mon ordi à la maison. Et finalement, même si j'ai perdu un peu de temps à retrouver les textes et à les imprimer, je suis deux fois plus efficace (1) de ne pas être déconcentrée par internet (2) de lire sur papier au lieu de lire sur un écran d'ordinateur. Formule adoptée pour les trois jours !
Bref, ca signifie que j'ai lu le point a., b. et presque c.
Restent en gros dans un nouveau point c. reformulé :
- Konietzko, Andreas & Susanne Winkler (2010) Contrastive Ellipsis: Mapping between Syntax and Information Structure. Lingua 120, 1436–1457. (pas HPSG)
- In Need of Mediation: The Relation Between Syntax and Information Structure, Fanselow (2008)
- Effects of Givenness and Constraints on Free Word Order, Fanselow and Skopeteas (2009)
- Structural focus and exhaustivity, Kiss (2010)
D'autre part, je suis vraiment satisfaite de ces lectures. J'ai une image à peu près claire de mon analyse HPSG (c'était le dernier gros point d'interrogation du mémoire) et même de quoi mettre dans ma conclusion (mon point faible n°1). Youpi !
Des nouvelles de Konfus
Konfus a visiblement parcouru mon mémoire et m'a envoyé un mail:
- la deuxième partie est pas mal (ouais !)
- par contre, la syntaxe, c'est pas ca du tout (hoooo)
Le bon point, c'est que la partie pas-hors-sujet ne lui déplaît pas. C'est déjà ca. Et il n'a pas vraiment l'air de critiquer le fond de ma partie sur la syntaxe, mais de dire qu'en gros la forme est tellement cacafouillie qu'on n'y comprends rien. Donc le mauvais point, c'est que la semaine prochaine, j'ai de la syntaxe au menu ! (alors que j'aimerais vraiment travailler sur un autre point)
Objectifs de la semaine prochaine
Sociolinguistique
Incroyable mais vrai, le prof a enfin mis sa bibliographie en ligne. Donc on va pouvoir y aller !
- Penelope Eckert (2008): Variation and the indexical field
- William Labov (1971): „Das Studium der Sprache im sozialen Kontext.“
Et si déjà j'ai fini ca lundi, ca sera merveilleux.
Syntaxe
Mardi, mercredi et jeudi:
- revoir les critiques que me fait Konfus
- introduire l'analyse des phrases interrogatives
Deuxième partie - Analyse HPSG
C'est à dire : le dernier point vierge de mon mémoire, sur lequel j'ai commencé à me faire une idée un peu plus précise.
Le but sera donc
- de finir les dix pages restantes de la thèse de Konfus Junior.
- d'esquisser ce que je vais présenter
But ultime
Envoyer vendredi soir à Konfus une nouvelle mouture, avec Syntaxe plus ou moins définitive et une esquisse d'analyse HPSG pour la deuxième partie qui puisse lui donner une petite idée. Le lundi suivant, RDV dans son bureau pour en discuter !
Après ca...
... le compte à rebours a commencé...
SEMAINE -5
Lecture de d. et c.
Morphologie
Recherche de correcteurs (allemands et hongrois)
SEMAINE -4
Lecture de g.
Analyse HPSG de IS hongroise
SEMAINE -3
Implémentation
Avis de Konfus Junior
SEMAINE -2
Conclusion + Correction
SEMAINE -1
Correction
SEMAINE 0
Mise en page + Imprimer + Rendre
Faire la fête + Aller me faire masser dans du chocolat (cadeau de Noel) + profiter de ma semaine !
20:55 Publié dans Le feuilleton du moment : le mémoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 03 janvier 2012
Objectif de la semaine
Cette trêve de Noel portait vraiment bien son nom. Autant dire qu'à part quelques exercices de math, je n'ai pas regardé grand chose des petits trucs dont je m'étais fait la liste. Tant pis. C'était de toutes facons du hors sujet, et maintenant il n'est plus temps...
Suite au 1er janvier et aux départ des pelerins, je me suis pris une journée de farniente hier que j'ai principalement passée à dormir et manger, deux activités qui m'avaient quelque peu manqué les cinq jours précédents.
Mais retour aux choses sérieuses ce matin avec mon cours de sociolinguistique qui m'a obligée à me tirer du lit à 7h. Et c'est reparti.
Objectifs de la semaine
Pour le moment, Konfus ne s'est pas manifesté suite à ma dernière "mouture". Comme j'attends son avis avant d'envoyer quelque chose à Junior, je peux enfin me consacrer à la dernière chose qui me manque : l'analyse HPSG de la structure informative.
Sociolinguistique
Le professeur nous a annoncé ce matin qu'il préférait déplacer le partiel. Celui-ci tombera donc le 7 février, soit deux ou trois semaines plus tôt que prévu. Je n'ai donc plus que cinq semaines devant moi.
J'envisage de consacrer un jour par semaine à me préparer. En révisant bien mes fiches le week-end et le lundi précédent le partiel, je devrais m'en sortir.
Lecture
Enfin lire les ouvrage du point a. pour avoir au moins les bases de l'analyse HPSG (c'est la dernière partie qui me reste). Si j'ai le temps, je peux commencer le point b.
Ensuite
Il me faudra me mettre à la recherche de Hongrois prêts à discuter avec moi sur mes phrases d'exemple. Ainsi que des gentils Allemands qui voudraient bien prendre en charge la correcture du mémoire définitif.
En parallèle, évidemment continuer les lectures. Il me faudrait les avoir terminées pour fin janvier. Pour avoir déjà une idée de ma propre analyse et commencer dès le tout début février la programmation. Une fois que tout cela sera terminé, je pourrai passer à la rédaction de cette ultime partie.
Côté rédaction, il me manque d'ailleurs encore bien des choses qu'il me faudrait avoir réglées d'ici février aussi: re-rédiger la morphologie (en faisant très très très court) et l'analyse syntaxique des interrogatives.
13:50 Publié dans Le feuilleton du moment : le mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 02 janvier 2012
C'est lundi...
J'avais oublié...
... de mentionner que j'ai lu les deux premiers tomes de Bitter Virgin, de Kei Kusunoki, un manga offert par Manu pour Noel.
Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ?
Je n'ai pas du tout pu lire durant les cinq jours qu'on duré les rencontres européennes. Mais juste avant et juste après, je m'en suis donnée à coeur joie.
La mort du père Dugue, Octave Mirbeau
Le crapaud, Octave Mirbeau
Le diable et le bon Dieu, Sartre
Une vieille histoire d'amour pour cette pièce. De toutes facons, Sartre et moi, c'est pour la vie.
Comme pour peu de pièces, je suis à la fois fascinée par l'histoire et consciente qu'il me manque bien des clés pour la comprendre. Je pense que pour cette fois, mon bagage philosophique est insuffisant. Je devinne dans la "morale" de cette pièce de l'anti-Kant dont je ne comprends pas bien ni les tenants ni les aboutissants. Pourtant, je relis encore et encore.
HEINRICH
Ah non ! pas tous ! (Un temps) J'ai la foi, mon Dieu, j'ai la foi. Je ne commettrai pas le péché de désespoir : je suis infecté jusqu'aux moelles, mais je sais que tu me sauveras si tu l'as décidé. (À Goetz) Nous sommes tous également coupables, bâtard, nous méritons tous également l'Enfer, mais Dieu pardonne quand il lui plaît de pardonner.
GOETZ
Il ne me pardonnera pas malgré moi.
HEINRICH
Misérable fétu, comment peux-tu lutter contre sa miséricorde ? Comment lasseras-tu son infinie patience ? Il te prendre entre ses doigts s'il lui plaît, pour t'enlever jusqu'à son paradis ; il cassera d'un coup de pouce ta volonté mauvaise, il t'ouvrira les mâchoires, il te gavera de se bienveillance et tu te sentiras devenir bon malgré toi. Va ! Va brûler Worms, va saccager, va égorger ; tu perds ton temps et ta peine : un de ces jours, tu te retrouveras au purgatoire comme tout le monde.
L'Abbé Jules, Octave Mirbeau
Ce roman raconte sans prendre de gants l'histoire d'un prêtre, d'un homme aux émotions violentes. Jules est balancé sans cesse entre ses "mauvais" instincts et des élans d'enthousisme, entre l'incroyance et la croyance.
Je remarque un trait courant à tous les romans d'Octave Mirbeau. Tous ces romans ne trouvent leur aboutissement que dans la mort du héro (ce pourquoi le narrateur n'est jamais le vrai héro de l'histoire), une mort attroce, une agonie interminable et décrite longuement sans en omettre les détails triviaux peu glorieux, qui provoquent invariablement un certain malaise à la lecture. Malgré la grande admiration que j'ai pour ces récits, la fin en est si dure que je suis soulagée de les terminer...
Écoutez-moi : j’ai renié Dieu, et j’ai blasphémé son saint nom ; j’ai insulté aux douleurs du Christ, et j’ai outragé le ventre radieux, neuf fois immaculé, de la vierge Marie. J’ai méprisé ma mère, la créature sacrée dont je suis né, et j’ai haï les hommes, mes frères douloureux. J’ai menti, j’ai volé, j’ai repoussé du pied les infirmes et les pauvres, ces mélancoliques élus du ciel. Rêvant de criminels attentats, et la chair brûlée de concupiscences monstrueuses, sans remords, sans hésitation, je me suis approché de la Sainte Table, et j’ai donné au doux corps du Sauveur le lit fangeux d’une âme sacrilège… Enfin, j’ai désiré la femme de mon prochain, j’ai soufflé la débauche au cœur des jeunes filles, et, dans les champs, sous l’infini regard de Dieu, comme un bouc immonde, j’ai forniqué…
Il prononça ce dernier mot d’une voix forte et vibrante, et il se fit dans l’église un long chuchotement que dominèrent bientôt des bruits de chaises pudiquement remuées, des « hum ! hum ! » de toux effarées, se répondant d’un bout de la nef à l’autre. Le curé fut secoué au fond de sa stalle, comme par la commotion d’une décharge électrique ; et chose inexplicable, miraculeuse, l’orgue poussa un cri de détresse, qui parcourut la voûte, et vint mourir dans le chœur, au-dessus des diacres et des chantres consternés.
— J’ai forniqué ! répéta l’abbé Jules, de toutes ses forces. Et sa voix tonnait. Et il se frappait la poitrine avec rage ; et les manches de son surplis battaient autour de lui, ainsi que de grandes ailes affolées.
Alors, il reprit, une par une, ses fautes passées, les étala avec une impitoyable dureté, vida le fond de son cœur de toutes les pensées perverses, de toutes les secrètes hontes dont il s’était sali. Devant le spectacle de cet homme, qui, pareil aux anciens chercheurs de martyre, se flagellait, se déchirait, écartait, avec ses doigts, les plaies ruisselantes, éparpillait, sous la terreur des coups volontaires, les lambeaux de sa chair et les gouttes de son sang, les fidèles, d’abord étonnés, gênés par la violence des mots et la crudité biblique des aveux, éprouvèrent ensuite un singulier malaise qui les bouleversa. Une angoisse leur serrait la gorge, une souffrance inconnue leur brisait l’estomac ; ils avaient une sensation, atroce et nouvelle, la sensation qui vous saisit à regarder un gymnaste, évoluant, dans le vide, sur un trapèze, au-dessus d’un abîme… Quelque chose comme le choc en retour du vertige de la mort. Deux femmes, très pâles, se soutenant péniblement aux bourreaux des chaises, sortirent presque défaillantes ; une autre cria en se bouchant les oreilles :
— Assez !… Assez !
Fables, Esope
J'avoue avoir une préférence pour la version de Lafontaine de certaines de ces Fables. Mais c'est tout de même une lecture intéressante que de se plonger dans l'origine de ce qui a donné lieu à bien des proverbes, et aussi bien des maximes de vie...
De l’Avare et de l’Envieux.
Jupiter voulant connaître à fond les sentiments des hommes, envoya Apollon sur la terre pour sonder leurs inclinations. Il rencontra d’abord un Avare et un Envieux. Il leur dit de la part de Jupiter qu’il avait ordre de leur accorder tout ce qu’ils lui demanderaient, à condition que le second aurait le double de ce que le premier aurait demandé. Cette circonstance fut cause que l’Avare ne put jamais se résoudre à rien demander, dans l’appréhension qu’il eut que l’autre ne fût mieux partagé que lui ; mais l’Envieux demanda qu’on lui arrachât un oeil, afin qu’on arrachât les deux yeux de l’Avare, selon les conventions d’Apollon.
Qu'est-ce que je suis en train de lire ?
Le jardin des supplices, Octave Mirbeau
Lumière d'août, Faulkner
Un livre que j'avais lu il y a bien bien longtemps, et dont je pensais ne me souvenir de rien. Mais dès les premières lignes, des pans entiers de l'histoire me sont revenus, et au fur et à mesure de la lecture, les détails de ce qui va suivre me reviennent.
Je pense que j'avais été très impressionnée par cette histoire très bizarre et saumatre...
Qu'est-ce que je vais lire après ?
Je continue avec Mirbeau.
J'ai une nouvelle russe en attente et Les derniers jours de Pompei qui devraient m'occuper un petit moment.
16:07 Publié dans Rubrique Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 26 décembre 2011
C'est lundi...
Qu'est-ce que j'ai lu les deux semaines dernières ?
Ben, c'est les vacances, quoi ! Et j'étais chez ma maman, j'ai profité de la bibliothèque.
Les vingt-et-un jours d'un neurasthénique, Octave Mirbeau
Dans le ciel, Octave Mirbeau
Sébastien Roch, Octave Mirbeau
Un chef d'oeuvre.
Mais alors déprimant comme pas possible. Horrible.
Je pense que ca en dit long sur l'humeur d'Octave Mirbeau, et notamment sur sa vision de l'amour.
— Oui… tu comprends, interrompit Jean… Papa a dit en me tirant les oreilles : « Si on l’écoutait, ce gamin-là, il nous amènerait tout le collège. » Enfin, il n’a pas voulu, quoi ! ni maman non plus. Ils m’ont demandé ce que tu étais. Je leur ai expliqué que tu étais quincaillier… qu’on t’embêtait à cause de ça… mais que tu étais tout de même bien gentil… et que je t’avais promis de te montrer mon uniforme de hussard… Alors, ils m’ont défendu de te voir… ils m’ont dit que tu n’étais pas une société pour moi… que je prendrais avec toi de mauvaises habitudes… tu comprends… Et ils m’ont fait un sermon parce que j’avais la manie de ne me lier qu’avec des pouilleux… J’ai répondu que tu n’étais pas un pouilleux, que tu n’étais pas sale comme Bolorec… Enfin, voilà !
Inquiet, piétinant sur place, Jean regardait autour de lui. Il reprit avec volubilité :
— Il ne faut plus que je te voie… il ne faut plus que nous allions ensemble… Le Père Dumont est venu, et il a promis à papa qu’il me surveillerait… Mais je t’aime bien tout de même… Je te parlerai quelquefois, quand on ne nous verra pas, tu comprends… Et puis, Bolorec, on ne lui a pas défendu à lui, d’aller avec toi… Tu iras avec Bolorec… Il est très gentil, Bolorec… Je m’en vais, parce que le Père nous regarde… Il m’attraperait si je causais trop longtemps avec toi… Ah ! dis donc !… Il faudra aussi que tu me rendes le ballon en cuir que je t’ai donné…
L’enfant ne pleura pas. Mais la douleur du coup fut si forte, qu’il pensa s’évanouir. Il voulut crier : « Jean ! Jean ! » et ne le put. Il avait la gorge serrée, la tête bourdonnante et vide, les membres tout froids. Il essaya de faire un pas, et ne le put… Le sol sous ses pieds se dérobait, se creusait en abîmes… Des lumières rouges dansèrent devant ses yeux. Et Jean s’éloigna en sautillant.
Sébastien Roch est le récit sans espoir d'un gamin violenté et violé. Puis d'un jeune homme vide. Complètement vide. Je vous jure qu'il faut avoir l'estomac accroché. Je ne relirais pas ca tous les jours.
Alles ist erleuchtet, Jonathan Safran Foer
Pour comprendre cette merveilleuse petite traduction que je vous fais, il vous faut d'abord savoir un peu le contexte. Le héro est un juif américain, Jonathan Safran Foer. Le narrateur, c'est Alex, un ado ukrainien, qui lui sert de traducteur dans le voyage que le héro entreprend à travers l'Ukraine à la recherche de l'Histoire de sa famille.
En gros, tout va pour le mieux. Si ce n'est que le traducteur ne parle pas très bien anglais, que le chauffeur de la voiture (Alex, le grand-père d'Alex) est non-voyant et que sa chienne est folle. Sinon, en gros, tout va pour le mieux.
Et là, ben ils ont faim.
« Juste une chose », dit le héro. « Quoi ? » « Il faut que vous sachiez que...» « Oui ? » « Je suis... comment dire...? » « Quoi ? » « Je suis... » « Vous êtes très affamé, non ? » « Je suis végétarien. » « Je ne comprends pas. » « Je ne mange pas de viande. » « Pourquoi ? » « Je n'en mange pas, c'est tout. » « Il ne mange pas de viande. » j'informe grand-père. « Bien sûr qu'il en mange. » grand-père dit. « Bien sûr que vous mangez. » j'informe le héro. « Non. Je n'en mange pas. » « Pourquoi non ? » je demande encore une fois. « Je n'en mange pas. C'est comme ca. Pas de viande. » « Du porc ? » « Non. » « De la viande ? » « Pas de viande. » « Un steack ? » « Non. » « Du poulet ? » « Non. » « Vous mangez du mouton ? » « Grand dieux, non ! Absolument pas de viande de mouton. » « Et des saucisses ? » « Pas de saucisse non plus. » J'ai dit ca à grand-père et il m'a regardé énervé. « C'est quoi son problème ? » il demande. « C'est quoi votre probème ? » je demande au héro. « Je suis comme ca. » il dit. « Un hamburger ? » « Non. » « De la langue de boeuf ? » « Non. » « Qu'est-ce qu'il t'a dit que c'était son problème ? » grand-père demande. « Il est comme ca. » « Il mange de la saucisse ? » « Non. » « Pas de saucisse ! » « Non. Il a dit qu'il ne mange pas de saucisse. » « Vraiment ? » « C'est ce qu'il dit. » « Mais la saucisse, c'est... » « Je sais. Vous ne mangez vraiment pas de saucisse ? » « Pas de saucisse. » « Pas de saucisse » je dit à grand-père. Il a fermé les yeux et essayé de croiser les bras sur son ventre, mais il n'y avait pas de place à cause du volant de la voiture. Il avait l'air qu'il allait se trouver mal parce que le héro ne mange pas de saucisse. « Bien, il peut bien décider ce qu'il veut manger. Nous allons au restaurant le plus proche.. » « Vous êtes un schmock. » j'informe le héro. « Vous n'utilisez pas ce mot correctement. » il dit. « Oh, si. » je dis.
« Comment ca, il ne mange pas de viande ? » la serveuse demande, et grand-père a pris sa tête dans ses mains. « C'est quoi son problème ? » elle a demandé. « À qui ? À celui qui ne mange pas de viande, à celui qui prend sa tête dans ses mains, ou au chien qui se mâche la queue ? » « À celui qui ne mange pas de viande. » « Il est comme ca. » Le héro demande de quoi nous parlons. « Ils n'ont rien avec pas de viande. » je l'informe. « Il ne mange pas de viande du tout ? » la serveuse demande encore une fois. « Non. Il est comme ca. » je lui dis. « De la saucisse ? » « Pas de saucisse. » grand-père dit à la serveuse et tournait la tête dans tous les sens. « Peut-être que vous pouvez quand même manger un peu de viande » je dis au héro « car il n'ont rien avec pas de viande. » « Ils n'ont pas de pomme de terre par exemple ? » il demande. « Vous n'avez pas de pomme de terre par exemple ? » je demande à la serveuse. « Les pommes de terre sont toujours servies avec la viande. » elle dit. J'ai dit ca au héro. « Je ne peux pas avoir une assiette de pomme de terres ? » « Quoi ? » « Je ne peux pas avoir deux ou trois pommes de terre dans une assiette, sans viande ? » J'ai demandé à la serveuse, et elle a dit, qu'elle allait voir le chef et lui demander. « Demande-lui si il mange du foie. » grand-père a dit.
La serveuse est revenue et a dit : « Je peux vous dire que nous faisons une exception pour vous. Nous pouvons lui donner deux pommes de terre, mais elles vont être servies avec de la viande. Le chef a dit que c'est comme ca et un point c'est tout. Il faut qu'il mange ca. » « Deux pommes de terre, c'est bien ? » je demande au héro. « Fantastique. »
Pour vous gâcher le suspens: à la fin de l'histoire, une des deux pommes de terre tombe par terre...
Bon, j'ai beaucoup aimé, bien sûr, parce que Safran Foer est génial. Mais QUAND MÊME, Extrèmement Fort et Incroyablement Près c'était mieux. (Non, parce que quand le grand-père en est à dépuceler sa cinquante-deuxième vierge, je me suis un peu ennuyée quand même.)
Cora, Georges Sand
Tentative ratée de me re-réconcilier avec Georges Sand. Bon, j'avoue que c'était marrant...
La belle sabotière, Octave Mirbeau
Kervilahouen, Octave Mirbeau
Veuve, Octave Mirbeau
Un peu bizarre pour du Mirbeau. Je le croyais moins romantique que ca.
Ce que je sais de Véra Candida, Véronique Ovaldé
J'étais curieuse, parce que tout le monde me le conseillait. Puis finalement... je crois que je ne suis pas assez féministe pour ce genre de choses.
Beckett, Anouilh
Le petit mendiant, Octave Mirbeau
Ma chaumière, Octave Mirbeau
Lady L., Romain Gary
Quand j'étais plus petite, j'ai souvent inscrit Lady L. comme mon livre préféré. C'est à dire bien avant de pouvoir comprendre de quoi il était exactement question. Lady L., c'est donc une vieille histoire d'amour.
J'aime toujours Lady L., cet espèce de collision inconciliable entre l'idéalisme et le nihilisme. Et pourtant, la frontière est si floue...
Une autre très grande dame, la princesse Alice de Bade, devait lui dire un jour en parlant du drame de Mayerling : "L'amour, voyons, mais nous devons laisser ca aux pauvres."
Armand s'était tourné vers la chandelle au cou tordu qui paraissait le dévisager et sourit tristement à la petite flamme.
- Pauvre Sapper. Ca va être beauoup plus dur, sans lui... C'était un homme. Enfin.
Mais ce fut tout : un camarade tombé, cela ne comptait guère auprès de l'humanité. Il se baissa vers la sacoche de cuir, prit une poignée de bijoux et se mit à rire.
- Mazette. Jour de deuil pour Lloyds. On va pouvoir agir. Il y a là de quoi nous faire durer un an au moins.
Elle ferma les yeux. Elle savait ce que ce "nous" voulait dire. Cela voulait dire "personne". Tout au plus Liberté, Égalité, Fraternité, avec leurs grosses moustaches et leur chapeau melon, qui viendront lui passer les menottes et lui montrer le chemin de la guillotine. "Comme c'est étrange, songea-t-elle, en caressant doucement sa joue, le regardant avec une tendre hostilité, comme c'est étrange, il suffit qu'une idée noble et généreuse atteigne à la démesure pour qu'elle devienne aussitôt étroitesse d'esprit."
Comment être aussi vrai en étant aussi factice ? Comment ces personnages si romancés peuvent-ils être aussi vrais ? Je veux dire : on ne peut pas croire un seul instant à de tels personnages, surtout à Lady L., c'est une pure figure littéraire. Et pourtant elle a une plus grande vérité que tous les personnages les plus réalistes.
Farces et moralités, Octave Mirbeau
(L'Épidémie, Vieux ménage, Le portefeuille, Les amants, Scrupules, Interview)
Enfin à nouveau du Octave Mirbeau marrant. Je commencais à déprimer.
La plupart des histoires sont déjà dans Les vingt-et-un jours d'un neurasthénique, mais je les retrouve ici en dialogues.
LE DOCTEUR TRICEPS
Ne touchez pas à cette lettre... Brûlez cette lettre... Elle n'est peut-être pas désinfectée...
(Il se précipite, s'empare vivement de la lettre et la lance dans la cheminée. Puis, tirant de sa poche un vaporisateur, à grands pas, il fait le tour de la pièce.)
Désinfectons, Messieurs, désinfectons !
(Et tandis qu'une épouvante plane au-dessus des conseillers, subitement immobiles et convulsés, le maire, d'une voix qui pleure et qui tremble, poursuit dans le silence mortuaire de la salle.)
LE MAIRE
Nous ignorons son nom... qu'importe ? Nous connaissons son âme... Messieurs, c'était un bourgeois vénérable, gras, rose, heureux... Son ventre faisait envie aux pauvres... Chaque jour, à heure fixe, il se promenait, souriant, sur le cours, et sa face réjouie... son triple menton... ses mains potelées étaient pour chacun un vivant enseignement social... Il semblait qu'il ne dût jamais mourir, et pourtant il est mort... Un bourgeois est mort !...
LE MEMBRE DE LA MAJORITÉ, comme s'il psalmodiait le miserere.
Un bourgeois est mort !
LE MEMBRE DE L'OPPOSITION, même jeu
Un bourgeois est mort !
TOUS, successivement
Un bourgeois est mort !
La Folle, Octave Mirbeau
Pygmalion, Bernard Shaw que j'ai dans le colimateur depuis la prépa.
Par contre, je ne me souvenais absolument pas pourquoi. En puis en lisant, j'ai compris: en fait, c'est une pièce de théâtre pour les linguistes. Avec un spécialiste de phonétique comme principal. Spécialiste de phonétique qui, en plus, a quelque chose de Sheldon. Bref, je suis chez moi...
Donc du coup, ben évidemment, j'ai beaucoup aimé. C'est un peu Ionesco comme écriture, j'adore.
Ruy Blas, Victor Hugo dont Bernard Shaw parlait dans sa préface à Pygmalion. Comme je m'en souvenais plus, j'ai eu envie de le relire.
C'était vraiment super ennuyeux come pièce. À mi-chemin, j'ai laissé tomber (et j'ai regardé la suite en vidéo).
Mais je ne vois absolument pas le rapport avec ce que disait Bernard Shaw dessus...
Qu'est-ce que je suis en train de lire ?
Fables, Esope
La mort du Père Dugue, Octave Mirbeau
Qu'est-ce que je vais lire après ?
J'ai envie de lire Jean-Christophe de Romain Rolland, et puis j'ai envie de relire du Sartre...
09:05 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 16 décembre 2011
Objectif de la semaine
Bilan de la semaine-et-demie passée
Ou des deux semaines, en fait...
Lecture
Discourse on Information Structure, Kruijff-Korbayová et Steedman (2003)
Particules verbales
Réglées, et intégrées dans le mémoire. En deux jours, comme prévu.
Rédaction
Faite pendant la semaine, poursuivie dans le train, achevée aujourd'hui. Mais je ne pouvais vraiment pas la laisser en plan.
Demain, je relis à tête reposée avant d'envoyer à Konfus comme cadeau de Noel.
Seul hic: Je n'ai pas ajouté l'analyse syntaxique des questions. Ca m'aurait pris vraiment trop de temps. Mais c'est un objectif prioritaire de la rentrée.
Divers
J'ai participé à un groupe de lecture de la fac du centre vendredi dernier. Le principe est de traiter un article, tous les mois. Là, il s'agissait d'un article de Konfus, et il venait lui-même en discuter avec nous. On était... heu... sept. Et j'ai RIEN compris. Mais alors vraiment rien. Et tous les gens partaient dans des discussions trop compliquées, c'était très effrayant.
Je suppose que j'ai encore du boulot pour être au niveau (quelque part, c'est bon signe aussi). La prochaine fois, il me faudra impérativement BEAUCOUP mieux me préparer.
J'ai également rendu visite à Konfus ce lundi, pour discuter avec lui de définitions (plus je travaille sur les focus, moins je sais ce que c'est). Ca s'est très bien passé, et il m'a touché un mot du fameux projet sur les chants d'oiseau. Ca a l'air d'avancer dans la bonne direction.
Par Arlette, une thésarde rencontrée au work-shop, le suis rentrée en contact avec un linguiste spécialisé dans le hongrois. J'ai échangé quelques mails avec lui. Il ne m'a pas appris grand chose, mais il m'a donné quelques idées intéressantes. Malheureusement, il quitte la ville cette semaine et je n'aurai pas l'occasion de le rencontrer.
Ayant rencontré ma copine Rivière, et une chose en entraînant une autre, j'ai aussi commencé ce que je ne voulais commencer qu'en janvier, à savoir réviser mes exemples avec des hongrois de langue maternelle.
Je peux vous dire que je suis tombée des nues. Je pensais naivement que les exemples donnés par des linguistes à l'appuis de leur théorie étaient tous valables. Mais en faisant le test avec Rivière, je me suis rendue compte que beaucoup d'exemples étaient tout simplement faux...
À la rentrée, il va me falloir faire une relecture plus systématique des exemples, et avec le plus de hongrois possible. Hum... Où est-ce que je vais trouver des hongrois, moi ?
Évidemment, avec tous ces petits trucs qui se sont rajoutés, je n'ai pas eu le temps de faire plus de lectures...
Maintenant
c'est la trêve de Noel. Je vais zieuter du côté de la TAL, attendre une réaction de Konfus, et manger plein de bûche aux marrons.
15:36 Publié dans Le feuilleton du moment : le mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 12 décembre 2011
Trève de Noel
Demain soir, je quitte Belin. Retour en France, voir ma maman, passer Noel en famille.
Je me permets une pause dans le train-train du mémoire, pour me pencher sur quelques trucs qui ne sont pas directement en lien avec mon sujet, mais qui me font envie et me réserveront peut-être de bonnes surprises.
Avant tout, je vais bosser un peu mes maths, parce que j'ai pas mal perdu, et beaucoup à rattraper:
Ce site propose des exercices et cours en ligne, avec une interface très amusante et motivante (pour tous niveaux).
En espérant y comprendre quelque chose, je vais suivre deux cours en lien avec l'intelligence artificielle:
Un cours sur l'IA
Un cours sur les machines
+ Quelques cours que m'a filé mon cousin
Des cours plutôt destinés aux scientifiques, d'où la nécessité de me mettre un peu au niveau en maths.
Si j'y comprends vraiment rien, ou si j'ai le temps, j'irai faire un tour du côté du logiciel Scratch, un logiciel développé par le MIT et déstiné à apprendre les bases de la programmation à des jeunes à partir de 8 ans. Pour le coup, j'espère quand même avoir le niveau...
09:53 Publié dans Le feuilleton du moment : le mémoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 05 décembre 2011
Objectif de la semaine
Bilan de la semaine passée
Fin du développement-pas-rédigé
J'ai moins rédigé, et j'ai fini. Ouf.
La troisième partie, non rédigée, fait 19 pages. Je pense que les 25 pages rédigées ne sont pas loin.
Lecture
Commencé l'article e. Mais il est vraiment plus difficile que ce à quoi je m'attendais.
Workshop
J'essayerai de faire un compte-rendu plus détaillé, mais en un mot : super. Génial.
Je me suis pas du tout ridiculisée, j'ai rencontré plein de gens géniaux, et j'ai maintenant une idée plus claire de ce qu'est le travail en groupes de recherche, que faire une expérience, et ce à quoi ressemble un doctorat (ca a l'air génial).
En tous cas, ces deux jours intenses m'ont donné une motivation d'enfer.
Objectifs de la semaine prochaine (jusqu'au 13 décembre)
Semaine prolongée mais dernière semaine avant la trêve de Noel (je prends le train pour la France le 13 au soir).
J'ai promis à Konfus une version mise à jour et rédigée avant Noel que nous discuterons à la rentrée. Avant Noel, ca veut dire donc: le 13 au soir avant de sauter dans mon train.
Objectif préliminaire
Il me faut faire un sort aux particules verbales. C'est un phénomène très spécial et assez casse-pied, mais déjà traité cent mille fois avant moi. J'ai toujours repoussé le moment de m'attaquer au problème, mais j'ai un peu honte de remettre à Konfus quelque chose sans avoir au moins succintement abordé un phénomène qu'il a lui-même traité dans tous les sens (c'est à dire qu'en gros, il suffit presque que je recopie ses analyses à lui appliquées au hongrois, ce qui devrait pas être compliqué).
Mais je dois me prendre pour ca 2 jours grand maximum.
Objectif prioritaire
REDACTION
En tenant compte des remarques mélées de Konfus et son Junior:
- fusionner les deux premières parties en une seule
(ou "comment vais-je régler le problème des sous-sous-sous-sous-sous-sousparties ?")
- réduire si possible cette première partie
(mission impossible VI, le retour de la vengeance)
- Ajouter une analyse des "mouvements wh" dans la syntaxe
(en clair: traiter la syntaxe des phrases interrogatives)
- inclure les grands classiques dans mon introduction de la 2ème partie
(lecture de la semaine dernière)
- Rendre "allemande" ma terminologie
(Topic --> Topik ; Focus --> Fokus ...)
Objectif secondaire
(si il me reste du temps après la rédaction)
Lire le point a.:
- The informational component, Vallduví
- Information Packaging in HPSG, Engdahl and Vallduví
- Links without locations, Hendriks and Dekker
Et, si possible, inclure ce qui est intéressant dans ce deuxième jet du mémoire.
11:32 Publié dans Le feuilleton du moment : le mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note